• Jeudi Saint

     
     

     

    Jeudi Saint

     

    Le carême

     

    La Cène

    Le jeudi saint célèbre le dernier repas du Christ avec les apôtres (la cène). Il partage le pain et le vin.

    Marc 14

    14.12 Le premier jour des pains sans levain, où l'on immolait la Pâque, les disciples de Jésus lui dirent : Où veux-tu que nous allions te préparer la Pâque ?

    14.13 Et il envoya deux de ses disciples, et leur dit : Allez à la ville ; vous rencontrerez un homme portant une cruche d'eau, suivez-le.

    14.14 Quelque part qu'il entre, dites au maître de la maison : Le maître dit : Où est le lieu où je mangerai la Pâque avec mes disciples? 

    14.15 Et il vous montrera une grande chambre haute, meublée et toute prête : c'est là que vous nous préparerez la Pâque.

    14.16 Les disciples partirent, arrivèrent à la ville, et trouvèrent les choses comme il le leur avait dit ; et ils préparèrent la Pâque.

    14.17 Le soir étant venu, il arriva avec les douze.

    14.18 Pendant qu'ils étaient à table et qu'ils mangeaient, Jésus dit : Je vous le dis en vérité, l'un de vous, qui mange avec moi, me livrera.

    14.19 Ils commencèrent à s'attrister, et à lui dire, l'un après l'autre : Est-ce moi ?

    14.20 Il leur répondit : C'est l'un des douze, qui met avec moi la main dans le plat.

    14.21 Le Fils de l'homme s'en va selon ce qui est écrit de lui. Mais malheur à l'homme par qui le Fils de l'homme est livré ! Mieux vaudrait pour cet homme qu'il ne fût pas né.

    14.22 Pendant qu'ils mangeaient, Jésus prit du pain ; et, après avoir rendu grâces, il le rompit, et le leur donna, en disant : Prenez, ceci est mon corps.

    14.23 Il prit ensuite une coupe ; et, après avoir rendu grâces, il la leur donna, et ils en burent tous.

    14.24 Et il leur dit : Ceci est mon sang, le sang de l'alliance, qui est répandu pour plusieurs.

    14.25 Je vous le dis en vérité, je ne boirai plus jamais du fruit de la vigne, jusqu'au jour où je le boirai nouveau dans le royaume de Dieu.

    14.26 Après avoir chanté les cantiques, ils se rendirent à la montagne des oliviers.

    14.27Jésus leur dit : Vous serez tous scandalisés ; car il est écrit : Je frapperai le berger, et les brebis seront dispersées.

    14.28 Mais, après que je serai ressuscité, je vous précéderai en Galilée.

    14.29Pierre lui dit : Quand tous seraient scandalisés, je ne serai pas scandalisé.

    14.30 Et Jésus lui dit : Je te le dis en vérité, toi, aujourd'hui, cette nuit même, avant que le coq chante deux fois, tu me renieras trois fois.

    14.31 Mais Pierre reprit plus fortement : Quand il me faudrait mourir avec toi, je ne te renierai pas. Et tous dirent la même chose.

    En savoir plus :

    http://www.info-bible.org/credo/4.2.2.htm

     

    Le carême

     

    Le lavement des pieds

    Le Jeudi Saint, Jésus lave les pieds de ses amis. Par ce geste, il nous dit qu'aimer, c'est accepter de se mettre au niveau des plus pauvres, des plus humbles.

