• KERIZINEN (Apparitions 19 à 36)

    Kerizinen

    Apparitions 19 à 36

     

    DIX NEUVIÈME APPARITION
    NOTRE-DAME DU TRÈS SAINT ROSAIRE
    SAMEDI 17 JUILLET 1948 LENDEMAIN DE LA FÊTE DE NOTRE-DAME DU MONT CARMEL
    "Je te laisse cette lourde sentence que tu ne donneras que bien plus tard (1)si mes demandes sont repoussées, sous quelques années , cette province de Bretagne deviendra inhabitable, mais si, selon mes désirs, de cette terre que Je me suis choisie, il en sortait un Lourdes breton, son sol deviendrait fertile par ma bénédiction qui pleuvrait sur vos fruits et récoltes, leur donnant une grande fécondité."

    (1)Ce message fut remis à l'évêché de Quimper et Léon en mai 1949, car ayant été mis au courant des apparitions, Monseigneur A. Fauvel demanda à voir les cahiers de Jeanne-Louise.

    VINGTIÈME APPARITION
    NOTRE-DAME DU TRÈS SAINT ROSAIRE
    SAMEDI 30 OCTOBRE 1948 -VEILLE DE LA FÊTE DU CHRIST-ROI(1)
    La Très Sainte Vierge (en ouvrant largement les bras) :
    "Pitié pour la France, pitié pour les pécheurs, pour tant de pauvres pécheurs.
    Le premier effort est fait. J'attends encore un peu de bonne volonté.
    "(2)
    Jeanne-Louise :
    "Pourquoi ne donnez-vous pas un signe pour qu'on croit à vos apparitions ?"
    La Très Sainte Vierge :
    "Pourquoi cherches-tu à scruter les voies de la Divine Providence? Pitié pour la France."

     

    (1)A cette époque, la fête du Christ-Roi se célébrait le dernier dimanche d'octobre
    (2)Depuis que les apparitions de la Très Sainte Vierge ont été dévoilées par l'indiscrétion de la petite fille (le dimanche 5 octobre 1947) les habitants des localités proches commencent à venir prier. Un mouvement spontané de piété s'installe donc.

     

    VINGT-ET-UNIÈME APPARITION
    NOTRE-DAME DU TRÈS SAINT ROSAIRE
    DIMANCHE 6 MARS 1949- 1erDIMANCHE DE CARÊME
    "Je me tiens entre Dieu et vous, m'efforçant d'obtenir des délais à sa Justice et malgré cela, si les hommes ne se repentent et ne changent de vie, soufflera sur le Monde une affreuse tourmente, et c'est pourquoi si souvent de fois, J'interviens auprès de vous cherchant à recréer la liaison des hommes avec le Christ et par là, préserver l'humanité de la plus désastreuse des guerres,(1) car c'est le peuple de France que J'ai choisi pour renouer les liens brisés du Monde avec Dieu(2).
    La France, cette France qui m'est si chère, aujourd'hui menacée de guerre, de révolution, d'invasion, restera-t-elle sourde à mes demandes, à mes avertissements ? Pourtant combien Je voudrais la sauver, lui donner un redressement puis un essor sans précédent. Mais, si vous ne le voulez, comment pourrais-je l'opérer sans vous ? Votre sort ne dépend-il pas de votre liberté ? Je vous laisse un dernier espoir: qu'enfin l'on donne suite à mes demandes, que de ce lieu, vers moi, s'élèvent honneur, multiples et ferventes prières, et la France Je sauverai, la France des Russes Je garderai. Et, ces derniers, touchés d'un soudain rayonnement se joignent à une sagesse nouvelle du Monde.
    "

     

    (1)Le 1er janvier 1980, à l'occasion de la Xlllème journée mondiale pour la paix, le Pape Jean-Paul II fit une homélie bouleversante en rappelant ce que seraient les conséquences d'une guerre nucléaire.
    (2)Consulter "La mission divine de la France" Marquis de la Franquerie, Ed, St-Michel.

    VINGT-DEUXIÈME APPARITION
    NOTRE-DAME DU TRÈS SAINT ROSAIRE
    MARDI 24 MAI 1949 -FÊTE DE NOTRE-DAME AUXlLIATRICE DES PÉCHEURS
    "En ce lieu Je descends surtout pour les pécheurs, cependant si l'on m'écoute, Je ne refuserai pas la santé des corps.(1)"
    Puis Notre-Dame, poursuivant son message, demanda à Jeanne-Louise de le garder secrètement.(2)

     

    (1) Une voisine de Jeanne-Louise, Mme Pauline Le Goff, du village de Lanhouarneau, était hospitalisée depuis deux mois à l'hôpital de Morlaix, atteinte de calculs dans la vésicule. Elle était inopérable en raison d'une forte fièvre qu'on ne parvenait pas à faire tomber. Ne pouvant plus s'alimenter, Mme Le Goff était très affaiblie. On s'attendait au pire.
    Après cette apparition, Jeanne-Louise cueillit sur les lieux mêmes quelques pâquerettes qu'elle remit à la famille. Le samedi suivant, le 28 mai, l'on déposa les fleurs sur le lit de la mourante. Aussitôt la fièvre tomba. 48 heures plus tard, Mme Le Goff put être opérée. Contre toute attente, elle survécut à l'opération. Tandis qu'une neuvaine de prières se déroulait à son intention à Kérizinen, Mme Le Goff se rétablit très vite et reprit le rude labeur de la ferme. Les journaux se saisirent de cette première guérison et Kérizinen sortit de l'ombre.
    Les pélerins affluèrent alors de plus en plus nombreux, et Jeanne-Louise reçut l'ordre de son confesseur de ne plus se rendre sur le lieu des apparitions pour prier le Rosaire publiquement. Cette consigne dura plus d'un an. Suite à cette première guérison, l'évêché de Quimper et Léon apprit l'existence de Kérizinen par les journaux et demanda des renseignements à la paroisse de Plounevez-Lochrist Il va sans dire qu'à cette date, Jeanne-Louise n'avait jamais rien transmis directement à l'évêché de Quimper. Mais elle avait suivi la voie normale qui est de tout remettre au clergé paroissial.
    (2)Comme les secrets précédents, celui-ci n'est connu que de Jeanne-Louise.

