• Le scapulaire du Mont Carmel

     

     

    Le scapulaire du Mont Carmel

     

     

    Le scapulaire du Mont Carmel


    Un scapulaire (du latin scapula, épaule) est un vêtement, porté dans certains ordres religieux (comme les Bénédictins, les Dominicains et les Carmes et Carmélites, depuis 1251) couvrant les épaules, le dos et la poitrine, avec, parfois, pour les hommes, un capuchon solidaire du scapulaire. Il existe aussi des scapulaires très petits destinés aux laïcs, qui les portent sous leurs vêtements.

     

    C'est à saint Simon Stock, supérieur général de l'Ordre du Carmel que fut donné par la Vierge le scapulaire de Notre Dame du Mont-Carmel, lors d'une apparition en 1251, avec cette promesse :

    "Quiconque mourra revêtu de cet habit sera préservé des flammes éternelles".

    Le porter, tant pour les religieux que pour les laïcs, serait une protection de la Vierge Marie, et cela assurerait à ceux qui le porte pieusement de ne pas mourir en état de péché mortel et d'aller rapidement au paradis.

    Celui qui porte un Scapulaire s'engage à avoir une prière régulière et une dévotion particulière à la Vierge. C'est un prêtre qui le bénit puis le remet à la personne.

    L'Eglise a approuvé cette dévotion à de nombreuses reprises. Jean-Paul II et de nombreux papes ont porté le scapulaire du mont Carmel

    Le "Directoire sur la piété populaire" de la Congrégation pour le culte divin (déc. 2001, publié en mai 2002)  comporte ce paragraphe sur le scapulaire : on y insiste sur le sens symbolique de cet habit (et on notera qu'il n'est fait mention nulle part de la médaille correspondante, ni dans ce paragraphe, ni dans le paragraphe suivant consacré aux médailles)

    Source

     

    Scapulaire de Notre Dame du Mont-Carmel

     

     
    Statue de Notre Dame du Mont-Carmel
    au Chili avec le Scapulaire marron
     

    « Notre Dame du Mont-Carmel » est le titre de la Vierge Marie dans son rôle de sainte patronne de l'Ordre du Carmel et de l'Ordre des Carmes déchaux.

    Le Scapulaire de Notre Dame du Mont-Carmel (également appelé Scapulaire Carmélitain), est le vêtement de ces deux ordres.

    Dans sa forme plus réduite (en taille), il a été largement diffusé par l'Église catholique comme sacramental et il a certainement servit de modèle pour les dévotions aux autres scapulaires.

    La fête liturgique de Notre Dame du Mont-Carmel fixée au 16 juillet, a été longtemps associée à celle du scapulaire.

    Selon la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements du Vatican, le Scapulaire de Notre Dame du Mont-Carmel est un « signe extérieur de la relation filiale établit entre la Bienheureuse Vierge Marie, Mère et Reine du Carmel, et les fidèles qui se confient totalement à sa protection, qui ont recours à son intercession maternelle, qui sont conscients de la primauté de la vie spirituelle et de la nécessité de la prière. »

    Origine et historique de la dévotion

    La Vierge remettant le scapulaire à Saint Simon Stock,
    seconde moitié du XVIIe siècle
     

    À l'origine, le scapulaire était un vêtement utilitaire, du type tablier de travail, fréquemment utilisé par les moines, composé d'un grand morceau de tissu à l'avant et à l'arrière, joint sur ​​les épaules par deux bandes de tissu. Il fait partie de la tenue de certains ordres religieux, y compris les Frères de la Bienheureuse Vierge Marie du Mont Carmel : les Carmes.

    Les écrits datés du fin XIIIe siècle indiquent que les premiers ermites carmes qui ont vécus sur le Mont Carmel en Terre Sainte au XIIe siècle portaient une tunique brune (ou fauve, grise, ou noire) ceinturée et d'un manteau rayé blanc et brun (parfois blanc et noir).

    Lorsque les Carmes quittent le Mont Carmel s'installent en Europe dans le milieu du XIIIe siècle, et deviennent un ordre mendiant, ils adoptent une nouvelle tenue qui comprend une tunique marron ceinturée, le scapulaire marron, un capot appelé capuche, et d'un manteau blanc.

    Selon la tradition et certains récits, la Vierge Marie serait apparut à Cambridge à Simon Stock, qui était alors Supérieur Général de l'Ordre du Carmel, au cours du milieu du XIIIe siècle.

    Les écrits les plus anciens relatant cet événement, et datés du XIVe siècle, indiquent Simon Stock, un britannique, homme de grande sainteté et dévotion, a longtemps prié la Vierge de protéger son ordre et de lui donner un signe de cette protection. La Vierge lui apparut tenant le Scapulaire à la main en disant : « C'est pour vous et les vôtres un privilège, celui qui meurt avec lui sera sauvé. ».

    Au Moyen Âge, le vêtement était une part essentielle de l'identité des membres des ordres religieux. Retirer son vêtement équivalait à quitter l'Ordre.

    Si la règle de l'Ordinale de Dublin en 1263 établit que les Carmes à cette date ne portaient pas de scapulaire, le chapitre général de l'ordre en 1281 à Londres établit qu'à cette date le scapulaire fait parti de la tenue des Carmes.

    Les constitutions carmélitaines de 1369 stipulaient même l'excommunication automatique pour tout Carme qui dirait la messe sans scapulaire, tandis que les Constitutions de 1324 et 1294 considèrent comme une faute grave de dormir sans le scapulaire.

    Selon Hugh Clarke (Carme), « les origines de la dévotion du scapulaire se trouve dans le désir des laïcs durant le Moyen Âge d'être étroitement associés à l'Ordre du Carmel et à sa spiritualité. »

    Il était de coutume pour les laïcs qui appartenaient à une confrérie, fraternité ou un tiers-ordre affiliés à un ordre religieux de porter un signe d'appartenance, souvent une partie dérivée de l'habit religieux comme une corde, un manteau ou un scapulaire.

    Pendant une partie de leur histoire, les membres du tiers-ordre carmélitain portaient le même manteau blanc que les frères Carmes, voir même la tenue complète des Carmes.

    Le petit scapulaire marron et la promesse de Marie de salut pour son porteur, ont commencé à être diffusé aux laïcs dans la forme actuellement connue par Giovanni Battista Rossi, prieur général des carmes 1564 à 1578.

    Le scapulaire carmélitain était, semble-t-il, très largement répandu en Europe à la fin du XVIe siècle.

    En 1600, le carme Egidio Leoindelicato da Sciacca publie un livre intitulé Giardino Carmelitano, qui comprend les formules de bénédiction pour le Fratelli et Sorelle Compagnia della Madonna del Carmine (laïcs qui reçut l'habit complet de l'ordre) et la formule de la bénédiction du scapulaire pour le Devoti della Compagnia Carmelitana.

    Il s'agit de la première forme apparente de bénédiction pour le petit scapulaire.

    Il est également intéressant de noter que la formule pour les religieuses (carmélites) ne contient aucune référence au scapulaire, contrairement à celle des carmes qui contient une bénédiction spéciale pour le scapulaire.

    L'Église approuve cette dévotion à de nombreuses reprises. Jean-Paul II et de nombreux papes portent le scapulaire du Mont Carmel.

    À la place du scapulaire de toile, il est possible de le remplacer par la médaille du Sacré-Coeur de Jésus et de la Sainte Vierge.

    Le « Directoire sur la piété populaire » de la Congrégation pour le culte divin (déc. 2001, publié en mai 2002) comporte un paragraphe sur le scapulaire : on y insiste sur le sens symbolique de cet habit (et on notera qu'il n'est fait mention nulle part de la médaille correspondante, ni dans ce paragraphe, ni dans le paragraphe suivant consacré aux médailles).