    Jean 13

    13.1
    Avant la fête de Pâque, Jésus, sachant que son heure était venue de passer de ce monde au Père, et ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, mit le comble à son amour pour eux.
    13.2
    Pendant le souper, lorsque le diable avait déjà inspiré au cœur de Judas Iscariot, fils de Simon, le dessein de le livrer,
    13.3
    Jésus, qui savait que le Père avait remis toutes choses entre ses mains, qu'il était venu de Dieu, et qu'il s'en allait à Dieu,
    13.4
    se leva de table, ôta ses vêtements, et prit un linge, dont il se ceignit.
    13.5
    Ensuite il versa de l'eau dans un bassin, et il se mit à laver les pieds des disciples, et à les essuyer avec le linge dont il était ceint.
    13.6
    Il vint donc à Simon Pierre ; et Pierre lui dit : Toi, Seigneur, tu me laves les pieds !
    13.7
    Jésus lui répondit : Ce que je fais, tu ne le comprends pas maintenant, mais tu le comprendras bientôt.
    13.8
    Pierre lui dit : Non, jamais tu ne me laveras les pieds. Jésus lui répondit : Si je ne te lave, tu n'auras point de part avec moi.
    13.9
    Simon Pierre lui dit : Seigneur, non seulement les pieds, mais encore les mains et la tête.
    13.10
    Jésus lui dit : Celui qui est lavé n'a besoin que de se laver les pieds pour être entièrement pur; et vous êtes purs, mais non pas tous.
    13.11
    Car il connaissait celui qui le livrait ; c'est pourquoi il dit : Vous n'êtes pas tous purs.
    13.12
    Après qu'il leur eut lavé les pieds, et qu'il eut pris ses vêtements, il se remit à table, et leur dit : Comprenez-vous ce que je vous ai fait ?
    13.13 
    Vous m'appelez Maître et Seigneur ; et vous dites bien, car je le suis.
    13.14 
    Si donc je vous ai lavé les pieds, moi, le Seigneur et le Maître, vous devez aussi vous laver les pieds les uns aux autres ;
    13.15 
    car je vous ai donné un exemple, afin que vous fassiez comme je vous ai fait.

     

     

    Le carême

     

    Le jardin des Oliviers

    Jésus va prier au jardin des oliviers et se fait arrêter. On l'emmène chez le grand prêtre qui l'interroge.