     

    VINGT-TROISIÈME APPARITION
    NOTRE-DAME DU TRÈS SAINT ROSAIRE
    SAMEDI 6 AOUT 1949 - FÊTE DE LA TRANSFIGURATION DE NOTRE SEIGNEUR ET 1er SAMEDI DU MOIS
    Il n'y avait pas d'eau à Kérizinen. La famille Ramonet et le proche voisinage allaient puiser l'eau à environ 500 m, au lieu-dit "la Fontaine Blanche" (Feuntenn-Venn). Cette eau, de plus ou moins bonne qualité, devait d'ailleurs causer la mort de Madame Ramonet et de deux de ses enfants, Joseph et Euphrasle (épidémie de typhoïde en 1927).
    Cette absence d'eau avait étonné les premiers pélerins, car affirmaient-ils, dans presque tous les lieux d'apparitions, la Très Sainte Vierge avait fait jaillir de l'eau miraculeuse.
    Ce 6 août 1949, Jeanne-Louise demanda donc :
    "Est-ce qu'il n'y aura pas d'eau en ce lieu ?"
    La Très Sainte Vierge :
    "Priez, priez beaucoup et vous aurez de l'eau(1)."
    Puis Jeanne-Louise lui fit part du refus de l'abbé B...
    La Très Sainte Vierge :
    "Monsieur B... s'est récusé, Je le savais. C'est uniquement pour t'éprouver que J'ai ainsi agi. Tâche d'en tirer une leçon de charité et de miséricorde. Ne t'inquiète pas, Je t'enverrai un prêtre de cœur que Je soutiendrai dans toutes ces choses".
    Enfin, Jeanne-Louise se plaint des incompréhensions et des moqueries dont elle est souvent l'objet.
    La Très Sainte Vierge :
    "Ne voudrais-tu pas l'accepter et le souffrir par amour pour mon Fils ? Tu n'es d'ailleurs pas la seule à être ainsi accusée à tort. Vois cet homme, Monsieur G.S. qui vient de payer pour un coupable par de nombreuses années de prison: avec quelle foi il a supporté l'épreuve de captivité, lui pourtant innocent. L'innocence de cet homme fera revivre la Justice dans ton pays.
    Je désire qu'en ce lieu une chapelle soit bâtie
    (2).
    Montée au Ciel, corps et âme, triomphalement portée par les Anges, couronnée Reine du Ciel et de la Terre par la Très Sainte Trinité, compatissante, Je veille sur mes enfants de la Terre. Venez à moi, Je soulagerai vos souffrances, protègerai l'Eglise, sauverai les pécheurs
    (3).
    Je désire que ces paroles soient connues du Saint Père et propagées dans le Monde, mais tu ne les donneras qu'à une date ultérieure que Je te ferai connaître pour laisser agir l'Eglise.
    (4)"

     

    (1)A partir de ce moment, les pélerins commencèrent à chercher l'eau partout, La cure de Plounévez- Lochrist, ainsi que l'évêché, envoyèrent des personnes pour chercher l'eau, C'est ainsi que quatre religieux enseignants de St-Thegonnec furent envoyés. Ils ne trouvèrent rien non plus et partirent en promettant de prier et de faire prier leurs élèves pour que l'eau jaillisse vite,
    L'eau jaillira 3 ans plus tard, le 13 juillet 1952, vers 2 h de l'après-midi, en contrebas du champs des apparitions, dans une petite excavation, Depuis, elle n'a jamais tari et est l'instrument de nombreuses guérisons.
    Il est intéressant de noter que depuis que l'eau a jailli, de nombreux sourciers ont déterminé l'origine de la source à l'emplacement des apparitions.
    (2) En 1949, le lieu des apparitions a quelque peu changé. En mai, les pélerins ont offert une petite Vierge en faïence de Quimper. En décembre 1949, une petite guérite en verre est placée pour abriter la statuette et y déposer les premiers ex-voto. C'est sur cette petite guérite que la Sainte Vierge semblera se poser lors de ses prochaines apparitions.
    (3) Ce passage est une prophétie des prochaines proclamations du Pape Pie XII sur l'Assomption de Marie et sur sa royauté.
    (4) Depuis le 1er mai 1946, le Pape Pie XII, par une lettre (Dei parae Virginis) consultait l'ensemble de l'épiscopat afin de savoir s'il était opportun de proclamer le dogme de l'Assomption. La réponse des évêques ayant été quasiment unanime, le Pape Pie XII proclama donc l'Assomption de Marie comme dogme de foi, le 1er novembre 1950, soit quinze mois après cette apparition. Conformément aux instructions de la Très Sainte Vierge, Jeanne-louise garda secrètement la fin de ce message.

    VINGT-QUATRIÈME APPARITION
    NOTRE-DAME DU TRÈS SAINT ROSAIRE
    VENDREDI 9 DÉCEMBRE 1949- (DANS L'OCTAVE DE LA FÊTE DE L'IMMACULÉE CONCEPTION)
    "Le temps n'est plus lointain où la France, ma nation préférée, recouvrera son vrai et clair visage, mais auparavant il y a le grand châti ment dû à vos fautes. Mais va vers ton Evêque, porte lui ces dernières paroles(1) que Je vous donne avant la tourmente. Qu'en ce lieu il autorise et organise prières et pélerinages et, par Moi, ce châtiment vous sera miséricordieusement adouci. Qu'une chapelle y soit bâtie, car les miracles qu'opérait autrefois chez vous, le Christ mon Fils, (2) aujourd'hui, Je veux les renouveler, surtout en faveur des pécheurs."
    Puis la Très Sainte Vierge donna à Jeanne-Louise un message à l'adresse de son Evêque, Monseigneur Fauvel.

     

    (1)Jeanne-Louise écrivit les jours qui suivirent l'apparition à l'évêché de Quimper et Léon. Trois semaines plus tard, elle reçut une réponse la convoquant le lundi 30 janvier 1950. Elle se rendit à Quimper en compagnie de deux personnes de Plounévez-Lochrist. Monseigneur André Fauvel la reçut à 14 h., durant environ vingt minutes. Jeanne-Louise remit alors à son évêque un message personnel dont le texte ne figure pas ici et qui n'a jamais été publié.
    (2) Nouvelle allusion à la chapelle de Lochrist qui fut aussi un grand lieu de pélerinage. Là les malades ont afflué, cherchant la guérison dans les eaux de la fontaine de Lochrist et beaucoup s'en sont allés guéris. Aujourd'hui, le pélerinage est déserté.
    "(...)Autrefois dans le temps ancien,
          A Lochrist il y avait une fontaine
          Laquelle était très fréquentée
          De tous les pays il venait des pélerins.
    "(...)Cent et cent personnes affligées
          De nombreuses et graves maladies
          Ont recouvré la santé
          Ici par la Croix
    "(...)Pour comprendre les miracles
          Qui ont été faits et qui se font encore
          Pour les dire et pour les écrire
          Un mois entier ne serait rien." (...)
    Extrait du Cantique de Lochrist .(écrit aux environs du XVIIIème siècle).

    VINGT-CINQ et VINGT-SIXIÈME APPARITIONS
    NOTRE-DAME DU TRÈS SAINT ROSAIRE, entourée d'Anges
    JEUDI 25 MARS 1954(1)-FÊTE DE L'ANNONCIATION SAMEDI 7 AOÛT 1954-PREMIER SAMEDI DU MOIS





    Jeanne-Louise :
    "La Sainte Vierge est entourée et portée par les Anges au Ciel.(2)
    Les Anges chantent: "Assumpta est Maria in Caelum
    (3).
    A mesure que les Anges, d'une voix enfantine, chantaient à plusieurs reprises "Assumpta est Maria in Caelum", la Très Sainte Vierge s'élevait vers le Ciel, puis l'apparition disparut.

    (1)C'est la seule de toutes les apparitions qui eut lieu le soir vers 19 heures. Plusieurs familles étaient présentes. Trois enfants affirmèrent avoir entendu chanter les Anges. Un bébé, dans les bras de sa mère, se mit à battre des mains, ravi.
    (2) Alors que, précédemment, la Très Sainte Vierge apparaissait seule, Notre-Dame est ici entourée d'une multitude d'Anges, tous vêtus de blanc et qui paraissaient âgés de huit ans.
    (3) Tout comme le dogme de l'Immaculée Conception proclamé en 1854 fut confirmé à Lourdes en 1858, le dogme de l'Assomption reçut aussi deux confirmations lors de ces deux apparitions à Kérizinen.