    Difficultés historiques

    Avec les études moderne sur l'histoire des premiers siècles de l'Ordre du Carmel, un doute a surgit concernant l'historicité de la vision de scapulaire de Notre-Dame à Saint Simon Stock. La première mention de la vision apparaît à la fin du XIVe siècle, soit près de 150 ans après la date de 1251 qui il est parfois cité pour la vision11,17,18, alors que cet épisode n'est pas cité dans les premiers récits de relatant la vie et les miracles de saint Simon Stock. L'histoire de la tenue vestimentaire du Carmel, de la réglementation, et des discussions qui s'y rapportent dans l'Ordre au cours de ce laps de temps, ne mentionnent pas ni sembleraient impliquer une tradition disant que la Sainte Vierge a donnée le scapulaire aux carmes, pas plus que les chroniqueurs Carmes du XIVe siècle, comme John Baconthorpe, ne mentionne le scapulaire. L'histoire enregistre même un exemple en 1375 quand un carme anglais nommé Nicholas Hornby engagés dans un débat public avec un frère dominicain à Hornby ridiculise le dominicain qui affirme avoir reçu son vêtement de la Bienheureuse Vierge Marie. C'était un argument commun à plusieurs ordres durant le Moyen Âge. Hornby n'a pas semblé être au courant de toute affirmation identique qui aurait été faite par un collègue carme anglais au siècle précédent.

    Parmi les éléments ayant entrainé une confusion, il a été suggéré qu'un autre Carme que Saint Simon Stock ait eu une vision mystique, l'histoire de cette vision ayant plus tard été associée à Simon Stock. Une histoire dominicaine compilé par Gérard de Frachet en 1259-1260 raconte la noyade 1237 et la mort d'un saint dominicain, le bienheureux Jourdain de Saxe, au large de la côte d'Acre, en Israël (près du Mont Carmel). Elle mentionne « un certain frère de l'Ordre du Carmel » qui a tenté d'abandonner sa vocation parce que Dieu avait permis que cela arrive à un si saint homme. Le bienheureux Jordan serait alors apparu au frère carme dans une vision, le rassurant que « tous ceux qui servent le Seigneur Jésus-Christ jusqu'à la fin seront sauvé. » Gérard conclut : « le frère lui-même, et le prieur de la même ordonnance, frère Simon, un homme religieux et véridique, ont raconté ces choses à nos frères. » Cette histoire qui a une ressemblance remarquable à l'histoire traditionnelle de la vision du scapulaire et de la promesse de salut, bien qu'avec des différences évidentes, est l'une des très rares références connues de Saint Simon Stock écrite de son vivant.

    Il a également été souligné que, durant le Moyen Âge, l'étude minutieuse de l'histoire comme actuellement faite était une exception à la règle, et il était très commun, à l'époque, d'habiller les croyances spirituelles et théologiques sous la forme d'une histoire. Le frère Kieran Kavanaugh de l'Ordre des Carmes déchaux, a écrit que « du point de vu d'un spécialiste en histoire, il faut admettre qu'il y a un manque de preuves documentaires qui démontrent de manière irréfutable la véracité ou l'historicité de l'apparition. Dans le même temps, il n'existe aucune raison convaincante pour dénoncer l'apparition et de nier définitivement sa vérité. »

    L’ordre du Carmel indique sur son site web que, même si l'apparition n'est pas historique, « le scapulaire lui-même est resté pour tous les Carmes un signe de la protection maternelle de Marie et comme un engagement personnel à suivre Jésus sur les traces de sa mère, le modèle parfait de tous ses disciples. » Une des raisons de croire que l'apparition est historique, est la vision de Notre Dame du Mont Carmel à Lúcia de Jesus dos Santos, lors du Miracle du Soleil le 13 octobre 1917.

    L'apparition et la vision de Lúcia dos Santos a été reconnue par son évêque et par le Vatican.

    Promesses du Scapulaire

    Remise du scapulaire à St Simon Stock,
    tableau baroque (fin XVIIe siècle - début XVIIIe siècle)

    La première forme de promesse liée au scapulaire indique simplement que les porteurs du scapulaire, généralement des Carmes, seront sauvés.

    En premier lieu, cela signifiait que les religieux carmes resteraient fidèles à leur vocation. Plus tard, le petit scapulaire s'est répandu chez les laïcs comme un sacramental.

    La nature de l'aide spirituelle associée au Scapulaire a ensuite été décrite plus en détail et plus précisément.

    Une formulation traditionnelle de la Promesse Scapulaire est « Prenez ce Scapulaire.

    Quiconque meurt en le portant ne souffrira pas du feu éternel. Ce sera un signe de salut, une protection lors du danger et un gage de paix. »

    Par le passé, le scapulaire avait été prêché comme un moyen facile pour aller au ciel, ce qui a conduit à la critique des dévotions.

    Les porteurs de scapulaire ont parfois été accusé de s'égarer dans la superstition.

    Le catéchisme de l'Église catholique déclare que les sacramentaux comme le scapulaire « ne confèrent pas la grâce de l'Esprit Saint comme le font les sacrements, mais par la prière de l'Église, ils nous préparent à recevoir la grâce et nous disposent à coopérer avec elle. »

    Ceux qui croient en la promesse du scapulaire traditionnel font parfois valoir l'intercession de Marie pour la garantie de conversion mais aussi pour la persévérance, et / ou les derniers sacrements à l'utilisateur, pour garantir ainsi les promesses du scapulaire.

    Peut-être un autre argument est que le scapulaire étant méprisé par incrédule et les âmes impies, rejetant la promesse de la Vierge, et donc ils ne sont pas prêt à le porter.

    Un autre argument est que dans le cas des pécheurs impénitents et tenaces, le scapulaire sera, par miracle ou non, amené à être retirée par l'utilisateur, comme cela a été suggéré par Saint Claude La Colombière.

    L'Encyclopédie Catholique de 1912 affirme que la liste des indulgences, privilèges et indulgences de la Confrérie Scapulaire du Mont Carmel a été approuvé le 4 juillet 1908, par la Congrégation des Indulgences.

    Le point de foi principal associé au scapulaire est la consécration de l'utilisateur à la Vierge Marie.

    En 1951, le Pape Pie XII a écrit dans une lettre apostolique aux Carmes lors du 700e anniversaire de la vision de Notre-Dame à Saint Simon Stock, qu'il espérait que le Scapulaire « serait pour eux un signe de leur consécration au Sacré-Cœur de la Vierge Immaculée. »

    Mais aussi : « Le Scapulaire est principalement un vêtement. La personne qui le reçoit, de par son acceptation (du vêtement), est associée à un degré plus ou moins grand avec l'Ordre du Carmel. »

    Il a écrit également, à la même occasion, que la dévotion scapulaire est « adapté à l'esprit de tous de par sa simplicité même, et ainsi est devenu si universellement répandue parmi les fidèles et il a produit tant et de si fruits salutaires... Tous Carmes, qu'ils vivent dans le cercle des carmes ou carmélites, comme les membres du Tiers-Ordre, réguliers ou séculiers, appartiennent à la même famille de notre Sainte Mère et sont attachés à lui par un lien spécial d'amour. »

    Croyances associées

    Statue de Notre Dame du Mont-Carmel avec l'enfant Jésus
    dans l'église Léonard de Port-Maurice,
    une des âmes du purgatoire (sur la gauche) priant pour l'intercession de Marie semble porter un scapulaire de Notre-Dame du Mont Carmel.

    Notre Dame du Mont-Carmel a été associée avec le purgatoire depuis des siècles.

    Dans certains cas, elle est représentée accompagnée d'anges et les âmes portant scapulaires carmélitain, qui plaident pour sa médiation.

    Cette association est issue de la Bulle Sabbatine qu'aurait accordée le pape Jean XXII en 1317 concernant les porteurs du scapulaires de Notre Dame du Mont Carmel.

    Aujourd'hui, les Carmes, tout en encourageant une croyance en l'aide et la prière de Marie pour leurs âmes après la mort, spécialement à ceux qui portent le Scapulaire avec dévotion, et se félicitent de la dévotion à Marie surtout la journée du samedi dans l’Église catholique, n'insistent pas trop sur le privilège Sabbatin.

    Scapulaire

    Présentation

    Le Scapulaire de Notre Dame du Mont-Carmel,
    ou « Scapulaire Marron »

    Le scapulaire doit être composé de deux pièces de tissu marron fixées à un lien et posé pour l'un sur la poitrine, et pour l'autre posé sur son dos.

    Ces pièces sont rejoints par les deux liens qui passent sur chaque épaule, d'où le mot « scapulaire » (omoplate).

    Les images cousues sur le scapulaire sont facultatives.

    Dans le passé, le scapulaire devait être à 100 % en laine, mais ce n'est plus nécessaire, les habits des religieux carmes sont maintenant généralement faits d'autres matériaux plus durables et moins coûteuses.