    Marc 14

    14.32
    Ils allèrent ensuite dans un lieu appelé Gethsémané, et Jésus dit à ses disciples : Asseyez-vous ici, pendant que je prierai.
    14.33
    Il prit avec lui Pierre, Jacques et Jean, et il commença à éprouver de la frayeur et des angoisses.
    14.34
    Il leur dit : Mon âme est triste jusqu'à la mort; restez ici, et veillez.
    14.35
    Puis, ayant fait quelques pas en avant, il se jeta contre terre, et pria que, s'il était possible, cette heure s'éloignât de lui.
    14.36
    Il disait : Abba, Père, toutes choses te sont possibles, éloigne de moi cette coupe ! Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux.
    14.37
    Et il vint vers les disciples, qu'il trouva endormis, et il dit à Pierre : Simon, tu dors ! Tu n'as pu veiller une heure !
    14.38 
    Veillez et priez, afin que vous ne tombiez pas en tentation ; l'esprit est bien disposé, mais la chair est faible.
    14.39
    Il s'éloigna de nouveau, et fit la même prière.
    14.40
    Il revint, et les trouva encore endormis ; car leurs yeux étaient appesantis. Ils ne surent que lui répondre.
    14.41
    Il revint pour la troisième fois, et leur dit : Dormez maintenant, et reposez-vous ! C'est assez ! L'heure est venue ; voici, le Fils de l'homme est livré aux mains des pécheurs.
    14.42 
    Levez-vous, allons ; voici, celui qui me livre s'approche.
    14.43
    Et aussitôt, comme il parlait encore, arriva Judas l'un des douze, et avec lui une foule armée d'épées et de bâtons, envoyée par les principaux sacrificateurs, par les scribes et par les anciens.
    14.44
    Celui qui le livrait leur avait donné ce signe : Celui que je baiserai, c'est lui ; saisissez-le, et emmenez-le sûrement.
    14.45
    Dès qu'il fut arrivé, il s'approcha de Jésus, disant : Rabbi ! Et il le baisa.
    14.46
    Alors ces gens mirent la main sur Jésus, et le saisirent.
    14.47
    Un de ceux qui étaient là, tirant l'épée, frappa le serviteur du souverain sacrificateur, et lui emporta l'oreille.
    14.48
    Jésus, prenant la parole, leur dit : Vous êtes venus, comme après un brigand, avec des épées et des bâtons, pour vous emparer de moi.
    14.49 
    J'étais tous les jours parmi vous, enseignant dans le temple, et vous ne m'avez pas saisi. Mais c'est afin que les Écritures soient accomplies.
    14.50
    Alors tous l'abandonnèrent, et prirent la fuite.
    14.51
    Un jeune homme le suivait, n'ayant sur le corps qu'un drap. On se saisit de lui ;
    14.52
    mais il lâcha son vêtement, et se sauva tout nu.
    14.53
    Ils emmenèrent Jésus chez le souverain sacrificateur, où s'assemblèrent tous les principaux sacrificateurs, les anciens et les scribes.
    14.54
    Pierre le suivit de loin jusque dans l'intérieur de la cour du souverain sacrificateur; il s'assit avec les serviteurs, et il se chauffait près du feu.
    14.55
    Les principaux sacrificateurs et tout le sanhédrin cherchaient un témoignage contre Jésus, pour le faire mourir, et ils n'en trouvaient point ;
    14.56
    car plusieurs rendaient de faux témoignages contre lui, mais les témoignages ne s'accordaient pas.
    14.57
    Quelques-uns se levèrent, et portèrent un faux témoignage contre lui, disant :
    14.58
    Nous l'avons entendu dire: Je détruirai ce temple fait de main d'homme, et en trois jours j'en bâtirai un autre qui ne sera pas fait de main d'homme.
    14.59
    Même sur ce point-là leur témoignage ne s'accordait pas.
    14.60
    Alors le souverain sacrificateur, se levant au milieu de l'assemblée, interrogea Jésus, et dit : Ne réponds-tu rien ? Qu'est-ce que ces gens déposent contre toi ?
    14.61
    Jésus garda le silence, et ne répondit rien. Le souverain sacrificateur l'interrogea de nouveau, et lui dit : Es-tu le Christ, le Fils du Dieu béni ?
    14.62
    Jésus répondit: Je le suis. Et vous verrez le Fils de l'homme assis à la droite de la puissance de Dieu, et venant sur les nuées du ciel.
    14.63
    Alors le souverain sacrificateur déchira ses vêtements, et dit: Qu'avons-nous encore besoin de témoins ?
    14.64
    Vous avez entendu le blasphème. Que vous en semble ? Tous le condamnèrent comme méritant la mort.
    14.65
    Et quelques-uns se mirent à cracher sur lui, à lui voiler le visage et à le frapper à coups de poing, en lui disant : Devine ! Et les serviteurs le reçurent en lui donnant des soufflets.
    14.66
    Pendant que Pierre était en bas dans la cour, il vint une des servantes du souverain sacrificateur.
    14.67
    Voyant Pierre qui se chauffait, elle le regarda, et lui dit : Toi aussi, tu étais avec Jésus de Nazareth.
    14.68
    Il le nia, disant : Je ne sais pas, je ne comprends pas ce que tu veux dire. Puis il sortit pour aller dans le vestibule. Et le coq chanta.
    14.69
    La servante, l'ayant vu, se mit de nouveau à dire à ceux qui étaient présents : Celui-ci est de ces gens-là. Et il le nia de nouveau.
    14.70
    Peu après, ceux qui étaient présents dirent encore à Pierre : Certainement tu es de ces gens-là, car tu es Galiléen.
    14.71
    Alors il commença à faire des imprécations et à jurer : Je ne connais pas cet homme dont vous parlez.
    14.72
    Aussitôt, pour la seconde fois, le coq chanta. Et Pierre se souvint de la parole que Jésus lui avait dite : Avant que le coq chante deux fois, tu me renieras trois fois. Et en y réfléchissant, il pleurait.

    Marc 15

    15.1
    Dès le matin, les principaux sacrificateurs tinrent conseil avec les anciens et les scribes, et tout le sanhédrin. Après avoir lié Jésus, ils l'emmenèrent, et le livrèrent à Pilate.
    15.2
    Pilate l'interrogea: Es-tu le roi des Juifs ? Jésus lui répondit : Tu le dis.

    Suite : http://www.info-bible.org/lsg/41.Marc.html

    En savoir plus :

    http://catholique-nanterre.cef.fr/faq/fetes_jeudi_saint_sens.htm#REPAS PASCAL

     

    Deux célébrations ont lieu le jeudi saint :

    - La messe chrismale,

    -  La messe de la Cène du Seigneur, dans la soirée.

    La messe chrismale

     

    Jeudi Saint

     

    1. Sens 

    La Messe Chrismale est une célébration faite par l'évêque une fois par an pendant la Semaine sainte.

    Elle a pour objet de consacrer le Saint Chrême et de bénir l’Huile des Catéchumènes et l’Huile des Malades.