    VINGT-SEPTIÈME APPARITION
    NOTRE-DAME DU TRÈS SAINT ROSAIRE, entourée d'Anges
    DIMANCHE 15 AOÛT 1954-FÊTE DE L'ASSOMPTION
    Jeanne-Louise :
    "La Sainte Vierge est couronnée .(1)"
    Pour la première fois, Notre-Dame du Très Saint Rosaire porte un diadème royal qu'Elle gardera désormais à toutes les autres apparitions. Cette couronne posée sur son voile est très simple: un cercle d'or en forme de diadème légèrement infléchi vers le bas et s'élevant au milieu du front pour former une pointe.
    Tout comme les deux précédentes apparitions, la Très Sainte Vierge est entourée d'Anges et ne dit rien. Seul un Ange se tourne vers Jeanne-Louise et lui dit :
    Paroles de l' Ange :
    "Notre Reine vous fait savoir que le moment est venu de remettre à l'Eglise(2) ses paroles du 6 août 1949 concernant son Assomption".
    Tandis que l'Ange prononçait ces mots "Notre Reine", tous les Anges qui entouraient la Sainte Vierge inclinèrent la tête.

    (1)Cette distinction nouvelle ne peut être dissociée de la proclamation qui aura lieu deux mois plus tard, lorsque Pie XII, le 11 octobre 1954, instituera la fête de Marie-Reine(31 mai).
    (2) Après cette apparition, Jeanne-Louise remit en mains propres au Recteur de Plounévez-Lochrist le message du 6 août 1949 concernant l'Assomption de la Très Sainte Vierge.

    VINGT-HUITIÈME APPARITION
    NOTRE-DAME DU TRÈS SAINT ROSAIRE
    SAMEDI 4 DÉCEMBRE 1954 -PREMIER SAMEDI DU MOIS
    Jeanne-Louise :
    "La Sainte Vierge pose cette fois sur l'autel(1). Elle est de nouveau courronnée, mais cette fois, elle pleure(2)."
    La Très Sainte Vierge ne dira rien durant cette apparition.

    (1)L'autel: c'est le nom donné par la piété populaire à la petite guérite en verre placée sur le lieu des apparitions à la fin de l'année 1949.
    (2) La Très Sainte Vierge pleura aussi à la Salette en 1846, en Sicile, du samedi 29 août au mardi 13 septembre 1953. A Syracuse, une effigie de la Madone pleura durant 75 heures. (Ces faits ont été officiellement reconnus par l'Eglise).

    VINGT-NEUVIÈME APPARITION
    NOTRE-DAME DU TRÈS SAINT ROSAIRE
    SAMEDI 5 FÉVRIER 1955-PREMIER SAMEDI DU MOIS
    Jeanne-Louise :
    "La Sainte Vierge pleure de nouveau et par deux fois tire son chapelet du bras et me le montre."

     

    TRENTIÈME APPARITION
    NOTRE-DAME DU TRÈS SAINT ROSAIRE
    SAMEDI 5 MARS 1955-PREMIER SAMEDI DU MOIS
    Jeanne-Louise :
    "La Sainte Vierge pleure de nouveau. Un tableau se forme au-dessous d'Elle, représentant le monde dans l'indifférence et les châtiments qui frappent.(1)"
    La Très Sainte Vierge :
    "Je souffre de l'indifférence des hommes. Mon Cœur saigne des offenses, surtout impures, faites à mon divin Fils, aussi l'heure de la Justice Divine ne peut tarder à sonner(2).
    Mais, Chrétiens, courage, le Règne de Dieu est proche. Il s'ouvrira par un fait aussi éclatant qu'inattendu. Dieu se plaira à confondre l'orgueil des impies. Il brisera les obstacles et renversera les projets de ceux qui empêchent la lumière de se faire.
    Mais pour hâter ce règne de Dieu, ce triomphe de l'Eglise, va et dis aux prêtres de bâtir ici une chapelle,
    (3) d'y célébrer le Saint Sacrifice de la Messe avec Communion Réparatrice pour outrages impurs. Ils y trouveront forces et grâces d'état. Les âmes justes s'y sanctifieront, les pécheurs s'y convertiront et ainsi le Monde en sera renouvelé et pacifié.
    Et la France, cette nation de lumière, une fois sa dette payée sera sauvée par des moyens en dehors de toute connaissance humaine et récompensée par une abondance de grâces et de bénédictions; et toutes ces puissances qui, à ses côtés, auront combattu avec tant de courage et d'intrépidité, recevront cette belle récompense de prendre place au sein de l'Eglise Romaine et Catholique qui sortira elle-même renouvelée et rajeunie de ce baptême de sang; car à la place de ces trônes impies, s'élèveront deux trônes glorieux, celui du Cœur Sacré de Jésus et celui de mon Cœur Immaculé. Et ainsi le nom de Dieu sera glorifié par toute la terre. Car plus le Monde aura été hostile au surnaturel, plus merveilleux et extraordinaires seront les faits qui confondront cette négation du surnaturel.
    "

     

    (1)La description de ce tableau ne figure pas dans les précédentes éditions.
    (2) Lorsque la Très Sainte Vierge eut terminé cette phrase, le tableau disparut.
    (3) Notre-Dame réitère ici la demande faite le 6 août 1949.

     