    Il est normalement porté sous les vêtements, mais non épinglé aux vêtements.

    Parce que la laine se détériore rapidement dans les climats tropicaux, depuis 1910, les personnes membres d'une confrérie peuvent porter un scapulaire sous forme d'une médaille bénie ayant une représentation de Jésus et de son Sacré-Cœur sur une face, et de la Bienheureuse Vierge Marie sur l'autre.

    Toutefois, le Pape Saint Pie X a exprimé sa préférence pour le scapulaire en tissu.

    Le pape Benoît XV a également proclamé la forte préférence de l'Église pour le port du tissu plutôt que de la médaille. Cette préférence est due au fait que le tissu représente mieux la valeur de « vêtement » du scapulaire.

    Cependant, après le décès du porteur, il convient de remplacer la médaille par le scapulaire de toile, lors de la mise dans le linceul.

    Celui qui porte un Scapulaire s'engage à avoir une prière régulière et une dévotion particulière à la Vierge. C'est un prêtre (ou un diacre) qui le bénit puis le remet à la personne.

    Tous les fidèles de l'Opus Dei portent le scapulaire du Carmel, dûment imposé.

    Imposition

    Le scapulaire doit impérativement être imposé par un prêtre ou un diacre lors d'un temps de prière particulier.

    Seul un ministre ordonné (prêtre ou diacre) peut imposer le scapulaire à un chrétien baptisé (tout prêtre ou diacre peut le faire).

    Il y a une forme de la bénédiction et l'investiture dans le livre des bénédictions qui se trouve normalement dans chque paroisse catholique.

    Le Rituel d'imposition du scapulaire actuel a été approuvé en 1996 par le Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements.

    Il est disponible sous forme d'une brochure, la « catéchèse et rituel pour le Scapulaire de Notre-Dame du Mont Carmel », publié en 2000 et disponible aux Éditions du Carmel.

    Le rite peut également être trouvée sur le site Web de l'Ordre du Carmel.

    La forme courte de l'imposition est la suivante :

    Reçois ce Scapulaire, signe d'une relation spéciale avec Marie, la Mère de Jésus, que tu t'engages à imiter. Que ce Scapulaire te rappelle ta dignité de chrétien, ton dévouement au service des autres et l'imitation de Marie.
    Porte-le comme marque de sa protection et comme signe de ton appartenance à la famille du Carmel, en te disposant à accomplir la volonté de Dieu et à t'engager dans le travail de construction d'un monde qui réponde à son projet de fraternité, de justice et de paix.

    La forme longue de l'imposition comprend la lecture de plusieurs texte de la bible exprimant l'importance et la symbolique du vêtement dans les écriture.

    Le choix des textes se fait parmi les suivants :

    • Il m’a fait revêtir les vêtements du salut (Es LXI,10-11)
    • Élisée hérite du manteau d’Élie (2R II,7-13)
    • Revêts la parure de la gloire de Dieu (Ba V 1-5)
    • Ta beauté était parfaite. (Ez XVI,8-14)
    • La femme toucha le vêtement de Jésus et fut guérie (Mc V,25-34)
    • Offrez à Dieu votre personne et votre vie (Rm XII,1-2)
    • Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme (Ga IV,4-7)
    • Il vous faut revêtir l’homme nouveau (Ep IV,17,20-24)
    • Revêtez l’équipement de Dieu pour le combat (Ep VI,10-17)

    La célébration dure environ 15 minutes.

    Enseignement de l’Église Catholique

    Une déclaration doctrinale 1996 approuvé par la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, déclare que « la dévotion à Notre-Dame du Mont Carmel est liée aux valeurs historiques et spirituelles de l'Ordre des Frères de la Bienheureuse Vierge Marie du Mont Carmel et est exprimée à travers le scapulaire.

    Ainsi, celui qui reçoit le scapulaire devient associé à l'ordre et lui / elle s'engage à vivre selon sa spiritualité en conformité avec les caractéristiques de son / sa état dans la vie. »

    L’Église est intervenue à plusieurs reprises pour clarifier le sens et les privilèges du Scapulaire: « Le scapulaire est un habit ou un vêtement Marial. Il est à la fois un signe et un gage un signe d'appartenance à Marie ; un gage de sa protection maternelle, non seulement dans cette vie, mais aussi après la mort.

    Comme un signe, c'est un signe conventionnel signifiant trois éléments intimement associés :

    • d'abord, en acceptant ce vêtement, le chrétien est associé avec une famille religieuse particulièrement consacrée à Marie : l'Ordre du Carmel,
    • d'autre part, sa consécration à Marie, la dévotion et la confiance dans son Cœur Immaculé
    • enfin, une incitation à devenir comme Marie en imitant ses vertus, surtout son humilité, sa chasteté, et l'esprit de prière »

    Marie étant (toujours dans la foi catholique) celle qui amène à Jésus qui a dit « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie » (Jn XIV,6).

    C'est ainsi que l’Église établit officiellement le lien entre le symbole (le scapulaire) et sa signification. Il n'est plus fait mention de la vision de Simon Stock ou de celle du Pape Jean XXII en relation avec le privilège Sabbatin (la libération des âmes du purgatoire le premier samedi après leur mort).

    Tiers Ordre et Fraternités Carmélitaines

    Comme les autres ordres mendiants tels que les Franciscains, les Carmes ont formé un « Tiers-Ordre » pour les laïcs (le « premier ordre » étant les carmes, le « Second Ordre » les carmélites), qu'ils soient mariés ou célibataires, qui souhaitaient participer activement à la spiritualité et au charisme de l'ordre, mais en restant dans leur état de vie laïque.

    Les laïcs appartenant à l'Ancienne Observance (Grands-Carmes) de la branche du Carmel sont aujourd'hui connus comme Carmes laïques, ceux appartenant à l'Ordre des Carmes déchaux (OCD) sont connus comme membres de l'Ordre des Carmes Déchaussés Séculiers, les membres de ces deux branches appartiennent à des communautés qui se réunissent régulièrement pour la prière et la formation spirituelle.

    Le petit scapulaire carmélitain est l'habit de ces Carmes laïcs, avec parfois un scapulaire cérémonial plus grand porté à l'extérieur des vêtements lors des réunions communautaires et des fonctions officielles.

    Il y a aussi des fraternités du Scapulaire (anciennement regroupées dans des Confrérie de pénitents).

    Selon la version de 1996 du rite de l'imposition, « La confrérie scapulaire du Carmel est une association de fidèles qui travaillent pour la perfection de la charité dans le monde dans l'esprit de l'Ordre du Carmel, qui participent à la vie de l'Ordre et à ses avantages spirituels dans une intime communion de pensées et d'idéaux, en collaboration avec Marie. »

    En Europe, par le passé, il y avait souvent une confrérie locale qui se réunissait par fraternité et pour la formation spirituelle.

    Actuellement, du moins en Amérique du Nord, ceux inscrits par un prêtre dans la Confrérie du Scapulaire n'ont généralement pas de groupe actif, et personne ne tient plus à jour les dossiers des membres inscrits.

    Des Carmes comme le père. Redento Valabek, O.Carm, ont déploré qu'il n'y ait pas plus de registre central des noms des personnes inscrites à la Confrérie, et a appelé à un retour à la pratique et la nouvelle prise de conscience de la connexion (des laïcs porteurs du scapulaire) à la communauté carmélitaine et à sa spiritualité.

    Néanmoins, actuellement, le rite d'imposition du Scapulaire permet toujours aux laïcs d'être membre de la fraternité carmélitaine, sans pour autant adhérer à une fraternité particulière ou à un autre groupe.

    Miracles et Martyrs

    Les porteurs de scapulaire ont, au cours de l'histoire, rapportés plusieurs miracles attribués selon eux à la protection de la Vierge Marie.

    Le Bienheureux Isidore Bakanja (1885-1909) a été béatifié le 24 avril 1994 par le pape Jean-Paul II lors du synode des Évêques sur l'Afrique avec le titre de martyr. Isidore Bakanja avait été tué par son patron qui ne tolérait ni l'influence qu'il avait sur les autres ouvriers, ni le fait qu'il portait ostensiblement le scapulaire carmélitain.

    Source

     

    LE SCAPULAIRE DE NOTRE-DAME DU MONT-CARMEL 

     ou Scapulaire noir.

