• Augustin

     
     

     

    Augustin

    Fête : le 28 août

    Augustin


    Pourquoi l'invoquer ?


    Contre la maladie de la vigne, contre les rats et contre les animaux parasites.

    Prière :


    † Grand Saint Augustin, défenseur de notre mère l'Eglise, je serai ton fidèle disciple ;

    † Aide-moi, grand Saint Augustin, à graver profondément dans mon cœur la vérité et la charité ;

    † Toi dont les paroles de feu chassaient les hérétiques, chasse la vermine qui souille ma vigne, et chasse les rats de mon grenier et tous les animaux nuisibles aux fruits de la terre, et ne leur permets plus de nuire en aucune manière ;

    † Que ton nom, Grand Saint Augustin, soit sanctifié et que ta bénédiction se répande sur ma maison et sur les miens.

    † Amen.

    Saint Augustin est né le 13 Novembre 354 à Thagaste (aujourd'hui Souk-Ahras aux confins de l'Algérie et de la Tunisie) au cœur de l'Afrique romaine.

    L’ENFANCE


    Dès ses débuts Augustin a eu la grâce de pouvoir satisfaire au besoin inné d’être aimé puis d’aimer. En son Afrique natale, la nature et la culture méditerranéennes y contribuent largement. Monique, sa maman surtout. Elle exerce une grande influence sur lui. Elle est présente aux moments décisifs de la vie d’Augustin..
    Par contre, il ne semble pas avoir eu d’intimité avec son père Patricius. Quand il en parle, il dit : « le mari de ma mère. » Il concède, pourtant qu’ « Il était remarquablement bon, mais très coléreux ». Patricius se convertira juste avant de mourir.
    Passons sur la petite enfance de ce garçon vif, tricheur autant que généreux avec ses vrais copains. Augustin débute ses études à Thagaste, sa ville natale, puis dans les environs. Quant à 16 ans il réussit à s’affranchir de la vigilance maternelle en allant étudier à Carthage, la grande ville de l'Afrique du Nord romaine, il est en proie au bouillonnement des sens. Il plonge avoue-t-il « dans la chaudière des amours peccamineuses » (Confessions 3,1)

    « J’aimais à aimer mais je n’aimais pas encore. Je cherchais quel objet donner à mon amour. J’en viens à me ruer dans l’amour où je désirais me faire capturer… Et je fus aimé – Certes ! mais un besoin plus secret me faisait me haïr moi-même – J’étais pris dans un réseau de misères : jalousie, soupçon, crainte, querelles, colères… »

    Au fond de cet abîme, il ressent le harcèlement de l’amour miséricordieux de Celui qu’il ne connaît pas encore :

    « De combien de fiel tu as accompagné ce genre de délices sensuels. »


    LE JEUNE HOMME


    Un signe de Dieu, sur cette voie est décisif : la fille dont il s’éprend sincèrement à Carthage et qui par la qualité de son amour, le fait émerger du bourbier du vice. Elle lui donne un fils, qu’ils appelent symboliquement « Don de Dieu » (Adéodat).

    « Elle fut pour moi, affirme Augustin, l’unique, de toute façon, et je lui restais fidèle. » (Confessions 4,10)

    Pendant quatorze ans, ils vivent une vie de foyer exemplaire, en dépit des problèmes professionnels et des difficultés financières d’Augustin. Devenu rhéteur à Carthage, Augustin lit Cicéron qui l' enthousiasme. Dès lors,bdéstabilisé, il est pris entre son amour de la Sagesse et ses passions de jeune homme ardent et ambitieux.
    Après avoir découvert la sagesse antique, il se laisse séduire par la doctrine des manichéens, où l'origine du bien et du mal est expliquée par deux principes contraires, et où l'on parvient au Christ par la connaissance (gnose). Augustin fréquente cette secte pendant 9 ans qu’il finit par quitter déçu et insatisfait.