    Elle a reçue cette appellation parce que c’est au cours de cette célébration que le Saint Chrême est consacré. Elle est appelée souvent  Messe des saintes huiles.

    2. Origine

    Il y a peu d'étude sur l'origine et l'histoire de la messe chrismale. Nous savons cependant qu' au VII° siècle, à Rome, le pape célèbre vers midi dans sa cathédrale du Latran une messe particulière ou il consacre les huiles qui serviront pour les sacrements. L'ensemble des prêtres de la ville sont invité à y participer. 

    3. Histoire de la messe chrismale

    Bénédiction et consécration des huiles

    L'histoire de la messe chrismale est mieux connue en Gaule. 

    Au VIII° c'est au cours de la messe du soir, ou l'on commémore l'institution de l'eucharistie, que l'évêque consacre le Saint chrême et fait la bénédiction des huiles.

    Vers 950, les saintes huiles étaient processionnellement apportées à l'évêque, procession à la quelle participent 12 prêtres qui étaient les coopérateurs du pontife. Celui-ci faisait le mélange du baume et de l'huile et soufflait trois fois sur le Saint chrême.

    Après le concile de Trente, la "Messe des saintes huiles" est reportée au jeudi matin et elle perd en partie sa dimension ecclésiale car l'ensemble des prêtres n'y participe pas. Il y a seulement 12 prêtres qui entourent l'évêque pour la bénédiction des huiles.

    Renouvellement des promesses sacerdotales

    Paul VI en 1969 apporte une nouvelle étape dans l'histoire de la messe chrismale.

    Il en fait une fête du sacerdoce ou tous les prêtres sont invités, au cours de cette cérémonie,  à renouveler l'engagement qu'ils ont pris à leur ordination. 

     Le Jeudi saint est ainsi considéré comme la fête des prêtres.  

     Le Jeudi saint, le pape Jean Paul II a adressé chaque année une lettre aux prêtres. C'est Jean Paul II qui à pris cette initiative. En 2002, la lettre portait sur la réconciliation, en 2003 sur l'eucharistie. Benoît XVI n'a pas continué cette tradition.

    Fête diocésaine

    Actuellement le caractère ecclésiale et communautaire de la messe chrismale s'accentue.

    Dans tous les diocèses, prêtres diacres et fidèles se réunissent pour célébrer la messe chrismale  avec leur évêque.

    C'est habituellement dans la cathédrale du diocèse et parfois dans une autre église pour favoriser la participation des fidèles.

    Cela devient une fête diocésaine à la quelle on invite de plus en plus les fidèles à participer. C'est, semble-il encore un renouveau dans l'histoire de la messe chrismale. 

    CÉLÉBRATION DE LA MESSE CHRISMALE 

    La célébration de la messe chrismale doit normalement avoir lieu le matin du Jeudi saint, mais pour des raisons pratiques, pour favoriser la participation des prêtres et des fidèles, cette cérémonie est souvent transférée le soir du mardi saint ou du mercredi saint. La célébration est faite avec des ornements blancs.

    1. Renouvellement des promesses sacerdotales

    A la fin de ses homélies de la messe chrismale, l'évêque invite les prêtres à renouveler leur promesse sacerdotale, l'engagement qu'ils ont pris le jour de leur ordination, engagement de service auprès de leur évêque.

    Ils manifestent ainsi leur volonté de suivre le Christ et de poursuivre leur mission dans l'Église.

    L'évêque pose aux prêtres trois questions concernant leur engagement et à trois reprises les prêtres répondent "oui je le veux. 

     Ce renouvellement des promesses sacerdotales a été instauré par Paul VI en 1969.

    Le renouvellement des promesses est actuellement étendu aux diacres. Le renouvellement des promesses diaconales se fait souvent au moment du signe de paix. -  Au cours de la messe sont honorés les prêtres jubilaires du diocèse. 

    2. Homélies de la messe chrismale par l'évêque

    Dans ses homélies de la messe chrismale l'évêque donne souvent le sens du renouvellement des promesses que les prêtres ont fait le jour de leur ordination.

    Il s'adresse aussi maintenant aux diacres en évoquant leur engagement.

    D'autre part il montre la signification de la liturgie de la messe des huiles, le sens de la bénédiction des huiles et de la consécration du saint chrême.

