• L'apparition de Saint Michel à Chones (En Phrygie)

     
     

    L'apparition de Saint Michel

    à Chones (En Phrygie)

     

    L'apparition de Saint Michel à Chones (En Phrygie)

     

    1) L'homme de Laodicée et sa fille muette

    La première est l’Apparition à Chones en Phrygie, qui semble être la plus célèbre de Celles qui ont été connues des Grecs et des Orientaux.

    Saint Michel se fit voir sous une figure humaine à un homme de Laodicée, qui avait une fille muette, laquelle recouvra la parole sur le champ. 

    Ce miracle convertit le père et la fille, et fut suivi de la construction d’un magnifique Temple en l‘honneur de saint Michel ; et pour consacrer la mémoire d’un miracle si éclatant, on établit une Fête particulière par toute l'Église d’0rient en l‘honneur de ce Prince de la Milice céleste : elle fut fixée au 6 de Septembre.

    La ville de Chones s’appelait anciennement Colosses, si connue par la Lettre que saint Paul écrivit à ses habitants appelés Colossiens.

    Source : Livre "Exercices de piété, pour tous les jours de l'année" Par Jean Croiset

     

    2) Archippe

    Les Grecs célèbrent l'apparition qui eut lieu en Phrygie, à Chône, nom qui a remplacé celui de Colosses.

    Il existait dans cette ville une église en l'honneur de saint Michel, et elle était fréquentée par un saint personnage nommé Archippe, que les païens poursuivaient avec fureur.

    Afin de se défaire de lui, ils lâchèrent l'écluse d'un cours d'eau qui vint s'unir au Lycus, et menaça de renverser l'église Saint-Michel, Archippe était en prières.

    Tout à coup le saint Archange apparut tenant en main une verge ; à son aspect l'inondation recula, et les eaux, grossies par l'affluent que la malice des païens avait déchaîné, allèrent se perdre dans le gouffre où le Lycus s'enfonce et disparait près de Colosses.

    La date de ce prodige n'est pas certaine ; on sait seulement qu'il eut lieu à une époque où les païens étaient encore assez nombreux à Colosses pour inquiéter les chrétiens.

    Source : Livre "Le temps Pascal" par le R.P. Dom Prosper Guéranger

     

    Il y avait autrefois dans la Phrygie, sur le bord du fleuve Lycus, une ville nommée Colosse.

    Près de cette ville existait une fontaine où se faisaient de fréquents miracles par l'intercession de saint Michel.

    La renommée de ces prodiges attira vers ce lieu la dévotion des peuples, et ce concours allant toujours croissant, on finit par y bâtir une église superbe dédiée au saint archange.

    Quatre-vingt-dix ans après cette construction, un enfant de dix ans, nommé Archippe, né à Hiéropolis, vint, poussé par la grâce, vivre en ermite près de ce lieu saint.

    Il crût en vertu, à mesure qu'il avançait en âge, et devint un personnage d'une éminente sainteté.

    Beaucoup d'infidèles venaient à lui, attirés par sa renommée, et plus encore peut-être par celle de la fontaine de l'archange, et là se faisaient beaucoup de prodiges et de conversions.

    Quelques païens du voisinage, épousant la cause de leurs dieux, conçurent le projet de fermer cette fontaine.

    En conséquence, ils vinrent la nuit avec des instruments propres à l'opération qu'ils méditaient ; mais effrayés par des flammes qui en sortirent et s'élancèrent contre eux, ils prirent la fuite.

    Cependant ce miracle, au lieu de les convertir, ne fit qu'accroître leur fureur.

    Plusieurs jours furent employés à délibérer ensemble sur ce qu'ils avaient à faire, et le résultat de ce conseil fut qu'ils dirigeraient un ruisseau qui descendait du mont Cadmus vers la fontaine, afin de mélanger ses eaux, espérant que ce mélange les dépouilleraient de leur vertu sanifère.

    Vain projet ; le ruisseau détourné de son cours, répandit ses eaux au large, et se perdit dans les terres.

    Cette nouvelle défaite, bien loin de les décourager, leur inspira un dessein beaucoup plus pernicieux ; ils appelèrent tous les païens à leur aide, et se mirent à creuser un nouveau lit au fleuve Licus dans la direction de l'église, afin de renverser l'édifice, et de noyer le solitaire, ou de l'obliger à s'éloigner, s'il échappait à ce déluge inattendu ; mais Michel veillait sur son temple et sur le saint ermite.

    Il les laissa bien se donner la peine de creuser le sol, et d'amonceler les eaux ; mais au moment où ils s'attendaient à les voir se précipiter sur l'église et la renverser de fond en comble, il apparut plein de gloire, et les força par sa puissance à reprendre leur cours accoutumé.

    Ce miracle mit plus que jamais ce temple en vénération, ce qui fut pour ses ennemis le châtiment le plus pénible. (Bolland., 29 septembre.)  

    Source : Livre "Les saints anges" par l'abbé P. ancien Vic. Gén. d'Évreux