• Bienheureuse Marguerite de Savoie. Tiers-Ordre de Saint Dominique († 1464)

     
     

    Bienheureuse Marguerite de Savoie († 1464)

     Tiers-Ordre de Saint Dominique

     

    Bienheureuse Marguerite de Savoie. Tiers-Ordre de Saint Dominique († 1464)

     

    Marguerite de Savoie est née en 1383 et est décédée en 1464.

    Elle a été l'épouse du marquis de Montferrat, gouverneur de Gênes, puis a été dominicaine, et béatifiée par l'Église catholique romaine.

    Source

     

    Маргарита Савойская, блаженная.JPG

     

     

    Marguerite de Savoie-Achaïe, dite « la Grande », née à Pignerol et décédée en 1464 à Albe (Alba), est une princesse de la maison de Savoie, veuve du gouverneur de Gênes, le marquis de Montferrat, elle devient abbesse à Albe.

    Elle est déclarée bienheureuse par l'Église catholique.

    Biographie

    Marguerite est la fille d'Amédée de Savoie-Achaïe, seigneur de Piémont, prince d'Achaye et de la Morée et de Catherine, fille du comte Amédée III de Genève.

    Elle est née à Pignerol, en juin 1382 ou 1390.

    Au-delà des conjonctures, il n'existe pas de dates précises sur sa naissance.

    Elle est promise à Théodore II Paléologue, marquis de Montferrat et gouverneur de Gênes, son cousin, dont c'est le second mariage, et d'une vingtaine d'années son aîné.

    Ce contrat fait partie d'un des arrangements lors de la paix entre la maison de Savoie et le marquis.

    Le mariage se déroule en 1403, probablement un 17 janvier.

    Veuve, elle fait vœu de chasteté.

    Le généalogiste Samuel Guichenon indique que Philippe Marie Visconti, Duc de Milan aurait cherché à la marier, ayant obtenu une dispense du pape.

    Elle refuse et œuvre pour l'Église, jusqu'à faire fonder par le pape le monastère de Sainte-Marie-Madeleine, qu'elle fait placer sous la Règle de saint Augustin, avant de passer aux dominicains.

    Elle prend l'habit à cette occasion.

    Elle meurt le 23 novembre 1464.

    Elle est est inhumée dans l'église Sainte-Marie-Madeleine de cette même ville.

    Son mausolée comporte une inscription latine dont les auteurs Jean Prieur, Hyacinthe Vulliez proposent la traduction suivante « Ici repose le corps de la bienheureuse Marguerite de Savoie, marquise de Montferrat, de l'ordre de Saint-Dominique, fondatrice de ce monastère ».

    Lors des campagnes d'Italie, où les troupes révolutionnaires françaises envahissent la péninsule, le corps de la sainte est transférée dans la cathédrale d'Albe.

    En 1825, le corps est à nouveau replacé dans l'église Sainte-Marie-Madeleine.

    Elle est béatifiée par l'Église catholique romaine en 1671.

    Hommages

    • Vitrail dans la Cathédrale Saint-François-de-Sales de Chambéry (Savoie)
    • Mosaïque des saints d'origine savoyarde dans l'église Notre-Dame du Léman de Thonon-les-Bains (Haute-Savoie)
    • Panneau dans la basilique Sainte Marie-Madeleine de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume (Var)

    Source :

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Marguerite_de_Savoie_(%E2%80%A0_1464)

     

    L'enfance de cette princesse fut tout angélique ; elle n'eut de cet âge que la petitesse, l'innocence et la grâce.

    Obligée de sacrifier ses goûts pour la virginité aux intérêts du bien public, elle brilla, dans le mariage, par toutes les vertus qui font la sainte épouse, la pieuse mère, la parfaite maîtresse de maison, en même temps que la princesse accomplie.

    Sa maison était réglée comme un monastère, elle n'y souffrait ni le vice, ni les mauvaises habitudes, y faisait faire la prière et veillait à ce que tous observassent fidèlement les devoirs de la religion.

    A la suite d'une prédication de saint Vincent Ferrier, on la vit revêtir le cilice sous ses habits d'or et de soie, et s'adonner à toutes les mortifications les plus austères.

    Veuve, elle fit vœu de continence et s'adonna plus que jamais à tous ses devoirs de femme et de princesse chrétienne.

    Dès qu'elle vit son fils préparé au gouvernement, elle quitta la cour et foula aux pieds les couronnes et les grandeurs de la terre.

    Sur le conseil de saint Vincent Ferrier, qui lui apparut, elle entra dans le Tiers Ordre de Saint-Dominique et vécut, dans son palais d'Albe, en communauté avec nombre de personnes pieuses qui voulurent se mettre sous sa conduite.

    Elle obtint, pour elle et pour ses sœurs, la direction de l'hôpital de la ville, où elle se réservait toujours, auprès des malades, les soins les plus répugnants à la nature.

    Marguerite fut en butte aux persécutions et à la calomnie ; c'est ainsi que Dieu voulut achever d'enrichir sa couronne.

    Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

    Source

    Fête le 24 juillet.

    Fête locale le 23 novembre.

    En savoir plus :

    Livre : "La vie de la bienheureuse Marguerite de Savoie: ... religieuse du tiers ...Par Guillaume Raynaud"

     

     

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