• Infaillibilité pontificale

     
     

    Infaillibilité pontificale

     

     

     

    Pour l'Église catholique romaine, l'infaillibilité pontificale est un dogme selon lequel le pape ne peut se tromper lorsqu'il s'exprime ex cathedra (c'est-à-dire en tant que Docteur suprême de l'Église et en engageant sa pleine autorité apostolique), et ce, en matière de foi et de morale.

    Ce dogme a été défini solennellement en 1870 lors du premier concile œcuménique du Vatican, quoique l'Église lui confère des origines anciennes.

    Il est à l'origine du schisme mineur de l'Église vieille-catholique.

    Il est en revanche un point d'achoppement majeur dans le dialogue œcuménique avec l'Église orthodoxe, les Églises protestantes et l'Église anglicane, et un point de rupture définitif pour la philosophie rationaliste qui y voit le sommet de l'argument d'autorité.

    La constitution dogmatique Lumen gentium (21 novembre 1964) proclamée par le 2e concile du Vatican, explicite : « Le Pontife romain, chef du collège des évêques, jouit, du fait même de sa charge, de cette infaillibilité quand, en tant que pasteur et docteur suprême de tous les fidèles, et chargé de confirmer ses frères dans la foi, il proclame, par un acte définitif, un point de doctrine touchant la foi et les mœurs. »

    L'infaillibilité pontificale ne signifie pas que le pape soit exempt du péché, ni qu'il ne puisse commettre des erreurs.

    Conditions de l'infaillibilité pontificale

    Une déclaration d'un pape qui exerce l'infaillibilité pontificale est considérée comme une définition pontificale solennelle ou enseignement ex cathedra. On ne doit pas confondre un tel type de déclaration avec des enseignements qui sont infaillibles du fait d'une définition solennelle d'un concile œcuménique, ou avec des enseignements qui sont infaillibles du fait qu'ils proviennent du magistère ordinaire et universel.

    Pour des détails sur ces autres sortes d'enseignements infaillibles : Magistère de l'Église catholique.

    Selon l'enseignement du concile Vatican I et de la tradition catholique, les conditions requises pour l'enseignement ex cathedra sont les suivantes :

    1. « Le pontife romain »
    2. « parle ex cathedra » (c'est-à-dire dans l'accomplissement de sa fonction comme pasteur et enseignant de tous les chrétiens, et en vertu de son autorité apostolique suprême)
    3. « il définit »
    4. « qu'une doctrine concernant la foi ou les mœurs »
    5. « doit être tenue pour vraie dans toute l'Église »

    Pour qu'un enseignement d'un pape ou d'un concile œcuménique soit reconnu comme infaillible, l'enseignement doit rendre clair le fait que l'Église le considère comme définitif et engageant. Il n'y a pas d'expression particulière pour cela, mais le pape utilise habituellement l'une ou l'autre des expressions suivantes :

    1. une formule verbale qui indique que l'enseignement est définitif (comme « Nous déclarons, décrétons et définissons... »),
    ou
    2. un anathème qui déclare que quiconque le désapprouve délibérément se place en dehors de l'Église catholique romaine.

    Par exemple, dans Munificentissimus Deus, la définition infaillible du Pape Pie XII concernant l'Assomption de la Vierge Marie, les formules suivantes sont indiquées en conclusion : « Qu'il ne soit permis à qui que ce soit de détruire ou d'attaquer ou contredire, par une audacieuse témérité, cet écrit de Notre déclaration, décision et définition. Si quelqu'un avait la présomption d'y attenter, qu'il sache qu'il encourrait l'indignation du Dieu Tout-Puissant et des bienheureux apôtres Pierre et Paul. »

    Un enseignement « infaillible » d'un pape ou d'un concile œcuménique peut contredire des enseignements antérieurs de l'Église, dans la mesure où ils ne sont pas eux-mêmes considérés comme infaillibles. Dans ce cas, les enseignements faillibles antérieurs sont immédiatement abrogés. Évidemment, un enseignement infaillible ne peut pas contredire un enseignement antérieur infaillible, y compris les enseignements infaillibles de la Bible ou de la Tradition. Aussi, du fait du sensus fidelium, un enseignement infaillible ne peut pas être contredit ultérieurement par l'Église catholique romaine.

