• Catéchisme : L'extrême-onction

     
     

    L'extrême onction

     

     

     

     Notre Seigneur s'occupait volontiers des malades pour les consoler, les convertir et les guérir.

    Son ministère en Galilée et en Judée n'est qu'une longue suite de miracles, où par ses paroles e par ses gestes, il apparaît comme le vainqueur de toutes les infirmités humaines et de la mort elle-même. Boiteux, sourds, aveugles, paralytiques, possédés du démon, tous sont guéris pour apprendre à se convertir.

    L'Église a hérité de cette pitié et d'une partie de ces pouvoirs : à travers les corps fatigués, ce sont nos âmes qu'elle veut toucher, pour les sanctifier davantage au moment où elles vont paraître devant Dieu. D'où le sacrement de l'Onction des malades.

    L'extrême-onction est un sacrement institué pour le soulagement spirituel et corporel des malades.

    L'extrême-onction soulage l'âme des malades en achevant de les purifier de leurs péchés, en les fortifiant contre les tentations, et en les aidant à mourir saintement.

    L'extrême-onction soulage le corps des malades en adoucissant leurs souffrances et en leur rendant même la santé quand Dieu le juge utile au bien de leur âme.

    Il faut recevoir l'extrême-onction dès qu'on est dangereusement malade et ne pas attendre que l'on soit à la dernière extrêmité.

    Ceux qui assistent les personnes gravement malades doivent les encourager à recevoir les sacrements et ne pas attendre qu'elles aient perdu connaissance pour appeler le prêtre auprès d'elles.

    Pour recevoir l'extrême-onction, il faut être en état de grâce et si l'on ne peut pas se confesser, avoir au moins la contrition imparfaite de ses péchés.

    Le prêtre donne l'extrême-onction en faisant des onctions avec l'huile des infirmes sur les organes des principaux sens du malade.

    En faisant les onctions sur le malade, le prêtre dit : "Que par cette sainte onction et sa très douce miséricorde, Dieu vous pardonne tous les péchés que vous avez commis, par les yeux... par les oreilles... par l'odorat... par les lèvres... par les mains... par les pieds...".

    Dans la chambre du malade, il faut préparer sur une petite table : une nappe blanche, un crucifix entre deux cierges, un petit vase d'eau bénite avec un rameau bénit, six petites boules de coton dans une assiette, un peu de mie de pain dans une autre assiette, et de l'eau pour que le prêtre puisse se purifier les doigts.

    Les prières des agonisants sont des prières très anciennes et très touchantes que le prêtre ou un des assistants récite auprès du malade pour l'exhorter à la confiance et implorer la miséricorde divine à l'approche de la mort.

    Pensée à retenir :

    "Allez par le monde, et prêchez l'Évangile à toute créature... Et voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru : ils imposeront les mains aux malades, et les malades seront guéris". (Marc, XVI, 15-18)

    Les Apôtres guérissent au nom de Jésus : Marc, VI, 13

    Les prêtres oignent d'huile sainte les malades : Jac, V, 14-15

     

    Source : Livre "Catéchisme des diocèses de France à l'usage du diocèse de Lille"

     

     

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    L'onction des malades

     

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