    LA CONVERSION

    A 29 ans, lassé par les chambards des étudiants, Augustin s'embarque pour l'Italie pour y faire carrière, comme d'autres aujourd'hui gagnent les prestigieuses universités ou les centres de recherche. Il emmène Adéodat avec lui et se résigne à quitter celle qui était sa compagne depuis 16 ans.
    A Rome, puis à Milan, il poursuit carrière d'enseignant philosophe et compte parmi les plus brillants lettrés de son temps; il pense aussi à devenir sénateur. Jeune ambitieux, il court après les honneurs, la richesse. Monique l'ayant rejoint à Milan, s'ingénie quant à elle à lui trouver une riche héritière.
    Alors que son premier contact avec Bible l'avait déçu, Augustin fréquente à Milan des cercles néoplatoniciens chrétiens et entre en contact avec l'évêque du lieu: St Ambroise, pasteur hors du commun, excellent orateur, à la vie spirituelle intense, à la croisée de l'Orient et de l'Occident chrétien. Le cœur d'Augustin ouvert à l'élégance du discours en recueillit progressivement aussi la vérité. Il poursuit alors sa quête de la vérité « en revenant à lui-même » et en méditant les Ecritures. Sa recherche est soutenue par la rencontre de chrétiens de Milan et par l'amitié. Sa démarche spirituelle s'inscrit désormais dans le catéchuménat.

    LE BAPTEME (387)


    Son cheminement vers le baptême engage Augustin dans une vie nouvelle. Avec sa famille (Monique, Adéodat) et deux jeunes disciples il fait retraite dans une villa à Milan (Cassissiacum). Ils passent là des mois paisibles, s'adonnant à des entretiens philosophiques, à des méditations personnelles, à des prières, particulièrement les Psaumes qui enthousiasmaient Augustin. Le baptême d’Augustin et de son fils Adéodat âgé de 15 ans est célébré la nuit pascale d’avril 387 par Ambroise, l’éminent évêque de Milan. C’est l’aboutissement d’une marche longue et parfois douloureuse.

    LE MOINE

    De retour en Afrique du Nord, après la mort de Monique, Augustin poursuit cette recherche de Dieu commun avec d'autres dans une maison familiale de Thagaste. L'idéal des premières communautés apostoliques (Act 4,32) anime ses fondations communautaires, où tous ne font qu'un cœur et une âme tendus vers Dieu.
    C’est autour de 397 qu’Augustin rédige la Règle pour indiquer à ses frères les grandes lignes de la spiritualité qui doit inspirer leur vie ensemble.

    L’EVEQUE ET LE PASTEUR


    Quatre ans plus tard, cet amour du Christ et de ses frères, lui fait accepter d’être prêtre dans le diocèse voisin d'Hippone. A 42 ans à peine, on lui impose le « barda » de l’épiscopat, avec tout ce que mot implique de charge morale et spirituelle, de soucis, de fatigue physique. Evoquons en 2 traits la manière dont il assuma sa mission pastorale.

    - Il reste fidèle à son intuition communautaire. Rien sans la coopération de la Communauté dans laquelle il vit simplement et dont la règle absolue est la charité.
    - Le souci d’être au plus près des gens dont il a la charge – En s’inspirant certainement de la pratique de son grand maître Ambroise : « Mieux vaut être bon en s’attirant des ennuis – que d’être inhumain en quoi que ce soit. » .

    Augustin n'arrête pas. Son cœur enflammé aime la vie et désire passionnément répondre à l'invitation du Christ: "je suis venu pour que vous ayez la vie et la vie en plénitude". Augustin sait que la vie en plénitude, c'est la vie en Dieu. Le repos, l'otium, le loisir de contempler Dieu, c'est le but de la vie, mais les besoins des hommes de ce temps, les injustices, les difficultés à s'ajuster au projet de Dieu, motivent son action apostolique.
    Durant 35 ans, Augustin sera un pasteur infatigable, préoccupé de l'unité d'une Eglise déchirée par de nombreux schismes. Il multiplie rencontres personnelles, conciles, lettres pour convaincre ses adversaires et guider l'Eglise dans le chemin dune vraie fidélité au Christ. Son engagement pastoral va de plus en plus avec une recherche intellectuelle et spirituelle constante, d'où un nombre impressionnant d'ouvrages parmi lesquels des traités fondamentaux: Les Confessions, La Trinité, la Cité de Dieu...

     

    Source : http://www.augustines-malestroit.com/biographie_St_Augustin.php