    3. Bénédiction des huiles et consécration du saint chrême 

    Après l'engagement des prêtres, l'évêque fait la bénédiction des huiles, l'huile des malades et l'huile des catéchumènes, et il consacre le Saint chrême.

    Il peut aussi bénir l'huile des malades  avant la conclusion de la prière eucharistique et faire la bénédiction de l'huile des catéchumènes et la consécration du Saint chrême après la communion. - La consécration du Saint chrême est une liturgie plus solennelle que la bénédiction des huiles. L'évêque verse le baume dans l'urne, puis il dit une longue prière de consécration. Pendant cette prière tous les prêtres concélébrant étendent la main vers le saint chrême.

    4. Le saint chrême et les saintes huiles

    Le Saint chrême est un composé d'huile d'olive et de baume, lequel est une espèce de résine très-odorante.

    Il sert pour les sacrements de baptême, de confirmation et d'ordination qui confèrent ce que les théologiens appellent un "caractère", une marque définitive.

    Il sert aussi pour la consécration des églises et des autels.

    " L'huile des catéchumènes " et " l'huile des malades " n'admettent aucun mélange. Elles doivent être une huile d'olive.

    En cas de nécessité, la bénédiction des huiles, de l'huile des malades et de l'huile des catéchumènes peut être faite en dehors de la cérémonie de la messe de la bénédiction des huiles par le prêtre local lorsqu'il célèbre le sacrement.

    La bénédiction des huiles est nécessaire pour la célébration de ces sacrements.

    - L'huile des catéchumènes contribue à la première partie du baptême pour l'exorcisme.

    - L'huile des malades est utilisée pour le sacrements des malades.

    L'huile des catéchumènes est appelée aussi huile des exorcismes et l'huile des malades est appelée aussi huile des infirmes.

    Après la célébration de la messe chrismale, chaque paroisse repart avec un peu de Saint chrême et d'huiles saintes. Ces saintes huiles et le Saint chrême serviront tout au long de l'année. 

    Source

     



    La messe de la Cène du Seigneur.

     

    Jeudi Saint

     

    Elle commémore l’institution de l’Eucharistie.

    Elle ouvre le Triduum pascal. (Le Triduum (littéralement « trois jours »), s'étend du soir du Jeudi saint au matin du dimanche de Pâques, soit une durée de trois jours pendant laquelle l'Église célèbre la Passion, la Mort et la Résurrection de Jésus).

    Après l’homélie, le célébrant procède au rite du lavement des pieds, qui reproduit le geste du Seigneur (cf. Jn 13, 3-17).

    Douze hommes ont le pied droit lavé par le prêtre lors de la messe.

    A la fin de la messe, le Saint-Sacrement est porté en procession jusqu’au reposoir.

    La participation à la célébration du Jeudi saint.

    La liturgie du Jeudi saint nous fait vivre une expérience spirituelle d'intimité avec Jésus, de recueillement et d'amour d'une grande gravité.

    Nous revivons le dernier repas de Jésus avec ses disciples et aussi son agonie au jardin des oliviers.

    Le Jeudi saint est un temps exceptionnel d'union avec Jésus. 

    Dans beaucoup d'églises, on est invité a communier au sang du Christ, comme cela est prévu dans le missel romain.

    C'est l'occasion de ressentir profondément l'amour du Christ qui a donné sa vie pour nous. Souvent des adultes font leur première communion le Jeudi saint.

    Le geste du lavement des pieds est impressionnant. Il nous met en cause personnellement.  La liturgie de cette fête nous concerne au plus intime de nous-même.

    Célébration de la messe du Jeudi saint. 

    L'unique messe du Jeudi saint a lieu le soir.

    Le célébrant porte un ornement blanc. Tous les prêtres y concélèbrent.

    C'est la messe "en mémoire de la Cène du Seigneur". 

    Le chant par excellence du Jeudi saint est "La nuit qu'il fut livré" (C3). 

     La première lecture est le récit de la Paque juive  (Exode 12,1-14).

    L'agneau pascal immolé et mangé au cours du repas de la Paque par les familles d'Israël préfigure le Christ agneau de Dieu immolé sur la croix qui enlève les péchés du monde. 