    Ex cathedra

    Dans la théologie catholique, l'expression latine ex cathedra, signifiant littéralement « depuis la chaire », se réfère à un enseignement du pape dont on considère qu'il a l'intention d'invoquer l'infaillibilité.

    Rappelons que le dogme de l'infaillibilité pontificale n'a été formulé qu'au concile Vatican I (1870) par Pie IX, qu'il ne s'exerce que très rarement, et que le magistère de l'Église s'exerce non seulement sous la forme du magistère extraordinaire, mais aussi sous la forme du magistère ordinaire universel.

    La « chaire » à laquelle on se réfère n'est pas littéralement une chaire, mais se réfère symboliquement à la position du pape en tant qu'enseignant officiel de la doctrine catholique : la chaire était le symbole de l'enseignant dans l'ancien monde, et les évêques jusqu'à aujourd'hui ont une cathèdre (cathedra), un siège ou trône, comme symbole de leur enseignement et de leur autorité de gouvernement. On dit souvent que le pape occupe la « chaire de saint Pierre », étant donné que les Catholiques le tiennent des apôtres, parmi lesquels Pierre avait un rôle spécial en tant que gardien de l'unité. Ainsi, le pape en tant que successeur de saint Pierre joue le rôle de porte-parole de toute l'Église parmi les évêques, successeurs des apôtres.

    Histoire théologique

    Fondement de l'infaillibilité dans les Écritures

    Le dogme catholique romain fonde la légitimité de l'autorité apostolique de l'évêque de Rome dans l'interprétation théologique d'un certain nombre de passages des Évangiles - les Écritures -, d'où découlerait le dogme théologique de son infaillibilité, à savoir :

    • Jn 1. 42, « Jésus, l'ayant regardé, dit : Tu es Simon, fils de Jonas ; tu seras appelé Céphas (ce qui signifie Pierre) ».
    • Mc 3. 16 " Voici les douze qu'il établit : Simon, qu'il nomma Pierre ;... »
    • Mt 16. 18 « Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Église, et que les portes de l'enfer ne prévaudront point contre elle » ;
    • Mt 7. 24-28, « C'est pourquoi, quiconque entend ces paroles que je dis et les met en pratique, sera semblable à un homme prudent qui a bâti sa maison sur le roc ».
    • Jn 21. 15-17 « Jésus lui dit : Pais mes brebis (ou agneaux). » (déclaré trois fois)
    • Lc 10. 16 « Celui qui vous écoute m'écoute, et celui qui vous rejette me rejette ; et celui qui me rejette rejette celui qui m'a envoyé. »
    • Lc 22. 31-32 « Mais j'ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille point ; et toi, quand tu seras converti, affermis tes frères »
    • Ac 15. 28 « Car il a paru bon au Saint Esprit et à nous de ne vous imposer d'autre charge que ce qui est nécessaire, ... » (les Apôtres parlent avec la voix du Saint Esprit)
    • Mt 10. 2 « Voici les noms des douze apôtres. Le premier, Simon appelé Pierre,... » (Pierre est le premier).

    Ludwig Ott pointe les nombreuses indications dans les Écritures selon lesquelles Pierre reçut un rôle de primauté par rapport aux autres apôtres : Mc 5. 37, Mt 17. 1, Mt 26. 37, Lc 5. 3, Mt 17. 27, Lc 22. 32, Lc 24. 34, et 1Co 15. 5.

    Haut Moyen Âge

    Bien que l'autorité doctrinale de l'évêque de Rome soit devenue officielle depuis le Ve siècle, la supériorité de l'autorité du pape sur celle du concile ne s'est imposée que tardivement.