     

    Nous dirons quelques mots sur son origine, sa nature et son but, ses avantages, les indulgences qui y sont attachées, les devoirs des Associés ; nous donnerons ensuite la formule de réception dans la Confrérie, ainsi que la formule de l'Indulgence plénière qu'on peut accorder aux Associés à l'article de la mort.

     

    ARTICLE I.

    Origine du Scapulaire de Notre-Dame du Mont-Carmel.

    Le saint Scapulaire de Notre-Dame du Mont Carmel, ainsi appelé parce qu'il a été primitivement donné aux Carmes et Carmélites, ordre religieux consacré à Notre-Dame du Mont-Carmel, remonte à une haute antiquité.

    Ce fut vers le milieu du treizième siècle, et peu d'années après l'institution du Rosaire, que la très-sainte Vierge elle-même daigna apporter du ciel en terre son saint Scapulaire du Carmel.

    Elle apparut à saint Simon Stock, alors vicaire-général de l'ordre des Carmes, et tenant à la main un petit habit de laine, elle lui adressa ces paroles remarquables :

    « Mon très cher fils, recevez le Scapulaire de votre ordre, signe de ma confraternité, privilége pour vous et pour tous les enfants du Carmel ; quiconque en mourra revêtu, ne souffrira point les flammes de l'enfer. Cet habit est un signe de salut, une sauvegarde dans les dangers, un gage de paix et d'alliance éternelle.

    ARTICLE II.

    Nature et but du Scapulaire de Notre-Dame
    du Mont-Carmel.

    Le saint Scapulaire de Notre-Dame du Mont Carmel est très peu de chose en lui-même ; mais nous savons que le Tout-Puissant qui dans le baptême a donné à l'eau la vertu de purifier les enfants d'Adam de la tache originelle, peut aussi conférer, quand il lui plaît, à l'habit le plus vil en apparence, une vertu merveilleuse.

    Le Scapulaire de Notre-Dame du Mont-Carmel est un petit habit composé de deux morceaux de laine brune ou noire, attachés par deux cordons également de laine brune ou noire, ou du moins de fil de chanvre ou de lin.

    REMARQUE.

    Ces cordons ne doivent point être de soie ni de cotons. II n'est pas nécessaire que les deux morceaux de laine aient sur eux quelque empreinte ou image de dévotion ; cependant c'est plus convenable, et l'image qui y est attachée peut être d'une étoffe ou matière quelconque, et représenter l'objet de la dévotion. Cette observation regarde également les deux autres Scapulaires dont nous parlerons ci-après.

     

    Pour ce qui est du but de la Confrérie du Scapulaire de Notre-Dame du Mont-Carmel, c'est d'honorer la très-sainte Vierge, en se mettant sous sa protection spéciale, et en vivant saintement comme il convient à des enfants de Marie.

    ARTICLE III.

    Avantages de la Confrérie du saint Scapulaire
    de Notre-Dame du Mont-Carmel.

    Ces avantages sont nombreux ; mais il y en a quatre principaux que l'on peut tirer soit des paroles adressées par Marie à saint Simon Stock, soit des Brefs des Souverains Pontifes qui ont approuvé ou confirmé cette Confrérie, et lui ont accordé de nombreux priviléges.

    Le premier avantage, c'est l'adoption de la très sainte Vierge. L'auguste Mère de Dieu daigne recevoir les Associés au nombre de ses enfants.

    « Mon cher fils, recevez ce Scapulaire, signe de ma confraternité,... gage de paix et d'alliance éternelle. »

    Le second avantage, c'est la protection assurée de Marie.

    « Recevez, dit la Reine du ciel, recevez ce Scapulaire, qui est un privilège pour vous et pour tous les enfants du Carmel,... qui est un signe de salut, une sauvegarde dans les dangers. »

    Cette protection de Marie en faveur des Associés du Scapulaire du Carmel, s'étend au corps et à l'âme.

    Pour ce qui est des dangers du corps, contre lesquels ce saint habit est une sauvegarde, on composerait des volumes entiers, si on voulait raconter tous les miracles frappants par lesquels la très sainte Vierge a protégé ses Associés contre le feu, l'eau, les balles de l'ennemi, etc.

    Quant aux dangers de l'âme dont préserve ce saint habit, les merveilles que Marie opère en faveur des Associés, sont encore plus nombreuses et plus frappantes. Combien de personnes ont dû leur salut au Scapulaire ! Combien de pécheurs y ont dû leur conversion ! Combien de justes doivent lui attribuer leur persévérance ! Heureux ceux qui porteront constamment cet habit ! Ils se sentiront dans une douce nécessité de pratiquer la vertu, et d'éviter le péché, de s'éloigner des mauvaises compagnies, de renoncer aux divertissements criminels du siecle. Malheur, au contraire, à ceux qui quitteront le saint Scapulaire après l'avoir reçu ! Ils se trouveront, comme Samson, dépouillés de leur force, et ils se laisseront entraîner par les ennemis de leur salut, le démon, le monde et la chair. Ils se réjouiront avec le monde durant quelques années ; mais ils ne tarderont pas à se damner avec lui, à moins que touchés de la grâce, ils ne se hâtent de reprendre leur habit de salut.

    La protection de Marie sur ses enfants du Carmel ne s'étend pas seulement à ce monde, elle s'étend encore à l'autre monde.

    Car cette bonne Mère préserve les Associes des flammes de l'enfer, et les délivre de la prison du purgatoire.

    « Quiconque mourra revêtu de ce Scapulaire, ne souffrira pas les flammes de l'enfer,... et ceux des Associés que je trouverai en purgatoire, en seront par moi délivrés.» Quos inpurgalorio mvenero, liberabo. (Bulle Sabbatine de Jean XXII.)

    Le troisième avantage de la Confrérie du Scapulaire de Notre-Dame du Mont-Carmel, c'est la participation à tous les biens spirituels de l'ordre des Carmes et Carmélites, ces glorieux enfants de saint Jean de la Croix, de sainte Thérèse, de sainte Marie-Magdeleine de Pazzi, et même, selon une pieuse croyance, du patriarche Elie et des autres saints Prophètes de l'ancienne loi qui pratiquaient les pieuses austérités de la vie religieuse sur la montagne du Carmel.

    Enfin, le quatrième avantage de cette Confrérie, c'est de pouvoir participer aux nombreuses indulgences dont les souverains Pontifes l'ont enrichie. Nous allons en indiquer les principales dans l'article suivant.

    ARTICLE IV.

    Indulgences attachées à la Confrérie du Scapulaire
    de Notre-Dame du Mont-Carmel.

    Ces indulgences étant très nombreuses et variées, nous les diviserons en divers paragraphes.

    1.

    Indulgences que les Associés peuvent gagner chaque jour, et même plusieurs fois le jour.

    A ceux qui appellent les Carmes et les Carmélites les frères et les sœurs de la très sainte Vierge, ou bien qui appellent leur ordre l'ordre de Marie, indulgence de sept ans et sept quarantaines. (Nicolas V. Clément X.)

    A ceux qui récitent dévotement les Litanies du saint Nom de Jésus, trois cents jours d'indulgence. Pour celles de la très-sainte Vierge, deux cents jours d'indulgence. (Sixte V.) Pie VII a ajouté cent jours d'indulgence aux Litanies de la sainte Vierge, ce qui fait trois cents jours. Paul V a accordé aux Associés du saint Scapulaire de Notre-Dame du Mont-Carmel les indulgences suivantes :

    1° A ceux qui accompagnent le très saint Sacrement, lorsqu'on le porte aux malades, et prient Dieu pour eux, une indulgence de cinq ans et cinq quarantaines.

    2° A ceux qui assistent à l'enterrement d'un fidèle et prient pour le repos de son âme, deux cents jours d'indulgence.

    5° A ceux qui récitent le petit Office de la sainte Vierge, cent jours d'indulgence.

    4° A ceux qui se réconcilient avec leurs ennemis, ou qui procurent la réconciliation des autres, ou qui détournent leur prochain de l'offense de Dieu, ou qui exercent quelque œuvre de miséricorde, cent jours d'indulgence.

    5° A ceux qui récitent le Pater et l'Ave pour les vivants ou pour les morts, quarante jours d'indulgence.

    6° A ceux qui disent sept Pater et sept Ave en l'honneur des sept joies dont la très sainte Vierge jouit dans le ciel, quarante jours d'indulgence.

    2.

