• Le purgatoire

     
     

     

    Le purgatoire, l'enfer, le Ciel




    Le purgatoire
     

    Le purgatoire


     
    Le Purgatoire n’est pas un lieu intermédiaire entre le Ciel et l'enfer, c'est un état, une attente, une ouverture définitive du cœur et de l’esprit à l’amour de Dieu car la rencontre avec Dieu exige de nous que toute trace d’attachement au mal disparaisse.

    Au Purgatoire, l’âme, en attente de son union à Dieu, est séparée du corps. Elle n’est pas dans un espace sensible. Le Purgatoire n'est pas un lieu mais d’un " état ", transitoire. Il est, en quelque sorte, " une mise en forme pour entrer au Ciel ".

    L’homme pécheur a besoin d’une purification et cette purification est éprouvante.

    Au Purgatoire, l’âme est purifiée. La Bible dit que l’on " passe comme par un feu ". L’âme sait qu’elle est en marche vers Dieu et son Ciel. Cette espérance la soutient. Elle se sait prise en charge définitivement par la miséricorde de Dieu, même si elle doit éprouver cet ajustement à l’amour. Elle se voit aussi soutenue par l’amour et la prière de tous les membres de l’Église : c’est la réalité de la " communion des saints ".

    Cette purification, c’est Jésus-Christ qui la réalise, et non pas nous.

    Mais par nos prières, nos actes de charité, nous pouvons être associés à Jésus-Christ pour cette purification des âmes défuntes. C’est le sens de la prière, des demandes d’indulgences et des messes offertes pour les défunts. Dieu peut faire cette purification seul mais il nous propose de nous y associer dans un amour actif.

    Les " âmes du Purgatoire " en état de purification, ne sont pas exclues de la communauté. Elles font partie, dans le " corps mystique du Christ ", de la " communion des saints ". Elles aussi peuvent prier pour nous. Il y a donc une vraie solidarité entre le Ciel, le Purgatoire et ceux qui vivent sur la terre.

    L'enfer

     

     

    Le purgatoire


    Mourir, sans reconnaître son péché et sans accueillir l’amour miséricordieux de Dieu, signifie demeurer séparé de lui, pour toujours, par notre propre choix libre. Et c’est cet état d’auto-exclusion définitive de la communion avec Dieu et avec les bienheureux qu’on désigne par le mot enfer.

    Jésus met en garde à plusieurs reprises contre " la géhenne ", " le feu qui ne s’éteint pas ", réservé à ceux qui refusent jusqu’à la fin de leur vie, de croire et de se convertir à l’amour. Dans ce feu, l’âme et non pas seulement le corps seront perdus.

    Au moment du Jugement dernier, Jésus dit qu’il " enverra ses anges qui ramasseront tous les fauteurs d’iniquités (...) et les jetteront dans la fournaise ardente ". (Matthieu, ch 13, v 41). " Allez loin de moi, maudits, dans le feu éternel ! " (Matthieu, ch 25, v 41).

    Jean-Paul II disait : " La damnation ne doit pas être attribuée à l’initiative de Dieu car, dans son amour miséricordieux, il ne peut vouloir que le salut des êtres qu’il a créés. En réalité, c’est la créature qui se ferme à son amour. " (Audience du 28 juillet 1999).

     

    Les âmes de ceux qui meurent en état de péché mortel descendent immédiatement après la mort dans les enfers, où elles souffrent les peines de l’enfer, " le feu éternel ".
    La peine principale de l’enfer consiste en la séparation éternelle d’avec Dieu en qui seul l’homme peut avoir la vie et le bonheur pour lesquels il a été crée et auxquels il aspire.


    Le Ciel ou Paradis

    Le purgatoire



    Ceux qui meurent dans la grâce et l’amitié de Dieu, et qui sont parfaitement purifiées, vivent pour toujours avec le Christ.
    Ils sont pour toujours semblables à Dieu, parce qu’ils le voient " tel qu’il est ".

    Benoit XII disait : "De notre autorité apostolique nous définissons que, d’après la disposition générale de Dieu, les âmes de tous les saints (...) et de tous les autres fidèles morts après avoir reçu le saint Baptême du Christ, en qui il n’y a rien eu à purifier lorsqu’ils sont morts, (...) ou encore, s’il y a eu ou qu’il y a quelque chose à purifier, lorsque, après leur mort, elles auront achevé de le faire, (...) avant même la résurrection dans leur corps et le Jugement général, et cela depuis l’Ascension du Seigneur et Sauveur Jésus-Christ au ciel, ont été, sont et seront au ciel, au Royaume des cieux et au Paradis céleste avec le Christ, admis dans la société des saints anges. Depuis la passion et la mort de notre Seigneur Jésus-Christ, elles ont vu et voient l’essence divine d’une vision intuitive et même face à face, sans la médiation d’aucune créature" (Benoît XII : DS 1000 ; cf. LG 49).


    Cette vie parfaite avec la Très Sainte Trinité, cette communion de vie et d’amour avec Elle, avec la Vierge Marie, les anges et tous les bienheureux est
    appelée " le ciel ". Le ciel est la fin ultime et la réalisation des aspirations les plus profondes de l’homme, l’état de bonheur suprême et définitif.

     

    Source : http://qe.catholique.org/ et http://purgatoire.free.fr/DEFINITION.html

    En savoir plus :

    Traité sur l'enfer de Mgr Ségur