    TRENTE-ET-UNIÈME APPARITION
    NOTRE-DAME DU TRÈS SAINT ROSAIRE
    JEUDI 12 MAI 1955
    "Que le Saint Père et les prélats se tiennent en garde contre certains de ces prodiges étonnants et extraordinaires qui, en ces temps, se produisent et ne sont pas toujours célestes, mais souvent l'œuvre des Esprits-Ténèbres déchaînés sur terre(1), tendant ainsi à abolir ce qu'il y a de divin.
    Le démon a déchaîné toute sa malice pour que mes apparitions ne soient pas reconnues en Bretagne, mais malgré lui, Je triompherai.
    Aussi, en ce lieu, Je descends surtout pour vos âmes, pour aider les enfants de la vraie Foi à croître dans l'Amour de Dieu, mais aussi pour guérir la société humaine de cette grave et profonde maladie qui la travaille et la ronge, l'entraîne à sa ruine et n'est autre chose que l'abandon de Dieu.
    Il n'y a point d'endroit où avec tant d'abondance, Je donne mes grâces surnaturelles. Jamais on n'en reviendra sans grâces nouvelles
    (2).
    Ah! quel chemin vous feriez si l'on ne mettait d'obstacles à mon influence. Venez donc à moi, Je vous conduirai à Jésus: en consolant son cœur vous sécherez mes larmes. Ces larmes que Je verse pour vous sont toutes d'amour, toutes maternelles, car si vous ne revenez à Dieu, vous êtes à la veille de châtiments terribles. Ne voyez-vous point déjà tous ces fléaux qui se déchaînent sur le Monde? Et vous préférez repousser les avertissements d'une Mère si tendre, si miséricordieuse, plutôt que de profiter de ses leçons, seul acte de votre part qui puisse diminuer l'intensité des fléaux dont vous menace la Colère Divine! Mes paroles, larmes, deviendraient alors des Messages de Justice dont le monde entier en souffrirait, car se raidir contre moi c'est anéantir le seul et unique espoir de salut qui reste au Monde.
    Les hommes sont impuissants à faire régner la paix.
    Que ceux qui croient en moi implorent donc la Miséricorde Divine; qu'ils combattent avec les armes de la Foi, de l'Amour, de la Prière.
    Que surtout le Rosaire médité, qui est un arc-en-ciel de paix que Dieu dans sa Miséricorde a tracé dans le firmament de son Eglise, monte sans cesse vers le Ciel. Il est comme une guirlande de roses qui relie vos Cœurs d'enfants à mon Cœur maternel
    (3).
    Oh! oui, que la prière qui est le seul moyen d'unir les cœurs, la seule arme contre les armes, monte vers Celui de qui, seul, peut venir tout secours. Dieu ainsi se laissera fléchir car qui pourrait subsister s'Il n'abrégeait la durée des épreuves ?
    Mais courage, Je suis là, Je veille, Je vous aime, Je tiens le gouvernail et mène l'immense vaisseau du monde chrétien à travers les récifs et tempêtes, et vois, de loin, se former tous ces courants dangereux et apparaître ces écueils sur lesquels il pourrait se heurter et se briser. Or, ce n'est point la destruction du Monde que Je cherche en descendant si souvent vers vous, mais sa conversion, son retour à Dieu. Et il me semble, dans ma bonté pour vous, que si Dieu dans sa Colère brisait le Monde, Je lui en rapporterais les morceaux. Mais après une telle Miséricorde, me refuserez-vous toujours votre confiance ?
    Continuez de prier pour la France où plus tard Dieu prendra ses complaisances, mais seulement lorsqu'elle aura achevé son expiation. Remettez-la entre ses Mains divines, car si l'une d'elles abat et terrasse lorsqu'il le faut, l'autre relève, ressuscite et purifie.
    Priez beaucoup pour le Saint-Père,
    (4) pour la Sainte Eglise que Je soutiendrai pour qu'elle puisse dans un jour prochain, triomphante et en toute liberté, après l'affreuse tourmente qu'elle aura traversée, prêcher partout l'Evangile du seul et vrai Christ qui sera alors aimé et servi par toute la terre, elle-même pacifiée.
    Demande à ton Recteur d'établir dans sa paroisse cette Association d'Enfants de Marie dont Je t'ai parlé ces dernières années
    (5). Au début, il trouvera la Croix. Qu'il s'attende à quelques secousses, car l'opposition de Satan contre cette œuvre sera grande, mais le bien des âmes se fera. D'ailleurs les fondateurs des œuvres sont souvent comme des pierres posées dans le mortier et la boue. Qu'il ne s'effraie pas, mais bien au contraire qu'il s'en réjouisse, car toutes ces contradictions, pénibles sur terre, sont l'origine de grandes joies au Ciel.
    Qu'avec confiance, il jette donc cette petite semence. Je la féconderai, elle sera l'œuvre de mon amour. Que ces associées s'obligent à réciter quotidiennement leur chapelet médité; leur devise sera: "TOUT POUR JESUS PAR MARIE" ; leur but: consoler le Cœur Sacré de Jésus par mon Cœur Douloureux et Immaculé en pratiquant surtout les trois grandes vertus d'HUMILITE, de DOUCEUR, de MISERICORDE
    (6). Dieu, bien souvent, illumine de ses clartés les plus inhabiles pour les rendre capables de grandes choses. Je répandrai d'ailleurs des grâces nombreuses sur cette œuvre, sur ceux qui travailleront à l'établir, à la faire connaître.
    Ah! qu'elle sera belle la couronne de ceux qui auront voulu consoler le Cœur de mon Fils. Ces associées seront les bénies de mon Cœur. Je les vois, les connais, elles viendront nombreuses, si nombreuses que Je demanderai d'y fonder une Congrégation de religieuses de mon Cœur Douloureux et Immaculé. Cette congrégation que Je désire aura quelques analogies avec la Passion de mon Fils, mais elle marquera un grand pas à la dévotion de mon Cœur Douloureux, car ces âmes s'attacheront à vénérer, par un culte spécial, mon Cœur Douloureux, titre que me veut mon Fils et que J'acquis en participant à sa Passion et en coopérant ainsi à l'œuvre de votre Rédemption. Car c'est par mon Cœur Douloureux et Immaculé que le Règne du Sacré-Cœur, qui est celui de la Justice et de l'Amour, s'étendra dans le Monde. C'est par nos deux Cœurs Unis en tout, criblés des mêmes blessures et continuellement martyrisés par l'ingratitude des hommes que le salut des peuples se fera et que l'Eglise se relèvera forte, unie, triomphante et combien grande sera alors la splendeur et l'unité de l'Eglise du Christ.
    Et toi, reçois avec confiance ce Pain de Vie que Dieu t'envoie. Il te sera une nouvelle force contre les embûches du démon, mais Dieu veut surtout par là, vous faire mieux comprendre son désir de vivre en vous, mais surtout de vous faire vivre en Lui.
    "

     

    (1)Ce début de message est la reprise exacte, en d'autres termes, d'une partie du secret de la Salette: "que le Pape se tienne en garde contre les faiseurs de miracle, car le temps est venu que les prodiges les plus étonnants auront lieu sur la terre et dans les airs. En l'année 1864, Lucifer avec un grand nombre de démons, sera détaché de l'Enfer; ils aboliront la foi peu à peu et même dans les personnes consacrées à Dieu".
    (2)Aux archives figurent de nombreux témoignages de guérisons, de conversions et grâces diverses. Des centaines d'ex-voto couvrent les murs du petit Oratoire.
    (3)C'est en 1214 que la Très Sainte Vierge apparut à St-Dominique et lui dévoila "l'Arme dont La Sainte Trinité s'est servie pour réformer le monde": c'était le Rosaire. En 1250, le Pape Urbain IV l'approuve. St-Pie V, en 1569 le pratique et l'encourage. Léon XIII est surnommé "Le Pape du Rosaire". Il a rédigé 13 encycliques sur le Rosaire, qu'il a appelé "le bréviaire des fidèles". St Pie X appelle le Rosaire "la prière la plus évangélique et la plus riche en grâces- Pie XII le définit comme "l'Evangile en raccourci". Jean XXIII comme "grande prière universelle" et Paul VI comme favorisant grandement la vitalité chrétienne". Quant à Jean-Paul II, c'est sa prière préférée.
    (4)Pie XII (Eugénio Pacelli) Pape de 1939 à 1958.
    (5)Le message du 4 octobre 1947 étant resté sans suite, Notre-Dame réitère ici sa demande. Jeanne-Louise transmit le texte de l'apparition comme à l'ordinaire, à la cure de Plounévez-Lochrist (Recteur Abbé G...). L'évêché de Quimper fut à son tour informé. Il n'y eut pas de réponse. En mars 1977, un groupement d'Enfants de Marie de Kérizinen se forma spontanément pour réaliser la demande de Notre-Dame.
    (6)L 'humilité, la douceur et la miséricorde sont les grâces qu'on oublie de demander à la Très Sainte Vierge. Ces vertus correspondent aux bagues incrustées de pierreries que la Très Sainte Vierge portait à la rue du Bac et qui ne donnaient aucun rayon .Ces pierres qui restent dans l'ombre figurent les grâces qu'on oublie de me demander" (La Sainte Vierge à Catherine Labouré, le 27.11.1830). C'est d'ailleurs à la rue du Bac que la Très Sainte Vierge demanda pour la première fois la formation d'Associations d'Enfants de Marie. De nombreuses furent créées un peu partout en France. Beaucoup d'entre elles disparurent dont celle de Plounévez-Lochrist, peu avant la deuxième guerre mondiale. Jeanne-Louise n'en fit jamais partie.