    Indulgences que les Associés peuvent gagner chaque semaine.

    Sixte V a accordé aux Associés du Scapulaire de Notre-Dame du Mont-Carmel les indulgences suivantes :

    1° A ceux qui assistent le jeudi à la Messe dans une église des Carmes, ou dans toute autre église où la Confrérie est établie, ou qui y entendent le sermon, cent jours d'indulgence.

    2° A ceux qui viennent y faire leur prière, cinquante jours d'indulgence.

    3° A ceux qui y communient, trois ans et trois quarantaines d'indulgence.

    Honorius IV a accordé à ceux qui visitent les vendredis une église des Carmes, ou une église dans laquelle est érigée la Confrérie, et qui y prient selon les intentions exprimées dans sa Bulle, quarante ans et quarante quarantaines d'indulgences.

    Benoît XI a accorde à ceux qui visitent ces mêmes églises les samedis, en l'honneur de la sainte Vierge, et pareillement à ceux qui les visitent les dimanches et y prient, quarante ans et autant de quarantaines d'indulgence, et la rémission de la septième partie des peines dues à leurs péchés.

    Paul V a accordé trois cents jours d'indulgence à ceux qui font l'abstinence les mercredis, aussi bien qu'à ceux qui la font les samedis en l'honneur de la très-sainte Vierge.

    3.

    Indulgences que les Associés peuvent gagner une fois chaque mois.

    A ceux qui assistent à la procession qui se fait un dimanche du mois en l'honneur de la sainte Vierge, dans les églises des Carmes ou dans celles où la Confrérie est établie, ou qui, en étant empêchés par maladie ou autrement, disent ce jour-là le petit Office de la sainte Vierge, ou cinquante Pater et Ave, indulgence plénière. ( Paul V. Clément X. )

    A ceux qui se confessent et communient une fois par mois, cinq ans et cinq quarantaines d'indulgence. (Paul V.)

    A ceux qui, s'étant confessés et ayant communié, visitent une église des Carmes, ou une église de la Confrérie, le dimanche destiné à la procession, quand même on ne la ferait pas, sept ans et sept quarantaines d'indulgence. (Clément XI )

    4

    Indulgences plénières et non plénières que les Associés peuvent gagner dans le cours de l'année, en visitant une église des Carmes, ou une église de la Confrérie.

    JANVIER.

    le 1er, fête de la Circoncision, indulgence plénière. ( Clément X. )

    Le 6, fête de l'Epiphanie, indulgence plénière. ( Clément X. )

    Le 20, saint Fabien et saint Sébastien, martyrs, la rémission de la troisième partie des peines dues aux péchés, et sept ans et sept quarantaines d'indulgence. ( Clément X.)

    FÉVRIER.

    Le 2, fête de la Purification de la très sainte Vierge, indulgence plénière, et outre cela quarante ans et autant de quarantaines d'indulgences. Pendant l'Octave, la rémission de la troisième partie des peines dues aux péchés, et trente ans et trente quarantaines d'indulgence (1). (Clément X.)

    Le 4, saint André Corsini, Carme, évêque de Fiésoli, indulgence plénière. (Clément X.)

    MARS

    Le 19, saint Joseph, époux de la très sainte Vierge, indulgence plénière. (Urbain VIII.)

    Le 25, l'Annonciation de la très sainte Vierge, indulgence plénière et autres, comme à la fête de la Purification. (Clément X.)

    AVRIL.

    Le 25, saint Marc, évangéliste , Indulgence plénière. ( Clément X. )

    MAI.

    Le 3, l'Invention de la sainte Croix, indulgence de quarante ans, et autant de quarantaines, avec la rémission de la troisième partie des peines dues aux péchés. (Grégoire XIII. )

    (1) Lorsqu'à une indulgence plénière se joint une indulgence partielle, cela provient soit de concessions faites à diverses époques, soit de diverses indulgences applicables aux âmes du Purgatoire (Voyez Ferraris, Suarez, etc)

    Le 5, saint Ange, Carme, martyr, indulgence plénière. (Urbain X.)

    Le 16, saint Simon Stock, sixième général de l'ordre des Carmes, indulgence plénière. (Paul V et Urbain VIII.)

    Le 19, saint Pierre Célestin, indulg. plén.

    Le 25, sainte Marie-Magdeleine de Pazzi, Carmélite, indulgence plénière. ( Clément X.)

    JUIN.

    Le 24, la Nativité de saint Jean-Baptiste, indulgence plénière, et pendant l'Octave, la rémission de la troisième partie des peines dues aux péchés, et sept ans et sept quarantaines d'indulgence. (Clément X.)

    Le 29, saint Pierre et saint Paul, et pendant l'Octave, les mêmes indulgences qu'à la Nativité de saint Jean-Baptiste. ( Clément X.)

    JUILLET.

    Le 2, la Visitation de la très sainte Vierge, indulgence plénière.

    Le 16 , fêle de Notre-Dame du Mont-Carmel, indulgence plénière, et pendant l'Octave, de même. ( Paul V. Benoît XIV.)

    Le 20, saint Elie , Prophète, indulgence plénière. (Benoît XIII.)

    Le 26, saint Joachim et sainte Anne, ind.plen.

    AOUT.

    Le 7 , saint Albert, Carme, indulgence plenière. ( Clément X. Paul V. )

    Le 14, veille de l'Assomption, indulg. plén.

    Le 15, l'Assomption de la très sainte Vierge, indulgence plénière et autres, comme à la Purification. (Clément X. )

    SEPTEMBRE.

    Le 8, la Nativité de la tresrsainte Vierge, indulgence plénière et autres, comme à la Purification. ( Clément X. )

    Le 14, l'Exaltation de la sainte Croix, la rémission de la troisième partie des peines dues aux péchés, et indulgence de quarante ans et autant de quarantaines ; plus sept ans et sept quarantaines. ( Clement X. )

    OCTOBRE.

    Le 15, sainte Thérèse, indulgence plénière. (Grégoire XV.)

    NOVEMBRE.

    Le 1er, fête de tous les Saints, et pendant l'Octave, la rémission de la troisième partie des peines dues aux péchés, et indulgence de sept ans et sept quarantaines. (Clément X. )

    Le 21, Présentation de la très sainte Vierge, indulgence plénière. (Clément X. )

    Le 24, saint Jean de la Croix , indulgence plénière. (Benoit XIII.)

    DÉCEMBRE.

    Le 8, l'Immaculée Conception de la très-sainte Vierge, indulgence plénière, et pendant l'Octave, trente ans et trente quarantaines d'indulgence. ( Clément X. )

    Le 24, veille de Noël, la rémission de la troisième partie des peines dues aux péchés, et indulgence de sept ans et sept quarantaines. ( Clément X.)

    Le 25, fête de Noël, et pendant l'Octave, les mêmes indulgences que la veille. (Clément X.)

    Le 26, saint Etienne, premier martyr, amples indulgences (1).

    (I) Par amples indulgences nous entendons ici des indulgences plus ou moins étendues , mais non plénières.

    Le 27, saint Jean, apôtre et évangeliste, amples indulgences. (Clément X.)

    Le 28 , les saints Innocents, amples indulgences. ( Clément X. )

    Aux fêtes des autres Apôtres et Evangclistes, ainsi qu'à celles de saint Laurent, saint Augustin, saint Michel, saint François, et le jour des Morts, amples indulgences.

    Je n'ai point trouvé les indulgences que gagnent les Confrères à certaines autres fêtes de l'ordre des Carmes, désignées ci-après parmi les indulgences de la Confrérie du Scapulaire de l'Immaculée Conception. Nul doute que ces indulgences ne soient considérables, et de vingt ans au moins comme celles dont jouissent ces jours-là les Associés du Scapulaire de l'Immaculée Conception. (Voyez page 19, § 7.)

    5.

    Induigences plénières et non piéniéres que les Associés peuvent gagner à certaines fêtes mobiles et autres jours de l'année, en visitant une église des Carmes, ou une église de la Confrérie.

    A chaque dimanche de l'Avent, amples indulgences. (Clément X.)

    Aux dimanches de la Septuagésime, Sexagésime, et Quinquagésime, indulgence plénière. (Clément X.)

    A chaque dimanche du Carême, et le mercredi des Cendres, indulgence plénière.

