• Le calvaire de Guimiliau

     
     

    Le calvaire de Guimiliau
    (1581-1588)

    Le calvaire de Guimiliau

    Le calvaire en granit contient 200 personnages dont beaucoup sont en costume d'époque.

    Le soubassement est carré avec contreforts ajourés d'arcades.

    LA FACE OUEST

    Le calvaire de Guimiliau

    La royauté, la résurrection.

    Sommet :
    1 Le Christ en croix. Deux anges recueillent le sang des mains, deux autres celui des pieds.
    2 La Vierge, au revers Pierre.
    3 Jean, au revers Saint Yves.

    Haut :
    4 Couronnement d'épines.
    5 Descente de croix.
    6 Résurrection. Gardes endormis et deux autres éblouis.
    7 La gueule de l'enfer avale Katell Gollet qui eut le diable pour amant. Au-dessus, trompette du jugement dernier.
    8 Jean l'Evangéliste (son aigle est séparé de lui).

    Bas :
    9 Entrée à Jérusalem.
    10 Saint Pol de Léon.
    11 Cène. Les Douze sont là. Judas tient sa bourse. Devant la table, un serviteur apporte des pains et le vin.

    LA FACE SUD

    Le calvaire de Guimiliau

    La route vers le calvaire

    Haut :
    12 Jésus ramène un juste des Limbes.
    13 Véronique.
    14 Baptême du Christ. Un ange à gauche, Jean-Baptiste à droite.
    15 Chemin de croix. Au son tes trompes, des soldats entourent le Christ et Simon de Cyrène.
    16 Cavalier en tête du cortège.

    Bas :
    17 Luc et son taureau, accompagné d'un petit personnage nu.
    18 Visitation. Elizabeth et une servante saluent la Vierge.
    19 Lavement des pieds. Jésus lave les pieds de Saint Pierre, entouré des dix autres apôtres.
    20 Annonciation. Entre l'ange et la Vierge, le Père éternel.
    21 Mathieu et son symbole, l'homme.

    LA FACE EST

    Le calvaire de Guimiliau

    La naissance et la mort

    Frises et plate-forme réunissent les deux extrêmes : la Naissance et l'Ensevelissement du Christ, comme pour rappeler qu'il est l'Alpha et l'Oméga, le commencement et la fin de toute chose.

    Haut :
    16 Cavalier.
    22 Christ aux outrages.
    23 Mise au tombeau. Au centre et à l'arrière, la Vierge entourée de deux femmes dont Madeleine (pot à parfum). A chaque extrémité, Nicodème et Joseph d'Arimathie. Jean, imberbe, croise les mains. Deux juifs sont témoins.
    24 Pilate se lave les mains. Un chien assiste à la scène.

    Bas :
    21 Mathieu.
    25 Adoration des mages. Sur le siège de la Vierge, la date 1588.
    26 Nativité. Joseph et la Vierge aidée par deux anges.
    27 Deux bergers sont conduits par un ange accompagné de l'âne et du bœuf.
    28 Fuite en Egypte.
    29 Marc et son lion.

    LA FACE NORD

    Le calvaire de Guimiliau

    La souffrance


    Haut :
    24 Pilate.
    30 Deux pharisiens tiennent l'acte d'accusation ou des rouleaux de la loi.
    31 Quatre soldats entourent le Christ garrotté.
    32 Flagellation en trois éléments. Le Christ est attaché à une colonne fleurie. L'un des gardes, fatigué, s'est endormi à ses pieds. Un garde frappe, deux autres parlent des évènements.

    Bas :

    29 Marc.
    33 Circoncision. La mère présente l'Enfant au grand prêtre entouré de deux aides. Celui de gauche montre Jésus du doigt.
    34 Jardin des Oliviers, trois apôtres endormis.
    35 Scènes de l'arrestation. Judas tient sa bourse.
    36 Trois soldats se saisissent de Jésus.
    37 Saint Pierre sort une épée pour couper l'oreille de Malchus.

    La nativité (face est)

    Le calvaire de Guimiliau


    Marie s'est agenouillée devant l'Enfant pour l'adorer. A l'écart, encadré par deux anges, Joseph, un genou à terre, lui rend également hommage.
    Quant au 3ème personnage, s'agit-il de Zélomie, l'une des sages-femmes appelées pour assister la Vierge ?
    Elle reconnut la naissance virginale du Christ. On la remarque, à genoux, la main posée sur le lange.
    Cet épisode est raconté dans le Protoévangile de Saint Jacques. Tandis que l'âne et le bœuf réchauffent, de leur souffle, l'Enfant nu.