    Lors du deuxième concile de Constantinople, en 553, les débats mirent en évidence l'indéfinition de l'autorité du pape face à celle de l'Empereur et à celle des évêques réunis. L'autorité doctrinale du pape fut ensuite mise à mal par la condamnation pour hérésie d'Honorius en 680 au troisième concile de Constantinople, reprise en 692 puis en 787 au IIe concile de Nicée, et enfin le concile cadavérique de 897 (les choix politiques du pape Formose s'étant en effet réclamés de la morale).

    Bas Moyen Âge

    Ce n'est qu'à partir du Grand Schisme d'Orient, en 1054, que l'autorité doctrinale va se reporter sur le pape seul. Mais cette centralisation croissante du pouvoir pontifical ne se fera pas sans crises et retours en arrière.

    L'épisode du Grand Schisme d'Occident, au tournant des XIVe et XVe siècle, où deux puis trois papes se disputèrent l'autorité suprême en s'accusant mutuellement d'hérésie et en s'excommuniant à tour de rôle, fut l'occasion de réaffirmer la supériorité du concile sur le pape lors du Concile de Constance. Marsile de Padoue et Guillaume d'Occam comptèrent parmi les théoriciens du conciliarisme.

    Définition de 1870

    Contexte historique

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    Concile Vatican I

    La définition de l'infaillibilité pontificale comme un dogme de l'Église catholique, voulue par le pape Pie IX a été décidée au cours de la quatrième et dernière session du concile Vatican I à la suite de vigoureux débats. La définition fut finalement votée à l'unanimité moins deux voix contre, à la faveur du départ précipité des évêques français et allemands, soit en raison du contexte diplomatique (la guerre franco-prussienne étant sur le point d'éclater), soit préférant s'abstenir et quitter Rome plutôt que de voter non. Lors des séances préparatoires, une grande partie des évêques français (notamment Mgr Dupanloup), allemands et suisses s'étaient prononcés contre cette définition. La correspondance du futur Cardinal Newman semble indiquer son opposition initiale et son ralliement final.

    Après de longues confrontations et discussions théologiques, le 13 juillet 1870 encore, un quart de l'assemblée exprime son désaccord. Les tractations reprennent, des précisions sont apportées, mais sans rallier pourtant l'ensemble de la minorité. Le 18 juillet 1870, le concile, par les voix de 533 des 535 Pères présents, affirme la primauté universelle du pape et définit le dogme de l'infaillibilité pontificale. Cette infaillibilité est strictement et précisément délimitée au cas où le pape se prononce ex cathedra (voir ci-dessus). Les deux Pères qui avaient voté non et ceux qui s'étaient abstenus se rallient alors, après la ratification par le pape du vote du concile. Le monde catholique suivit dans son ensemble, à l'exception de quelques-uns dont le plus fameux fut l'historien et théologien Ignaz von Döllinger.

    Conclusion du quatrième chapitre de sa Constitution Dogmatique sur l'Église Pastor Æternus, promulguée solennellement par le Pape Pie IX, le concile Vatican I en 1870  :

    [...] Ce pouvoir du Souverain Pontife ne fait nullement obstacle au pouvoir de juridiction épiscopal ordinaire et immédiat, par lequel les évêques, établis par l'Esprit Saint (Ac, 20, 28) successeurs des Apôtres, paissent et gouvernent en vrais pasteurs chacun le troupeau à lui confié [...].

    [...] nous enseignons et proclamons comme un dogme révélé de Dieu :

    Le pontife romain, lorsqu'il parle ex cathedra , c’est-à-dire lorsque, remplissant sa charge de pasteur et de docteur de tous les chrétiens, il définit, en vertu de sa suprême autorité apostolique, qu'une doctrine, en matière de foi ou de morale, doit être admise par toute l'Église, jouit par l'assistance divine à lui promise en la personne de saint Pierre, de cette infaillibilité dont le divin Rédempteur a voulu que fût pourvue l'Église, lorsqu'elle définit la doctrine sur la foi ou la morale. Par conséquent, ces définitions du Pontife romain sont irréformables de par elles-mêmes et non en vertu du consentement de l'Église.