     

    LA COMMUNION MYSTIQUE

    En 1955 et 56, durant 21 mois, sur le lieu des apparitions, Jeanne-Louise reçut presque quotidiennement (sauf le dimanche où elle se rendait à la paroisse) des communions mystiques. En début de matinée, après avoir récité une ou deux dizaines de chapelet, Jeanne-Louise entrait en extase et recevait sur la langue une Hostie tendue par une main céleste. De chaque côté de cette main, deux Anges étaient inclinés, en signe de profonde adoration.
    Evidemment, bien vite la nouvelle se répandit et les gens vinrent nombreux. Plusieurs enfants dirent avoir vu la Sainte Hostie, et une petite fille devait s'écrier: "elle est toute ronde et blanche comme à l'église".
    Lorsqu'il y avait du monde, Jeanne-Louise ne voyait plus les Anges adorateurs. L'explication de cette absence est simple et nous porte mieux à comprendre la nécessité et l'importance de l'adoration: notre simple présence, notre pauvre prière, cela suffit à Jésus-Hostie. Le Christ n'est plus seul, nous devenons ses anges adorateurs.
    Durant les semaines saintes 1955 et 1956, les Hosties se teintent de rouge, pour devenir sanglantes le jour du Vendredi Saint. Ces communions laissaient dans l'âme de Jeanne-Louise une impression de grandes souffrances.
    Dans d'autres lieux d'apparitions, il y eut aussi des communions mystiques, par exemple à Fatima et à Garabandal.

     

    TRENTE-DEUXIÈME APPARITION
    LA TRÈS SAINTE VIERGE SEULE, PUIS LE CHRIST (PREMIÈRE APPARITION DES CŒURS UNIS)
    SAMEDI 1er OCTOBRE 1955-PREMIER SAMEDI DU MOIS
    La très Sainte-Vierge (seule) "Si la prière n'était sur vos lèvres et dans vos cœurs, Je ne sais ce que Dieu ferait de vous, ce que deviendrait le pauvre Monde désemparé, désaxé. Et Satan qui n'arrête point ses efforts de déchristianisation ! Aussi Dieu pourrait encore longtemps vous laisser livrés à vos ennemis, s'il n'y avait la prière et le sacrifice du juste qui attire Sa Clémence divine et arrête sa Vengeance.
    Oh oui, le Monde est en grand danger, tant il est inondé par le péché! Mais, au cours des siècles derniers, à diverses reprises, le Monde a été sauvé par le Rosaire
    (1). Et aujourd'hui, ce ne sera ni les canons, ni les bombes, ni la force des hommes qui mettront fin aux guerres et aux tribulations. Mais, chers enfants de la terre, d'un bout à l'autre du Monde unissez-vous donc de nouveau par cette arme puissante et efficace qu'est le Rosaire, par cette chaîne bénie qui relie la Terre avec le Ciel et Je me ferai la Mère de Miséricorde, la Colombe de réconciliation auprès de la Divine Justice, obtenant qu'une intervention radicale du Ciel mette fin aux maux dont souffre l'humanité.
    Le Rosaire! Laissez-moi, en ce jour, vous dire combien cette prière m'est agréable. A chaque fois que vous la réciterez, vous déposerez sur mon front un diadème royal, renouvelant en cela ce geste filial du Saint Père proclamant ma Royauté,
    (2) geste qui fut si doux à mon Cœur, si tendre à mon Fils et fit découler de la Puissance, Sagesse et Amour de la Très Sainte Trinité, un triple ruisseau de grâces inondant la terre entière.
    Oui, les temps sont graves. Les nations et les gouvernements se sont coalisés contre Dieu et le Christ
    (3). Le Monde a condamné à l'ostracisme Celui qui est la Vie et la Paix. Aussi voyons-nous ce monde trembler et se fendre comme la montagne du Calvaire dans une convulsion d'agonie, signe avant-coureur d'une mort certaine et rapprochée.
    Mais pour sauver ces nations sans base, ces peuples en débâcle, Je demande que le Monde soit de nouveau consacré, mais cette fois à nos deux Cœurs Unis
    (4).
    Oh oui! Que vos familles, vos nations, le Monde entier soient consacrés, mais dans une même consécration, au Cœur Sacré et Miséricordieux de Jésus et à mon Cœur Douloureux et Immaculé: à nos deux Cœurs Unis dans le Saint-Esprit.
    Cette consécration, d'un amour réparateur, transformera les plaies de nos Cœurs en des sources de vie et Nous permettra de revenir en conquérants sur cette terre bouleversée, dominer la tempête et dissiper d'un geste souverain ces nombreux apostats qui, avec une rage infernale, cherchent à détruire votre foi et à faire disparaître tout ce qui est de Dieu.
    Cette consécration sera l'harmonieuse voix qui remplira l'univers d'un mot d'invincible espérance pour tous, mais d'horrible épouvante pour Satan et ses suppôts, car elle mettra fin au règne de l'impiété, et le Monde, irrémédiablement voué à la ruine, sera sauvé.
    Oui, le Monde sera sauvé par nos deux Cœurs Unis, car ces deux Cœurs liés dans les mêmes souffrances, triompheront dans une même Royauté. Mais cette Royauté ne sera universellement réalisée que si elle est d'abord intérieure, dans vos cœurs. Car c'est au-dedans de vous-mêmes, dans le sanctuaire secret de vos âmes que Nous tenons à mettre la base de Notre Royauté Divine qui sera de miséricorde, de lumière et d'amour, et apportera à la Terre une brise céleste de paix ineffable.
    "
    Jeanne-Louise :
    "Aussitôt que la Sainte Vierge a fini de parler, à sa droite est apparu Notre-Seigneur, tous deux, d'un même geste, ont écarté leurs manteaux et laissé apparaître leurs Cœurs, qui étaient recouverts de plaies, certaines à vif et d'autres cicatrisées. Leurs Cœurs ont été aussitôt reliés par un même glaive et les mêmes rayons lumineux. Mais il y avait un rayon rouge et un blanc qui partaient du Cœur de Notre-Seigneur, mais n'atteignaient pas le Cœur de la Sainte-Vierge."
    Notre-Seigneur est vêtu d'une tunique rouge-marron serrée à la taille par une ceinture. Il porte un manteau de la même couleur qui lui tombe à mi-jambe, ses pieds nus et ses mains sont marqués des stigmates, son visage est légèrement basané, ses yeux sont bleus, il a une fine barbe, ainsi qu'une moustache, ses cheveux bouclés lui tombent aux épaules, le tout, d'un châtain roux. "
    Le Christ ne dit rien à cette première apparition.
    Par la suite, lorsque Jésus et Marie apparaîtront ensemble, Ils se présenteront toujours ainsi avec leurs Cœurs Unis.