    A chaque mardi, jeudi et samedi de Carême, indulgence plénière. (Clément X. )

    A chaque lundi, mercredi et vendredi de Carême, amples indulgences, et outre cela, indulgence de quarante ans et autant de quarantaines, avec la rémission de la septième partie des peines dues aux péchés. Au Vendredi Saint, il y a de plus indulgence de sept ans et sept quarantaines. ( Clément X.)

    A la fête de Pâques et tous les jours de l'Octave jusqu'au dimanche in Albis inclusivement, indulgence plénière, et de plus la rémission de la troisième partie des peines dues aux péchés, avec une indulgence de sept ans et sept quarantaines. ( Clément X. )

    A chaque jour des Rogations, indulgence plénière. (Clément X. )

    A la fête de l'Ascension de Notre-Seigneur Jésus-Christ, indulgence plénière. ( Clément X.)

    Aux veille, fête et Octave de la Pentecôte, indulgence plénière. ( Clément X. )

    A la fête de la très-sainte Trinité, indulgence plénière.

    A la fête du très saint Sacrement indulgence plénière ; et pendant l'Octave, amples indulgences. (Clément X.)

    Aux mercredis, vendredis et samedis des Quatre-Temps de l'année, indulgence plénière. (Clément X.)

    A la fête du Patron d'une église des Carmes, ou d'une église de la Confrérie, et pareillement à la fête du Titulaire, la rémission de la troisième partie des péchés, et indulgence de quarante ans et autant de quarantaines. (Sixte IV.)

    Aux prières des Quarante Heures instituées dans une église des Carmes, ou dans une église de la Confrérie, avec la permission de l'ordinaire, indulgence plénière. ( Urbain VIII. )

    REMARQUE.

    Toutes les indulgences mentionnées ci-dessus, sont applicables aux âmes du purgatoire par une constitution de Clément X.

    6.

    Indulgences personnelles que les Associés ne peuvent gagner qu'une fois en leur vie.

    1° Au jour de leur réception, indulgence plénière. ( Paul V. )

    2° A l'article de la mort, absolution générale et indulgence plénière, qui peut leur être appliquée par quelque confesseur approuve que ce soit, pourvu que, étant confessés et ayant communié, ils invoquent le saint Nom de Jésus du fond du cœur, s'ils ne peuvent l'invoquer de bouche.

    Si le malade revient en santé, l'effet de cette indulgence est suspendu ; mais elle peut être réitérée, et elle produit son plein effet dans une dernière maladie.

    On trouvera la formule de cette absolution et de cette indulgence à la fin de ce chapitre.

    7.

    Indulgences extraordinaires accordées aux Associés.

    Le pape Clément V, par sa Bulle ex Clemenli, confirmée par Clément X, dans sa Bulle Commissa nobis, accorde aux Confrères du Scapulaire de Notre-Dame du Mont-Carmel, toutes les indulgences accordées à toutes les autres Confréries.

    Le même Pape leur accorde encore une participation spéciale à toutes les Messes qui se disent, et à toutes les prières Jeûnes, aumônes, pénitences, en un mot, à toutes les bonnes œuvres qui se font dans l'Eglise universelle.

    8.

    Indulgence unique accordée par Marie aux seuls Associés du Scapulaire du Mont-Carmel, ordinairement appelée Indulgence de la Bulle Sabbaline.

    Le premier samedi qui suit la mort des Associes, délivrance des flammes du purgatoire.

    Cette indulgence repose sur des promesses sûres, je veux dire sur les promesses de la très sainte Vierge. Mais pour gagner cette indulgence, il faut remplir certaines conditions que Marie elle-même a prescrites, et que Jean XXII a mentionnées dans sa Bulle Sacratissimo uli culmine. Voici ces conditions :

    1° Il faut garder la chasteté chacun selon son état et sa vocation.

    2° Il faut, si on sait lire, réciter l'Office de l'Eglise, ou le petit Office de la sainte Vierge ; si on ne sait pas lire, on doit observer exactement les jeûnes prescrits par l'Eglise.

    3° Il faut s'abstenir de viande les mercredis et samedis, excepté à la fête de Noël, si elle tombe en un de ces jours, excepté encore le cas de maladie. Si l'on ne peut observer cette abstinence, elle peut être changée par le confesseur, en une autre œuvre de piété.

     

    ARTICLE V

    Devoirs des Associés.

    Pour jouir des faveurs promises par la très sainte Vierge aux Associes du Scapulaire du Mont-Carmel, et pour avoir part aux indulgences accordées par les Souverains Pontifes, il faut remplir certains devoirs ; mais ces devoirs sont en petit nombre, et ils sont très légers, de sorte que l'on peut dire de Marie comme de Jésus, que son joug est doux, et son fardeau léger. Voici quels sont ces devoirs et conditions :

    1° Il faut faire inscrire son nom sur le registre de la Confrérie.

    REMARQUE.

    Cette condition, dit Mgr Bouvier, paraît essentielle, et doit être remplie, pour plus de sûreté, le jour même de l'admission. Il en est de même pour les deux autres Scapulaires dont on parlera plus bas.

    2° Il faut recevoir le Scapulaire de la main d'un prêtre autorisé à le donner. Les prêtres qui ont ce pouvoir sont : 1° les Pères Carmes ; 2° les prêtres séculiers ou réguliers qui sont autorisés par le Pape ou le supérieur général des Carmes.

     

    5° Il faut porter le Scapulaire avec dévotion et en forme d'habit.

    REMARQUE.

    On ne doit pas se contenter de porter le Scapulaire dans sa poche, ou de l'attacher près de son lit. Il faut porter le Scapulaire sur soi et passé sur les épaules. C'est de là que vient le nom de Scapulaire. La manière la plus convenable de le porter, c'est de faire descendre un des bouts sur la poitrine, et l'autre sur le dos. On peut encore le porter en forme de baudrier, en passant l'un des bouts sous l'un de ses bras. On peut aussi ramener les deux bouts par devant sur l'estomac. Il n'est pas nécessaire qu'il soit immédiatement sur la chair. Si on porte plusieurs Scapulaires, on peut, pour plus de facilité, les attacher ensemble ; mais on doit conserver à chacun l'étoffe, la couleur et les cordons qui lui sont propres. Cette remarque sur la manière de porter le Scapulaire s'applique également aux deux autres Scapulaires dont il sera parlé ci-après.

    4° Il faut porter le saint Scapulaire habituellement sur soi, et le garder jusqu'à la mort.

    REMARQUE.

    Dans un cas de nécessité, on peut se dépouiller du saint Scapulaire pour quelques instants. Si on avait le malheur de le quitter et d'en demeurer privé pendant longtemps, on ne gagnerait point durant ce temps-là les indulgences qui y sont attachées ; mais si dans la suite on voulait le reprendre , il ne serait pas nécessaire de se faire recevoir de nouveau dans la Confrérie. Il suffirait de reprendre soi-même le Scapulaire. Cette observation regarde également les deux autres Scapulaires dont nous parlerons.

    5° Lorsque le Scapulaire est usé, il faut en prendre un autre.

    REMARQUE.

    Il n'est pas nécessaire que le second, le troisième et les autres Scapulaires dont on se sert après le premier, soient bénits. Cependant il est convenable qu'ils le soient ; mais dans ce cas, il suffit qu'ils reçoivent la bénédiction ordinaire que tous les prêtres peuvent donner. Ceci s'applique pareillement aux autres Scapulaires.

    Telles sont les conditions exigées pour gagner les indulgences. Si on manque à ces conditions, on ne péche pas, mais on se prive des plus précieuses faveurs de Marie, et des trésors les plus abondants de l'Eglise.

    Il n'y a point de prière essentielle à réciter.

     

    Seulement on recommande aux Associés d'honorer la très sainte Vierge comme leur Mère, d'imiter ses vertus, de propager son culte, de pratiquer la mortification chrétienne, ce qui est signifie par le petit habit de laine noire, et de réciter chaque jour sept Pater et Ave en l'honneur des sept Joies de Marie dans le ciel, ou bien les Litanies de la sainte Vierge. Mais ceci n'est point d'obligation pour gagner les indulgences. Observons néanmoins que, pour gagner les indulgences plénières, et même certaines indulgences non plénières, il faut prier selon les intentions de l'Eglise. C'est ce qu'on expliquera plus amplement dans le Chapitre IV sur les Indulgences.

    ARTICLE VI.