    Si quelqu'un, ce qu'à Dieu ne plaise, avait la présomption de contredire notre définition qu'il soit anathème.

    Implications

    Selon la théologie catholique, ceci est une définition dogmatique infaillible par un concile œcuménique. L'infaillibilité du pape fut ainsi officiellement définie en 1870.

    La Constitution Dogmatique Lumen Gentium du concile œcuménique Vatican II, réitère explicitement la définition de l'infaillibilité pontificale :

    Ce saint Synode, à l'exemple du Concile Vatican I, enseigne avec lui et déclare que Jésus-Christ, Pasteur éternel, a édifié la sainte Église en envoyant les Apôtres comme lui-même avait été envoyé par le Père (cf. Jn 20, 21), et a voulu que leurs successeurs, c'est-à-dire les évêques, fussent dans son Église pasteurs jusqu'à la fin des siècles. Et afin que l'épiscopat lui-même fût un et sans fissure, il a mis à la tête des autres Apôtres le bienheureux saint Pierre qu'il a établi comme principe et fondement perpétuel autant que visible de l'unité de la foi et de la communion (1). Cette doctrine de l'institution, de la perpétuité, de la valeur et de la raison de la sacrée primauté du Pontife romain et de son infaillible magistère, le saint Concile la propose de nouveau à tous les fidèles pour qu'elle soit crue fermement ; et poursuivant le même dessein, il a décidé de professer et de proclamer publiquement la doctrine concernant les évêques, successeurs des Apôtres, lesquels, avec le successeur de Pierre, Vicaire du Christ (2) et Chef visible de toute l'Église, gouvernent la maison du Dieu vivant.

    Parce que la définition de 1870 n'est pas vue par les catholiques comme la création de l'Église, mais comme la révélation dogmatique d'une Vérité sur le magistère pontifical, les enseignements pontificaux faits avant la proclamation de 1870 peuvent, s'ils remplissent les critères indiqués dans la définition dogmatique, être considérés comme infaillibles. Ineffabilis Deus en est un exemple. Toutefois, la thèse de la position traditionnelle tardivement codifiée fut contestée par Hans Küng et August Bernhard Hasler dans les années 1970.

    Dans le § 11 de sa Note doctrinale qui explicite le Motu proprio Ad Tuendam Fidem de Jean-Paul II (1998), le cardinal Ratzinger prend précisément l'historique de ce dogme de l'infaillibité comme exemple : avant même sa définition solennelle en 1870, cette vérité était déjà enseignée par l'Eglise comme "définitive" et "devant être tenue par tous", et c'était donc un exemple de vérité "du second alinéa", qui est devenu ensuite un "dogme de foi" proprement dit ; d'autres vérités seraient susceptibles d'être définies aussi à l'avenir.

    Usage de l'infaillibilité pontificale

    Un pape invoque l'infaillibilité pontificale lorsqu'il proclame solennellement un dogme. Cela ne s'est produit qu'une seule fois depuis 1870, pour le dogme de l'Assomption de la Vierge Marie, proclamé par le pape Pie XII en 1950, après consultation des évêques du monde entier. Du point de vue de la doctrine catholique, le pape pourrait invoquer l'infaillibilité pontificale en matière de morale, mais, à proprement parler, ce ne fut jamais fait, même dans les affirmations les plus fermes de Paul VI dans l'encyclique Humanae Vitae en 1968 excluant la contraception artificielle, ou celles de Jean Paul II dans l'encyclique Evangelium vitae condamnant l'avortement provoqué et l'euthanasie en 1995.

