• Istanbul, Turquie (Constantinople) Notre-Dame de Blachernes (626)

     
     

    Istanbul, Turquie (Constantinople)

    Notre-Dame de Blachernes (626)

     

     La Blachernitissa icône de la Mère de Dieu Théotokos (46 × 37,5 × 4 cm ; Galerie Tretiakov, Moscou)

    Source photo : https://fr.wikipedia.org/wiki/Blachernitissa

     

    À la population de Constantinople (626)

    En 626, le patriarche Serge Ier fait appel à la population afin d'invoquer Marie avec lui pour résister au siège que les Perses font subir à la ville.

    Au onzième jour du siège, une dame à l'apparence de grande noblesse, flanquée de deux servantes, se dirige vers le campement des Perses.

    Les assaillants la prennent pour l'impératrice en mission diplomatique ; mais la dame disparaît après avoir dévié de sa trajectoire, ce qui provoque une bagarre dans le camp adverse et finalement les Perses lèvent le siège.

    La population interprète cet événement comme directement suscité par la Vierge, sous l'apparence de cette noble dame.

    Source :

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Madone_de_Constantinople

     

    L'Église Sainte-Marie-des-Blachernes

    L’église abritait une célèbre icône de la Vierge vénérée sous le nom de Blachernitissa (ou Vlachernitissa, les lettres « V » et « B » se prononçant presque identiquement) découlant de l’église.

    Peinte sur bois, elle était protégée par une couverture repoussée d’or et d’argent.

    L’icône et les reliques de la Vierge étaient conservées dans le parecclesion* (voir image plus haut).

    On recourait à leurs pouvoirs miraculeux lors de guerres ou de catastrophes naturelles.

    La première preuve de leur pouvoir date de 626 lorsque Constantinople fut assiégée par les forces combinées des Avars et des Perses alors que l’empereur Héraclius (r. 610-641) était parti combattre ces derniers en Mésopotamie.

    Constantin, le fils de l’empereur, ainsi que le patriarche Sergios et le patrice Bonos portèrent l’icône de la Blachernitissa en procession autour des remparts tout en chantant une hymne composée par le patriarche, l’ «Akathistos», encore chanté de nos jours (voir plus bas).

    Peu de temps après, la flotte des Avars était détruite. Le khan des Avars devait par la suite avouer qu’il avait pris peur après la vision d’une jeune femme ornée de bijoux parcourant la muraille.

     

     

    Plan de Constantinople vers 1420 d’après Cristoforo Buondelmonti. Le quartier des Blachernes se trouve à gauche du centre-ville, entouré par les murailles de la ville au sud de la Corne d’Or

     

    Après la levée du siège, les Constantinopolitains constatèrent à leur grande surprise que l’église, située hors des murs de la ville, avait miraculeusement échappé au pillage.

    Lorsqu’ Héraclius, après avoir vaincu les Perses à Jérusalem, revint à Constantinople, c’est à Sainte-Marie-des-Blachernes que le patriarche le reçut.

    Quelque temps après, l’empereur faisait construire un mur spécial, prolongeant le mur de Théodose de façon que le quartier des Blachernes soit inclus dans la ville (Voir image ci-contre).

    Source :

    https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_Sainte-Marie-des-Blachernes

     

    En savoir plus :

    L'acathiste : https://fr.wikipedia.org/wiki/Acathiste