     

    (1)L'hérésie Albigeoise (1221)-Lepante (7 10 1571)-Le siège de la Rochelle (7 10 1628), etc.
    (2) Allusion à l'institution de la fête de Marie-Reine. -Lettre encyclique "Ad. caeli Reginam" (11 10 1954) du Pape Pie XII. Voir 23ème apparition.
    (3) Léon XIII, Encyclique "Humanus Genus" (20 04 1884) sur la Franc-Maçonnerie.
    (4) Le 12 juin 1899, Léon XIII consacre le genre humain au Sacré-Cœur. Le 31 octobre 1942, Pie XII consacre le Monde au Cœur Immaculé de Marie.
    Notre-Dame demande ici que ces deux consécrations soient reprises en un seul et même acte. Une prière de Consécration aux deux Cœurs Unis existe. Elle a reçu le 14 juin 1969 en la fête du Sacré-Cœur, l'approbation du Vicariat de Rome.

     

    TRENTE-TROISIÈME APPARITION
    NOTRE-DAME DU TRÈS SAINT ROSAIRE
    SAMEDI 10 DÉCEMBRE 1955-DANS L'OCTAVE DE LA FÊTE DE L'IMMACULÉE CONCEPTION
    Lors de l'apparition précédente, où Jésus et Marie, pour la première fois, apparaissaient ensemble et découvraient leurs Cœurs unis et reliés, Jeanne-Louise avait vu jaillir du Cœur de Jésus deux rayons différents des autres: l'un rouge, l'autre blanc.
    N'en comprenant pas la signification, elle en demande aujourd'hui le sens :
    "Que signifient ces deux Rayons rouge et blanc qui partent du Cœur de Notre-Seigneur ?"
    La très Sainte Vierge : "Ces Rayons blanc et rouge représentent l'Eau et le Sang qui jaillirent du Cœur de mon Fils lorsqu'il fût ouvert sur la Croix. Le blanc symbolise l'Eau qui purifie l'âme et le rouge, le Sang qui est la vie de l'âme. Vous avez des mérites infinis à méditer ou à invoquer cette Eau et ce Sang qui jaillirent comme une source de Miséricorde pour vous tous du Cœur de votre Divin Sauveur(1).
    Dis aux pèlerins cette grande joie que Je ressens devant leur confiance, leurs prières, leurs efforts
    (2), Qu'ils continuent de venir nombreux ici en pèlerinage (3). Je les couvrirai de mes grâces et de ma bénédiction. Je soutiendrai et bénirai également tous ceux qui défendent ma cause d'apparitions.
    Mais combien Je souffre de l'indifférence de mes fils prêtres
    (4) qui ne répondent pas à mes désirs. Je comprends leur prudence, mais leur durcissement me serre le cœur. Oui, beaucoup des ministres de Dieu ne prennent pas suffisamment au sérieux mes demandes, les demandes de mon Fils. Prendront-ils à temps conscience de l'extrême gravité de nos avertissements, dont les messages, d'une clarté totale, ont de vos jours plus d'actualité encore que par le passé? Nous aideront-ils à sauver le Monde, en réalisant nos demandes, ou le laisseront-ils aller à sa perte, dans la confusion mondiale, malgré nos appels angoissés?
    Pour combattre l'enfer déchaîné qui tente un dernier effort contre l'oeuvre de la Rédemption, devant la foi défaillante des pays chrétiens et l'athéisme qui menace de submerger le Monde, mon Fils, votre Divin Sauveur, intervient par des appels pressants pour arracher les âmes à la damnation et pour défendre son Eglise, à qui Il a promis la victoire finale.
    Moi, votre Divine Mère, vous exhorte à la prière, à la pénitence et cherche à vous toucher par mes larmes pour vous attendrir davantage. Mon Fils et Moi, par une délicatesse ineffable, daignons montrer nos Cœurs entourés d'épines, recouverts de plaies symbolisant les péchés du Monde.
    Je te demande donc de beaucoup prier pour que tous, oui, tous nos fils prêtres, répondent généreusement à nos appels et comprennent enfin qu'ils vivent en plein surnaturel. Qu'avec confiance ils viennent puiser et boire à la source de nos Cœurs ; car la dévotion à nos Cœurs ; leur sera une grande lumière, un excellent moyen pour étendre, par moi, le Règne du Christ, qui ne veut pas punir l'humanité, mais la guérir et la serrer contre son Cœur Miséricordieux.
    "

     

    (1) Rapprochons cette explication à celle donnée à sœur Faustine (religieuse polonaise de la Congrégation de Notre-Dame de la Miséricorde) : le 26 octobre 1934, ayant vu deux rayons blanc et rouge sortant du Cœur du Christ, elle lui en avait demandé l'explication. Jésus lui avait alors répondu: "Ces rayons signifient l'Eau et le Sang. L'Eau qui justifie les âmes, le Sang qui est vie de l'âme. Ils jaillirent de mon Cœur ouvert sur la Croix. Ces Rayons abritent l'âme de la Colère de mon Père. Heureux qui vit à leur ombre, la Justice ne l'atteindra pas." (Ce dialogue concernant les rayons rouge et blanc ne figure pas dans les précédentes éditions).
    (2) A l'occasion de la guérison d'un jeune garçon de Brest âgé de quinze ans, et avec l'autorisation verbale d'un Vicaire Général de l'évêché de Quimper et Léon, la construction d'un petit oratoire, de 8 mètres sur 6, fut entreprise. Quatre jours avant cette présente apparition, le mardi 6 décembre, les fondations de ce petit oratoire furent commencées.
    (3) La nouvelle du projet de construction s'étant répandue, de très nombreux pèlerins vinrent à Kérizinen le 8 décembre 1955, (env. 5000 personnes) pour la fête de l'Immaculée Conception, (qui, à cette époque, était une fête traditionnellement chômée dans la région).
    (4) A partir de 1955, une personne amie conseilla très vivement à Jeanne-Louise de transmettre désormais tous les messages, non seulement à la cure de Plounevez-Lochrist, mais aussi directement à l'évêché de Quimper et Léon. Ce qu'elle fit.
    D'autre part, avant et après le Rosaire, Jeanne-Louise, sur la demande des pélerins présents, donnait connaissance des messages reçus. Ce fut ainsi jusqu'en 1968, date de la première édition des messages.

