• Filles de Marie de Pesche

     
     

    Filles de Marie de Pesche

     

     

    Filles de Marie de Pesche

     

    Les Filles de Marie (de Pesche) forment une congrégation religieuse féminine de droit diocésain. Fondée par l’abbé Nicolas-Joseph Baudy (1765-1822) curé de Pesche dans le diocèse de Namur (Belgique) la congrégation se consacre à l’éducation religieuse des enfants et au service paroissial.

    Elle eut une grande expansion, particulièrement dans les diocèses de Namur, Tournai et de Liège (Belgique).

    Origine et fondation 

    En 1798, passés les jours de la Terreur, l’abbé Baudy sort de la clandestinité et revient dans la paroisse de Pesche dont il était le curé.

    Il est ému d’y constater la profonde désaffection et grande ignorance religieuse.

    Avec l’aide de deux jeunes filles du village, Françoise Lorsignol et Amérine Luc, il ouvre le 1 octobre 1819 une petite école paroissiale.

    Ayant l’intention de fonder un institut religieux il les envoie se former en France.

    Il faut attendre 1830 et l’indépendance de la Belgique (la nouvelle constitution garantissant la liberté religieuse) pour qu’un tel projet puisse voir le jour.

    L’abbé Rousseau (1798-1842), successeur de l’abbé Baudy à Pesche, organise le petit groupe d’institutrices en une communauté religieuse pour laquelle il écrit une ‘règle de vie’ qui est approuvée en 1835 par Mgr Jean-Arnold Barrett, évêque de Namur. Les trois premières ‘Filles de Marie’ prononcent leurs vœux de religion le 8 mai 1835. Françoise Lorsignol est la première supérieure.

    Développement et Histoire

    L’approbation est plusieurs fois renouvelée par les évêques successifs de Namur, et étendue aux diocèses de Tournai et Liège. Mgr Thomas-Louis Heylen l’érige en congrégation religieuse de droit diocésain en 1923.

    Lorsque, en 1841, la fondatrice se retire pour des raisons de santé, sa compagne des premiers jours, Amérine Luc prend la relève et sera la supérieure jusqu’en 1874.

    Les Filles de Marie se développent rapidement : elles ouvrent des écoles paroissiales, enseignent, forment des enseignantes et animent les patronages paroissiaux.

    Toutes les paroisses rurales de Wallonie de quelque importance ont leur ‘école des sœurs’ qui y assurent l’enseignement fondamental.

    Dans les villes (La Louvière, Charleroi), des écoles professionnelles pour jeunes filles sont créées.

    En 1923 le Filles de Marie fondent leur première maison au Congo, à Nkenda, et peu après à Mangembo (diocèse de Matadi). Cette branche congolaise s’est développée en congrégation autonome des ‘Sœurs de Sainte-Marie de Matadi’ avec laquelle les Filles de Marie gardent des contacts. En 1969 : une première fondation en Argentine. Et depuis 1991, à Czestochowa, en Pologne.

    Aujourd’hui

    En 1930 la congrégation des Filles de Marie compte 146 maisons et 668 religieuses. Leur nombre a fort diminué. En 1970 elles sont 353 religieuses, en 58 communautés. La maison généralice se trouve toujours à Pesche même si le noviciat se trouve à Bruxelles.

    Site : http://fr.wikipedia.org/wiki/Filles_de_Marie_%28de_Pesche%29

    Le site internet : http://www.pesche.eu/

     

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