    Formule pour la Réception du Scapulaire de Notre-Dame du Mont-Carmel.

    Nous donnons ici les prières essentielles, et nous omettons les deux psaumes et les deux oraisons qui précèdent, et qu'on pourra trouver ailleurs.

    Nous donnons celte formule en latin, à l'usage du prêtre qui doit donner le saint Scapulaire, et en français, à l'usage des fidèles qui désirent le recevoir.

    Le Prêtre, revêtu du surplis et de l'étole blanche, et tourné vers le Scapulaire, dit :

     

    V, Montrez-nous, Seigneur, Votre miséricorde ;

    R. Et donnez-nous le salut qui vient de vous.

    V. Seigneur, Dieu des vertus, convertissez-nous :

    R. Et montrez-nous votre visage, et nous serons sauvés.

    V. Seigneur, exaucez ma prière ;

    R. Et que mes cris s'élèvent jusqu'à vous.

    V. Le Seigneur soit avec Vous ;

    R. Et avec votre Esprit.

    Seigneur, nous vous supplions humblement de faire descendre votre salutaire bénédiction sur cet habit qui doit être imposé à votre serviteur (ou à votre servante), afin que cet habit soit béni, et que par votre vertu divine les traits perfides de nos ennemis, tant visibles qu'invisibles soient repoussés au loin.

    R. Ainsi soit-il.

    PRIONS
     
    Oh Dieu ! Chef de tous les fidèles, et Sauveur du genre humain, sanctifier † par votre droite cet habit que votre serviteur ou votre servante doit porter pour votre amour, et pour l'amour et la dévotion envers votre Mère, la Vierge Marie, Dame du Mont-Carmel ; réalisez les effets mystiques signifiés par cet habit, en le préservant toujours par votre garde des dangers du  corps et de l'âme, et en le conduisant enfin heureusement avec tous les Saints à la récompense éternelle, vous qui vivez et régnez dans les siècles des siècles. R. Ainsi soit-il.

    PRIONS.

    0 Dieu ! Créateur, Conservateur et Sauveur de tous, vous de qui les hommes reçoivent le salut et la grâce, répandez votre bénédiction sur cet habit, afin que celui qui le portera, muni de la vertu d'en haut, ait toujours une foi pure, une espérance ferme, une charité ardente : et que vous ne permettiez jamais qu'il soit séparé de vous ; vous qui, étant Dieu, vivez et régnez avec Dieu le Père, en l'unité du Saint-Esprit ; dans tous les siècles des siècles.

    R. Ainsi soit-iî.

     

    Cela dit, le Prêtre jette de l'eau bénite sur le Scapulaire, puis il en revêt la personne présente en disant :

    "Recevez homme dévot (ou femme dévote) cet habit bénit dont nous vous revêtons, suppliant la très sainte Vierge de vous obtenir par ses mérites la grâce de le porter sans tache, et qu'il vous mette à couvert de toute adversité, et vous fasse arriver à la vie éternelle. R. Ainsi soit-il.
     Ensuite le prêtre dit :

    En vertu du pouvoir qui m'a été accordé et confié, je vous reçois et vous admets à la participation de toutes les oraisons, disciplines, prières, suffrages, aumônes, jeûnes, veilles, Messes, heures canoniales, et de tous les autres biens spirituels qui, moyennant la miséricorde de Jésus-Christ Notre-Seigneur, se font en divers lieux, tant le jour que la nuit, par les Religieux et les Religieuses du saint ordre de la bienheureuse Vierge Marie du Mont-Carme ! Au nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit,

    R. Ainsi soit-il.

    Faisant ensuite un signe de croix sur la personne, le Prêtre ajoute :

    Que le Créateur du ciel et

    de la terre vous bénisse, lui

    qui , par un choix spécial, a

    daigné vous admettre à la Confrérie et à la Société de la très sainte et bienheureuse Vierge Marie du Mont-Carmel ; nous la prions de vouloir bien, à l'heure de votre mort, écraser la tête du serpent qui vous est  contraire, et vous faire arriver enfin, comme un glorieux vainqueur, à la palme et à l'héritage éternel. Par Jésus-Christ Notre-Seigneur.

    R. Ainsi soit-il. 

    Le Prêtre jette ensuite de l'eau bénite sur la personne, et inscrit son nom sur le registre.

    N. B. Dans les prières précédentes on change le genre, si c'est une femme, et le nombre, s'il y a plusieurs personnes.

    ARTICLE VII.

    Formule de l'absolution générale et de l'Indulgence plénière accordée par les Souverains Pontifes aux Associés qui sont à l'article de la mort.

    Tous les prêtres approuvés pour la confession peuvent donner cette absolution et cette indulgence.

    C'est ce que dit le P. Chais dans son livre sur l'Excellence de la dévotion au saint Scapulaire.

    Cette assertion offre pourtant quelque doute depuis que par la Bulle Pia Mater, Benoît XIV a donné pour tous les chrétiens une formule générale, depuis surtout que le Pape Pie VII a défendu de donner la bénédiction aux moribonds avec des croix, ou médailles indulgenciées, à l'effet de leur communiquer l'indulgence plénière in arliculo mortis.

    Néanmoins cette indulgence pour les Confrères n'ayant pas été révoquée, il semble qu'on peut en faire usage, même après qu'on a donné au malade l'indulgence ordinaire, surtout lorsque l'agonie se prolonge.

    Nous en donnons la formule en latin à l'usage du confesseur, et en français à l'usage des fidèles qui pourront par là unir leurs prières à celles du Prêtre.

    Le malade ayant dit le Confiteor, ou quelqu'un des assistants l'ayant dit pour lui, le Confesseur se tenant debout, tourné vers le malade, dit :

    Que le Dieu tout-puissant ait

    pitié de vous, qu'il vous pardonne tous vos péchés, et vous

    délivre de tout mal ; qu'il vous

    conserve et vous confirme en

    toute bonne œuvre, et vous conduise à la vie éternelle.

    R.Ainsi soit-il

    Que le Seigneur tout-puissant et tout miséricordieux vous

    accorde l'indulgence, l'absolution et la rémission de tous vos péchés,

    R. Ainsi soii-il.

    Le Confesseur ajoute :

    Que Notre-Seigneur Jésus-Christ, le Fils de Dieu, lequel a enduré pour les pécheurs des tourments ineffables, afin de les rappeler à la vie ; qui sauve tous les hommes, et ne veut la perte d'aucun d'eux ; qui ne cherche point la mort du pécheur, mais sa vie, vous regarde en ce moment dans sa très douce miséricorde, et détourne entièrement de vous sa colère et son indignation ; et que par les entrailles très indulgentes de sa clémence il vous remette toutes vos iniquités et toutes les peines exigées par la rigueur de sa justice. Et moi, indigne serviteur et ministre du même Jésus-Christ Notre-Seigneur, de l'autorité des saints Apôtres Pierre et Paul, et de la sainte Eglise Romaine, conformément aux privilèges accordés par les Souverains Pontifes aux Frères et Confrères de la très sainte Vierge Marie du Mont-Carmel, autant que je le puis et que je le dois, je déclare que vous obtenez l'indulgence plénière, et la rémission de tous vos péchés, si toutefois Vous mourez de cette maladie ; Autrement je vous réserve la même indulgence pour le dernier article de votre mort. Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. R. Ainsi soit-il.

    Le malade ayant ensuite invoqué de bouche ou de cœur les saints Noms de Jésus et de Marie, le Prêtre poursuit :

    Par la même autorité, je Vous dispense au sujet de tou tes les négligences que vous avez pu contracter en portant ce saint habit, et je déclare et je certifie que vous créature de Dieu, ici et devant le tribunal de Jésus-Christ Notre-Seigneur, vous serez absoute de toutes les peines que vous devriez endurer dans le purgatoire pour l'expiation des péchés que vous avez commis contre la bonté du Dieu vivant et veritable, et je déclare que vous êtes rétablie dans l'innocence, dont vous avez été revêtue dans le Baptême par le bain sacré du Sauveur. Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. R. Ainsi soit-il.