    TRENTE- QUATRIÈME APPARITION
    NOTRE-DAME DU TRÈS SAINT ROSAIRE
    SAMEDI 3 MARS 1956-PREMIER SAMEDI DU MOIS
    "Le Monde moderne s'écrie facilement: "Dieu et la prière, oh, c'était bon pour le passé, aujourd'hui, les temps ont changé, vivons notre époque." et l'on recherche l'argent, les plaisirs, les jouissances.
    Oui, les temps ont peut-être changé, mais Dieu, qui est la Loi et le Juge, ne change pas. Vous l'avez compris, vous tous qui avez uni et votre courage et vos efforts, à la construction de ce lieu de prières. Comprenez aussi, aujourd'hui, ma grande joie d'y prendre possession et soyez-en tous bénis
    (1). Mais combien grand est mon désir, et aussi celui de mon Fils, oui, combien cela serait doux à nos Cœurs, de voir l'Eglise unir sa grande prière (2) et ses efforts à celle du peuple.
    Insiste donc de nouveau auprès de l'autorité religieuse, pour qu'ici même soit célébré le Saint-Sacrifice de la Messe avec communion réparatrice
    (3). Il y va du bien des âmes. Messes et communions réparatrices parce que Dieu est oublié, parce que Jésus-Hostie est délaissé, cause de tant de malheurs actuels. Du haut du Ciel, et surtout du fond de son Tabernacle, Il suit d'un regard voilé de larmes l'immense caravane de ses enfants rachetés par son Sang et qui ne prieront jamais, qui ne communieront jamais et vont mourir de faim à côté de la Maison de leur Père. Il suit ces nombreuses âmes qui, un instant, s'arrêtent au bord du puits du Tabernacle, mais refusent d'étancher leur soif et ne veulent pas goûter à ces eaux vives qui, de son Côté transpercé, jailliront, jusqu'à la Vie Eternelle. Et ces autres, encore plus nombreuses, qui goûtèrent une et cent fois le nectar de son Cœur dans l'Eucharistie, qui collèrent si souvent leurs lèvres sur la Plaie délicieuse de son Côté, puis l'oublièrent et s'en allèrent pour ne plus jamais revenir. Leur ingratitude transperce son Ame et la déchire douloureusement.
    Ah! mes chers enfants, comprenez sa tristesse et réparez! Il est là, languissant d'amour et d'angoisse dans ce jardin de son Agonie mystique et sacramentelle. Comme autrefois l'Ange de Gethsémani, et même mieux que lui, soyez ses consolateurs. Soutenez-Le ! Dites-Lui, le feu dans le cœur et sur les lèvres, oh! dites-Lui, que vous l'aimez vraiment et que vous l'aimerez toujours davantage. Tous, donc, unis dans ces messes et communions pour réparer tant d'injustices, d'indifférences et d'abandons, mais aussi pour le salut de toutes ces âmes qui, affamées, sans le savoir, de leur Dieu, s'étiolent, faute de vie chrétienne et meurent de leur nostalgie inconsciente: la nostalgie de l'Hostie.
    "
    La Très Sainte-Vierge ayant donné son message, Jeanne-Louise la questionne une nouvelle fois. En effet, une voisine de Jeanne-Louise avait rencontré un prêtre très érudit en langue bretonne. Au cours de la conversation, il fut beaucoup question de Kérizinen, et le prêtre demanda, peut-être en boutade, si la Sainte Vierge ne pouvait pas parler le Breton.
    Aussi Jeanne-Louise demanda-t-elle :
    "Pourquoi ne vous exprimez-vous pas en breton?"
    La Très Sainte Vierge :"Lavar da va bugale Breiz eo bras dreist va c'harantez evito, met beac'het pounner va c'halon o velet anezo o koll ag o feiz ag o yes. Ma na gomzan ket bresoneg o tisken var o touarou eo e karfen eve displeget va c'homzou dre ar bed, met dreistholl dre ar Frans, ar Vro-se ag a garan kement, a garfen da skoazella a da savetei diouz an darvoudou a venn e skei. Va bennoz d'an holl Vretoned ! Ra zale'hint d'ar beden, d'o feiz ha d'o yes, ha ra zeuint holl gant karantez da soubla d'am goulennou !"
    En voici la traduction: "Dis à mes enfants de Bretagne que mon Amour est grand pour eux, mais J'ai le Cœur gros de les voir perdre leur foi et leur langue.
    Si Je ne parle pas le breton en descendant sur vos terres, c'est parce que Je voudrais que mes Paroles soient répandues dans le Monde, mais surtout en France, ce pays que J'aime tant, et que Je voudrais soutenir et sauver de tous les châtiments qui le menacent.
    Je donne ma bénédiction aux Bretons: puissent-ils garder la prière, leur foi et leur langue, et qu'ils répondent tous avec amour à mes demandes.
    "

     

    (1)Le petit oratoire fut terminé au début de l'année 1956. Comme on l'aurait fait pour une maison, on le bénit, à titre privé, le 5 fé:vrier 1956. C'est à cette date que des particuliers offrirent une statue en granit de la Très Sainte Vierge, qui fut peinte comme apparaissait Notre-Dame du Très Saint Rosaire. La même année, un pélerin sculpta un grand crucifix, puis quelque temps après il peignit le premier tableau de l'apparition des Cœurs Unis.
    Depuis le début des travaux, on s'interrogeait sur le nom à donner à cet édifice. Aussi fut-on heureux lorsque Notre-Dame le baptisa "lieu de prières" .
    Plus tard, on inscrivit sur son fronton ces 3 mots. prière, pénitence, confiance, ainsi que les deux Cœurs de Jésus et de Marie percés d'un glaive, Puis on installa une vingtaine de bancs.
    En 1970, des pélerins offrirent une grande statue du Sacré-Cœur. Au fil des années, le fond du petit Oratoire se couvrit d'ex-voto. Le 12 septembre 1978, une construction (dimension 57 mètres sur 36), englobant le petit Oratoire, fut inaugurée. Jusqu'à ce jour, il n'y a jamais eu d'autel ni de célébration liturgique.
    (2)La Sainte Messe.
    (3)Une lettre supplique du 7 octobre 1956 à l'adresse de Monseigneur Fauvel, Evêque de Quimper et Léon, et contresignée par 356 personnes, est conservée aux archives, (elle demandait la messe au lieu des apparitions). Elle ne fut pas envoyée, en raison de l'interdit survenu 5 jours plus tard.