    La fuite en Egypte (face est)

    Le calvaire de Guimiliau

    Marie s'avance, montée en amazone sur l'âne. Elle caresse le petit pied de son Enfant.
    Devant eux, Joseph, en seigneur du XVIe siècle, mène la monture. Il part pour un long voyage.

    La mise au tombeau (face est)

    Le calvaire de Guimiliau


    Nicodème vient d'ôter, de la tête ensanglantée du Christ, la grosse couronne d'épines, avant de la tendre à Gamaliel. Joseph d'Arimathie se trouve aux pieds du Christ.

    La mise en scène se scinde en trois groupes :

    - Au premier plan : Jésus, Nicodème.
    - Au centre : Marie et deux Saintes femmes.
    - Latéralement : Marie de Magdala, Gamaliel et une autre femme.

    Le corps du Christ git sur le sarcophage. Le perizonium se drape autour de ses reins dans un mouvement bien particulier, il se confond avec le linceul qui vient recouvrir la dalle.

    Les Saintes femmes font preuve d'une élégance recherchée. Le sculpteur aurait donné à Marie-Madeleine les traits de Marie Stuart.

    La résurrection (face ouest)

    Le calvaire de Guimiliau

    Jésus tient dans la main gauche la croix de la résurrection, bénissant de la droite, alors qu'il sort de son tombeau. Il est debout sur le sarcophage.

    Pour mieux faire ressortir le triomphe du Christ, celui-ci se découpe sur le ciel, seul et droit, au-dessus d'un amas de membres entremêlés, de soldats affalés et endormis. L'un ronfle à l'arrière, tandis qu'un diable, armé d'un bouclier, lève vers le Christ sa rogne hideuse.

    L'enfer (face ouest)

    Le calvaire de Guimiliau

    Un monstre ouvre une gueule béante.
    Parmi les damnés, il y a une femme sur laquelle les diables s'acharnent. C'est Katell Gollet (Catherine la perdue), la Vierge folle des complaintes (ou gwerz) populaires, la profanatrice de l'hostie, celle qui dissimula son péché en confession. Femme damnée qui revient après sa mort dire son malheur irréparable.

    L'entrée à Jérusalem (face ouest)

    Le calvaire de Guimiliau

    Les gens étendirent leurs manteaux sur le chemin. D'autres coupaient des branches aux arbres et en jonchaient le chemin.
    Les foules qui marchaient devant lui et celles qui suivaient criaient : Hosanna au fils de David.
    Il s'agit du Christ entrant à Jérusalem le jour des Rameaux, à califourchon sur un âne.
    Tandis que le Christ s'avance vers la porte de la ville, la foule jette sous les pas du baudet : vêtements et palmes.

    Véronique et la Sainte face (face sud)

    Le calvaire de Guimiliau

    "Or le seigneur, m'ayant rencontré et ayant su où j'allais, appuya ma toile contre sa face, et je vis que son image s'y était gravée" (La légende dorée).

    L'épisode reproduit fidèlement le texte : sur le suaire avec lequel elle a essuyé le visage du Christ, vient s'imprimer l'image de la Sainte Face.

     

    Le lavement des pieds (face sud)
     

     

    Le calvaire de Guimiliau

     

    Au centre, Saint Pierre tend le pied , au-dessus du baquet, au Christ agenouillé.
    Il a relevé sa tunique qui l'enveloppe d'un "S" tumultueux.
    Les lignes s'incurvent, tournent autour d'elles-mêmes : courbe inversée par rapport aux plis de la robe, mais prolongée par les deux pans réunis du manteau qui circonscrivent la poitrine de Saint Jean.
    Les manches de la robe de Jésus sont retroussées.
    Les Douze sont présents. L'un deux dénoue sa sandale, tandis qu'un autre tient un pot à eau, prêt à remplir le bassin.
    La cène (face ouest)

    Le calvaire de Guimiliau

     

    Le dernier repas de Jésus et de ses Apôtres.

    Les Douze sont de part et d'autre de Jésus, sur un seul côté de la table.

    Le portement de Croix (face sud)

     

    Le calvaire de Guimiliau

     

    Presque tout le registre de la face sud est occupé par le Portement de Croix.

    Des personnages, jouant du tambour et soufflant dans des trompes, précèdent à grand bruit le cortège mené par un cavalier.

    La montée est animée : toute une foule s'agite et s'empresse autour du condamné.

    La Croix pèse très lourd et le chemin grimpe durement vers le Golgotha.


    Le Christ tombe, harassé.
    Simon le Cyrénéen, aide le Sauveur à porter sa Croix.

    A l'arrière, un soldat s'arc-boute de tout son poids sur l'une des branches.