    Dans un tout autre domaine, la lettre apostolique Ordinatio Sacerdotalis de Jean-Paul II du 22 mai 1994 déclarant que l'Église n'a pas le pouvoir d'ordonner des femmes prêtres, ne constitue pas un enseignement ex cathedra définissant un dogme de foi. Toutefois, à l'occasion du motu proprio Ad Tuendam Fidem, il a été rappelé qu'Ordinatio Sacerdotalis a tranché la question de manière définitive, et que son contenu relève du domaine de l'infaillibilité du Magistère ordinaire.

    Désaccords avec cette doctrine

    Schisme vieux-catholique

    Article détaillé : Église vieille-catholique.

    Un certain nombre de fidèles catholiques, notamment en Allemagne, Suisse ou Hollande, ont refusé les conclusions du concile de Vatican I et notamment la proclamation du dogme de l'infaillibilité. L'archevêque « vieil-épiscopal » d'Utrecht, dont la position est issue d'un schisme antérieur, Mgr Loos, s'associe au mouvement et l'aide à se structurer. L'acte fondateur de la nouvelle église est la Déclaration d'Utrecht adoptée en 1889.

    Position des églises orthodoxes

    Pour les églises orthodoxes, l'infaillibilité pontificale est totalement inconcevable. Par principe l'église orthodoxe ne prend que des décisions collégiales, c'est pourquoi le choix d'une décision unilatérale est choquante pour ces églises. Les synodes réunissant les évêques orthodoxes sont rarissimes, pourtant, ceux-ci se sont réunis en 1848, pour mettre en garde l'Église catholique sur son choix d'établissement de l'infaillibilité pontificale. Les églises orthodoxes considèrent qu'une fois de plus, l'Église catholique prend des libertés avec les textes du christianisme en introduisant des nouveautés non canoniques et en rajoutant des difficultés dans le dialogue œcuménique.

    Pour Justin Popović, parfois considéré comme un Père de l'Église orthodoxe, le dogme de l'infaillibilité pontificale constitue la troisième grande chute de l'humanité, après celle d'Adam et de Judas. Comme Adam et Judas, le pape veut devenir bon, parfait, dieu, par lui-même.

    Position des églises protestantes

    Le protestantisme, depuis ses débuts, ne reconnait pas l'autorité du Pape comme chef de la chrétienté. Seul Jésus-Christ est reconnu comme tel. L'enseignement contenu dans la Bible est considéré comme unique élément normatif pour la foi, c'est-à-dire que toute affirmation dogmatique doit pouvoir s'appuyer sur les propos bibliques. S'il y a contradiction entre l'enseignement biblique et l'enseignement de l'Église, cette dernière doit revoir son opinion et se conformer aux Écritures. Par exemple, l'affirmation dogmatique déclarée infaillible sur l'Assomption de Marie ne peut être reconnue valide en milieu protestant, car elle ne trouve aucun fondement dans la Bible.

    « Infaillibilité » et « primauté »

    L'infaillibilité pontificale, qui concerne donc la véracité des actes pontificaux en matière de Foi et de morale, est souvent confondue avec la primauté pontificale, qui concerne l'autorité juridictionnelle du pape dans l'Église.

    L'autre infaillibilité : les conciles œcuméniques

    Le Pape n'est cependant pas seul à disposer de l'infaillibilité. Conformément au droit canonique :

    « Can. 749 - § 2. Le collège des évêques jouit lui aussi de l'infaillibilité dans le magistère lorsque les évêques assemblés en concile œcuménique exercent le magistère comme docteurs et juges de la foi et des mœurs, et déclarent pour l'Église tout entière qu'il faut tenir de manière définitive une doctrine qui concerne la foi ou les mœurs ; ou bien encore lorsque les évêques, dispersés à travers le monde, gardant le lien de la communion entre eux et avec le successeur de Pierre, enseignant authentiquement en union avec ce même Pontife romain ce qui concerne la foi ou les mœurs, s'accordent sur un point de doctrine à tenir de manière définitive. »

    Pour plus de précisions, voir l'article Magistère de l'Église

    Source