    PRIONS

    Que Jésus-Christ Notre-Seigneur, le Père des miséricordes, et le Consolateur des pécheurs, qui a dit : Je ne veux pas la mort du pécheur, mais plutôt sa conversion et sa vie, et qui n'est point venu appeler les justes, mais les pécheurs à la pénitence, daigne, par Son ineffable miséricorde, et sa bonté accoutumée, vous appeler a la vraie contrition du cœur, vous inspirer la grâce d'une pénitence sincère, afin que vous puissiez dignement acquérir le pardon de vos négligences, obtenir les indulgences de ce saint habit du Carmel, et parvenir heureusement avec les élus aux joies éternelles. C'est la grâce que nous demandons à ce même Jésus, Fils de Dieu, qui vit et règne avec le Père et le Saint-Esprit dans les siècles des siècles. R. Ainsi soit-il.

    PRIONS.

    Seigneur, soyez favorable à nos supplications, et daignez donner votre bénédiction à cette créature qui a été formée à votre sainte image, et rachetée par votre propre sang ; que votre ineffable providence a conservée, gouvernée, gardée et sauvée, et que nous avons reçue en votre saint nom à la participation et à la société de tous les biens spirituels ; et faites que par le secours de votre grâce, elle vous aime ardemment, qu'elle vous cherche, qu'elle vous trouve ; faites qu'elle tende vers vous, et qu'aidée par les suffrages de ce saint Ordre de la bienheureuse Vierge Marie, elle mérite de parvenir à la vie étemelle. Par Jésus-Christ Notre-Seigneur.

    R. Ainsi soit-il.

    Marie, Mère de grâce, Mère de miséricorde,

    Défendez cette créature contre l'ennemi,

    Et recevez-la à l'heure de la mort.

    V. Priez pour elle, sainte Mère de Dieu ;

    R. Afin qu'elle soit rendue digne des promesses de Jésus-Christ.

     

    PRIONS

    Nous vous en supplions, Seigneur , défendez, à l'aide de l'intercession de la bienheureuse Marie toujours Vierge, cette créature qui est à vous, de toute adversité, voyez-la prosternée devant Vous de tout son cœur, et par votre clémence et votre propitiation protégez-la contre les embûches de ses ennemis. Par Jésus-Christ Notre-Seigneur.

    R. Ainsi soit-il.

    V. Que la paix et la bénédiction du Dieu tout-puissant, du Père, et du Fils, et du Saint Esprit, descende sur vous et y demeure à jamais.

    R. Ainsi soit-il.

    LITANIES DE NOTRE-DAME DU MONT-CARMEL,
    300 jours d'indulgence. ( Pie VII. )

    Seigneur, ayez pitié de nous
    Jésus, ayez pitié de nous.
    Seigneur, ayez pitié de nous.
    Jésus, écoutez-nous.
    Jésus, exaucez-nous.
    Père céleste, qui êtes Dieu

    ayez pitié de nous.
    Fils, Rédempteur du monde,

    qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

    Esprit saint, qui êtes Dieu,

    ayez pitié de nous. Trinité sainte, qui êtes un seul

    Dieu, ayez pitié de nous.

    Sainte Marie, priez pour nous.

    Sainte Mère de Dieu, Sainte Vierge des vierges, Mère de Jésus-Christ, Mère de l'Auteur de la grâce,

    Mère très pure,

    Mère très chaste, 

    Mère toujours vierge, o Mère sans tache,

    Mère aimable,

    Mère admirable,

    Mère de notre Créateur,
    Mère de notre Sauveur,
    Mère, l'ornement du Carmel,
    Vierge très prudente,
    Vierge vénérable,
    Vierge digne de louange,
    Vierge puissante,
    Vierge clémente,
    Vierge fidèle,

    Vierge, la fleur du Carme,
    Miroir de justice,
    Temple de la divine sagesse,
    Mère de Celui qui fait toute notre joie,

    Demeure du Saint-Esprit, Vase d'élection,

    Vase de la plus insigne dévotion,

    Rose mystérieuse,

    Tour de David,

    Modèle de pureté,
    Sanctuaire de la charité,
    Arche d'alliance,
    Porte du Ciel,
    Etoile du matin,
    Salut des infirmes,

    Refuge des pécheurs,
    Consolation des affligés,
    Secours des Chrétien,
    Patronne des Associés du Carmel,

    Reine des Anges,

    Reine des Patriarches, 

    Reine des Prophètes,

    Reine des Apôtres,

    Reine des Martyrs.

    Reine des Confesseurs,
    Reine des Vierges,
    Reine de tous les Saints,
    Reine conçue sans péché,
    Espoir de tous les Associés du Carmel,

    Agneau de Dieu, qui-effacez les pêches du monde, pardonnez-nous. Seigneur. Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur. Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous. Jésus, écoutez-nous. Jésus, exaucez-nous.

    V. Priez pour nous, sainte Mère de Dieu ;

    R. Afin que nous soyons rendus dignes des promesses de Jésus-Christ.

    PRIONS

    Nous Vous en supplions, Seigneur, répandez votre grâce dans nos cœurs, afin qu'ayant connu par la voix de l'Ange l'Incarnation de Jésus-Christ votre Fils, nous arrivions par sa Passion et par sa Croix à la gloire de sa Résurrection. Par.

    0 Dieu ! qui avez décoré l'Ordre du Carmel du titre tout

    spécial de la bienheureuse Marie toujours Vierge, et votre

    Mère, accordez-nous par votre

    miséricorde, que nous méritions de parvenir aux joies éternelles sous les auspices de Celle

    dont nous avons choisi et embrassé la Confrérie. Vous qui vivez et régnez dans les siècles des siècles.

    R. Ainsi soit-il.

    D'après les Brefs de Sixte V et de Pie VII, pour gagner les indulgences attachées aux Litanies de la sainte Vierge, on doit y ajouter le verset, Ora pro nobis, etc., et l'oraison Graliam

    ACTE DE CONSECRATION

    A LA TRÈS-SAINTE VIERGE,

    Que les Associés peuvent faire le jour de leur réception, et renouveler tous les jours de leur vie.

    Vierge sainte, Reine des Anges et des hommes, vous qui, étant la Mère de mon Dieu, avez voulu devenir la mienne en m'agrégeant au nombre de vos enfants les plus chéris, ne permettez pas que je dégénère jamais d'un titre qui m'est si glorieux. En me donnant votre habit,

    vous m'avez donné le gage le plus précieux de votre amour ; faites qu'en le portant dignement je vous donne la marque la plus assurée de ma reconnaissance. Pour m'attacher à votre service, vous m'avez fait les promesses les plus magnifiques et les plus engageantes, comme si mon propre intérêt ne m'y engageait pas assez. Je connais tout le prix de vos bontés ; que ne puis-je également connaître et remplir toute l'étendue de mes obligations ! Mais comme un enfant a droit de tout demander à une mère aussi bonne et aussi puissante que vous l'êtes, je vous supplie de vous intéresser pour moi auprès de votre divin Fils, afin que, appuyé de votre crédit et fortifié par sa grâce, je réponde au dessein qu'il a eu en me créant, et à celui que vous avez eu vous-même en m'adoptant. Vous voulez, comme lui, que ce soit pour ma sanctification ; allumez donc dans mon cœur le feu sacré qui fait les saints, afin que je brûle d'amour pour Dieu, comme je veux brûler de zèle pour vous. Oui, Vierge sainte, incomparable Mère, si je suis le plus imparfait de vos enfants, je veux être le plus zélé de vos serviteurs. Heureux si vous daignez agréer l'hommage que je vous offre aujourd'hui ; plus heureux encore si je suis aussi fidèle à mes engagements, que vous l'êtes à vos promesses : quel droit n'aurai-je pas d'espérer que vous me protégerez pendant cette vie, et que dans l'autre vous m'obtiendrez grâce devant le souverain Juge, afin qu'après avoir reçu de votre bonté un vêtement de salut, je reçoive de sa miséricorde la robe de l'immortalité. Ainsi soit-il.

    Source : Livre "Les trois scapulaires ou instructions sur le scapulaire de Notre-Dame du Mont Carmel"

     

    En savoir plus :

    http://catholiquedu.free.fr/revelation/paroissiales/SCAPULAIRE.htm

    http://messagesduciel.net/scapulaire.htm

     

     

     

     

    Bienheureux Simon Stock, carme anglais († v. 1265)

     

     En savoir plus

    - Notre-Dame du Mont Carmel

    - Le scapulaire de Notre-Dame du Mont Carmel

    - Bienheureux Simon Stock

     

    - Prière à Notre-Dame du Mont Carmel

    - Litanies de Notre-Dame du Mont Carmel