     La deuxième lecture "Le repas du Seigneur" (1 Cor,11,23-26) est le plus ancien récit de l'institution de l'eucharistie. "J'ai reçu du Seigneur, dit St Paul aux Corinthiens, ce qu'a mon tour je vous ai transmis.

    Évangile : Le lavement des pieds (Jean 13,1-15). 

    Ce geste symbolique du lavement des pieds a d'abord une signification de service mutuel dans l'humilité. Jésus s'est fait "serviteur" et il nous invite à l'imiter "C'est un exemple que je vous ai donné, ce que j'ai fais, faites le vous aussi".

    Nous devons tous être serviteur des autres. - Ce geste a aussi une signification de purification ; Jésus dit en effet à Pierre "Si je ne te lave pas, tu n'auras pas de part avec moi" 

    On ne dit pas le Credo.

    Célébration du lavement des pieds

     Jeudi Saint

     

    Après la lecture de l'Évangile et l'homélie, le prêtre qui préside l'eucharistie lave, selon l'exemple de Jésus, les pieds de quelques personnes.

    Il se met à genoux devant ceux dont il va laver les pieds, verse de l'eau sur les pieds, puis il les essuie.

    Dans certains pays comme en Angleterre il embrasse les pieds qu'il a lavés.

    Pour ce geste symbolique, on choisit parfois des enfants ou des handicapés pour exprimer le service des plus petits.

    Aux JMJ de Toronto, 12 jeunes symbolisaient les 12 apôtres. 

    - Pour désigner le lavement des pieds, on utilise parfois le mot latin "mandatum" ce qui signifie le commandement nouveau.

    C'est aux pieds de chacun de nous que Jésus s'est abaissé. 

    Le geste du lavement des pieds a une grande force expressive s'il est fait en silence. Dans certaines églises on a adapté ce geste en lavant les mains, mais c'est moins représentatif du geste de Jésus. 

     Le lavement des pieds n'est pas obligatoire. Il peut se faire aussi en dehors de la messe.

    LA VEILLÉE D'ADORATION DU JEUDI SAINT

    1. Port de l'Eucharistie au reposoir 

    A la fin de la célébration, le Saint-Sacrement est retiré de l'église jusqu'a la veillée pascale.

    L'eucharistie est portée solennellement en un lieu que l'on nomme "reposoir" et qui traditionnellement est décoré de palmes, de fleurs et de luminaires, mais actuellement souvent plus dépouillé.

    Dans beaucoup de paroisse, les fidèles participent à la procession. Tous portent un cierge allumé.

    A l'arrivé au reposoir, le prêtre encense le Saint Sacrement et on chante le "Tantum ergo". 

     L'eucharistie est conservée pour la communion du Vendredi saint. 

    2. Dépouillement de l'église 

    On procède au dépouillement des autels, nappes et ornements et on voile les croix et les statues de l'église.

    On éteint les cierges. Ce dépouillement évoque la situation de Jésus qui dans sa passion et sa mort est dépouillé de tout.

    3. Silence des cloches

    Depuis le gloria de la messe du Jeudi saint, pendant le quel on fait sonner les cloches, jusqu'au gloria de la messe de la vigile pascale, c'est le silence des cloches qui évoque la mort de Jésus.

    La tradition du silence des cloches prit naissance lorsque, vers le 7ème siècle, l'Église interdit de sonner les cloches en signe de deuil entre le Jeudi Saint et le Dimanche de Pâques.

    Le silence des cloches a une grande portée symbolique. Elles carillonneront joyeusement pour annoncer la résurrection.

    4. Veillée d'adoration devant le reposoir 

    On est invité à  se recueillir et à adorer le Saint Sacrement qui est exposé au reposoir en méditant en silence l'agonie de Jésus dans la solitude du jardin des oliviers à Gethsémani.

    On répond à son appel "Veillez et priez".

    Ce temps d'adoration permet de veiller avec le Christ Jésus dans la nuit du Jeudi saint. 

     Il y a aussi une tradition qui invite à lire à haute voix le dernier entretien de Jésus avec ses disciples (Jean 13,31 - 17,26). On veille à ce qu'il y ait toujours un nombre convenable d'adorateurs en présence, du moins jusqu'à minuit.

    Source

    Vidéo : http://youtu.be/4FouTEn_OHA 

     


     

     

     

     

     

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