    TRENTE-CINQUIÈME APPARITION
    LE CHRIST ET LA TRÈS SAINTE VIERGE, CŒURS UNIS
    VENDREDI 1er JUIN 1956-PREMIER VENDREDI DU MOIS DANS L'OCTAVE DE LA FÊTE-DIEU
    Jeanne-Louise :
    "Comme le 1er octobre, Jésus et Marie ont découvert leurs Cœurs, qui ont encore été reliés par un même glaive et les mêmes rayons lumineux, mais il y avait encore le rayon rouge et le rayon blanc qui partaient du Cœur de Notre-Seigneur mais n'atteignaient pas celui de la Sainte Vierge."
    La Très Sainte Vierge :
    "S'enlisant de plus en plus dans le désordre moral, le Monde côtoie l'abîme et est en danger d'une grande catastrophe, car la divine Colère semble toujours sur le point d'éclater."
    Le Christ :
    "Si Je punissais le Monde selon ce qu'il mérite, mais dans un choc foudroyant Je le briserais! Mais ma Mère est là! Ses douleurs, ses larmes font contrepoids aux péchés du Monde et le tient en équilibre."
    La Très Sainte Vierge :
    "Oui, c'est le péché qui vous a donné un univers malade. Tous les malheurs actuels en sont le signe angoissant, mais unissez donc vos prières et vos pénitences à mes supplications pour arrêter les foudres vengeresses. Comprenez mes avertissements, mes larmes, non comme une menace mais comme un ultimatum de la Miséricorde divine. Car, plus le mal abonde, plus la Miséricorde divine surabonde. Et ce sont les heures les plus sombres de l'Histoire qui provoquent les interventions les plus émouvantes de l'Amour infini de Jésus, dont Je suis la Déléguée et l'Ambassadrice.
    Dans ces temps troublés, avec confiance, tournez-vous donc vers le Cœur Sacré et Miséricordieux de Jésus, mon Fils.
    "
    Le Christ :
    "Blotissez-vous donc sur le Cœur Douloureux et Immaculé de ma Mère: il est l'arc de voûte aboutissant à mon Cœur Miséricordieux. Mon Cœur ne peut régner, ni triompher sans celui de ma Mère, car Elle est Reine comme Je suis Roi. Comme Elle, et avec insistance, Je demande que le Monde soit consacré à nos deux Cœurs, unis dans le Saint-Esprit. Ainsi consacré, il échapperait à la ruine et jouirait des bénédictions divines, car cette consécration serait le grand souffle de notre Amour miséricordieux, qui passerait pour tout recréer, pour tout apaiser. Car le Monde doit être sauvé non par la violence, mais par l'Esprit et nos Cœurs. "
    Il ne se passait pas un jour sans que les pèlerins demandent à Jeanne-Louise que la Sainte Vierge fasse un miracle pour attester la véracité des apparitions. Une nouvelle fois, Jeanne-Louise posa la question à Notre-Dame :
    "Que faut-il que nous fassions pour que l'on croie à vos apparitions ? Ne ferez-Vous pas un grand miracle ?"
    La Très Sainte Vierge :
    "Les grâces et les faveurs que J'ai accordées en ce lieu sont innombrables, les signes (1) que J'ai donné sont nombreux, mais si on ne veut les comprendre, Je puis vous obtenir d'autres miracles: mais il faut que vous m'aidiez. Priez avec foi, la prière est la seule force devant laquelle Dieu s'incline."
    Jeanne-Louise :
    "Les pèlerins désirent savoir la date de votre prochaine apparition, si Vous devez revenir. "
    La Très Sainte Vierge :
    "Oui, Je connais leurs désirs. J'aime leur foi, qu'ils me gardent leur confiance, mais Je dois m'effacer devant cette étonnante faveur divine de Dieu se donnant Lui-même à une créature .(2)"

     

    (1) De nombreux signes furent donnés à Kérizinen. Notamment, les pèlerins assistèrent plusieurs fois à la "danse du Soleil", comparable à celle qui eut lieu à Fatima le 13 octobre 1917. Ainsi, le 8 décembre 1953 (date de l'ouverture d'une Année Mariale par Pie XII) tandis que le Rosaire s'achevait (environ à 17 h) les pèlerins présents, une centaine, virent la petite guérite s'embraser. C'est alors que quelqu'un s'écria :"Regardez le soleil! Il descend vers nous !" Tous pouvaient le fixer sans gêne, tandis qu'il changeait de couleur et semblait se précipiter vers la terre. Les personnes et les objets changeaient de couleur en même temps que le soleil, et restaient imprégnés de rouge, de vert, de jaune, bien après que le phénomène ait cessé. Tandis que les enfants semblaient très heureux, beaucoup de grandes personnes récitaient leur acte de contrition.
    Cette danse du soleil devait se reproduire encore durant l'année 1954, notamment le 27 mars, jour où l'on fêtait l'Annonciation à Kérizinen.
    D'autres signes furent aussi donnés. Ainsi, le dimanche des Rameaux (le 3 avril 1955) durant le Rosaire, il semblait que d'innombrables pétales de roses tombaient du ciel. D'autres personnes, dignes de foi, certifient avoir entendu chanter les Anges, et senti des parfums de rose, de lys ou d'encens.
    Après chaque apparition il régnait un parfum indéfinissable et même les fleurs déposées dans l'oratoire en étaient imprégnées (camélias, chrysanthèmes).
    (2) En 1956, Jeanne-Louise reçoit presque chaque matin une Communion mystique, c'est l'étonnante faveur divine de Dieu se donnant Lui-même à une créature.
    Si les pèlerins avaient su la date de la prochaine apparition de la Très Sainte Vierge, ils seraient tous venus ce jour-là. Ils auraient inévitablement porté un moindre intérêt aux communions mystiques. La Très Sainte Vierge aurait donc eu la première place, et il ne doit pas en être ainsi, l'honneur dû à Jésus-Hostie devant être primordial. Aussi la Très Sainte Vierge ne donne-t-Elle pas la date de sa prochaine apparition.

    TRENTE-SIZIÈME APPARITION
    NOTRE-DAME DU TRÈS SAINT ROSAIRE
    DIMANCHE 14 OCTOBRE 1956-OCTAVE DU TRÈS SAINT ROSAIRE
    La Très Sainte Vierge :
    " Tu souffres, mon enfant(1). Oui, Je sais la douleur qui étreint ton cœur, Mais regarde-moi, regarde cette nouvelle plaie de mon Cœur qui saigne abondamment."
    Jeanne-Louise :
    "A ce moment, la Sainte Vierge découvrit son Cœur."
    La Très Sainte Vierge :
    "Avec mon peuple, aime-moi, console-moi, car, où seriez-vous si Je n'étais là! Accepte, offre tes peines, tes souffrances, tes prières à mon Fils Jésus pour mes fils prêtres, Ah! s'ils pouvaient, aujourd'hui, ces fils aimés du Sacerdoce, peser, oui, peser mon Cœur, ils comprendraient le poids de ma douleur, Tout est tellement comble que Je ne puis que pleurer.(2)"

     

    (1) Monseigneur Fauvel, évêque de Quimper et Léon, le vendredi 12 octobre 1956, lance un premier Interdit sur Kérizinen.
    Semaine Religieuse de Quimper : "A propos des prétendues apparitions de Kérizinen en Plounévez-Lochrist, nous précisons les points suivants :
    1.- L'édifice qui s'y trouve a été construit malgré notre défense expresse, exprimée par écrit et notifiée à l'intéressée. Aucun prêtre n'a reçu de nous pouvoir de bénir cet édifice.
    2.- Nous interdisons à tous, prêtres, religieux et religieuses de se rendre à Kérizinen ou de conseiller à quiconque de s'y rendre.
    (Cette note sera lue en chaire dimanche prochain 14 octobre, à toutes les messes des églises et chapelles).
    Précisons que cet interdit fut lancé sans enquête canonique et sans avertissement et que, contrairement à l'affirmation de ce communiqué, Jeanne-Louise n'a jamais reçu de défense expresse concernant la construction d'un édifice. D'ailleurs, le droit Canon n'a jamais exigé de permis de construire émanant de l'évêque pour une construction de ce genre.
    Par contre, il avait été transmis à Mlle Ramonet une autorisation verbale du Vicaire Général Hervé de construire un oratoire dans sa propriété.
    Elle fut prévenue la veille, le samedi 13, par le Recteur de la paroisse, de ne pas se rendre à l'église le lendemain pour la messe, en raison de la lecture en chaire de l'interdit. Jeanne-Louise resta donc à la maison le dimanche matin. Puis elle se rendit à l'oratoire où la Sainte , Vierge lui apparut. Ce jour là elle n'eut pas d'appels intérieurs avant l'apparition. Avant que la Très Sainte Vierge ne lui donne son message, Jeanne-Louise reçut une communion mystique.
    (2) Ayant donné son message, la Très Sainte Vierge pleura.

     

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