• Athis-Mons

     
     
    Athis-Mons


    En janvier 1943, le grand veneur fut aperçu à de nombreuses reprises du côté des potagers du Coteau des Vignes « au bras d’une superbe jeune femme toute habillée de blanc qui semblait rayonner de l’intérieur comme les saintes dans les tableaux religieux » (Marie-Odette R., couturière). La mystérieuse femme en blanc n’allait pas tarder à être baptisée « la vierge ». Le terrain de prédilection des apparitions était semble-il le sentier des Blancs-Manteaux qui traversait le coteaux des vignes (les blancs-manteaux est évidemment une référence à l’habit des templiers).

    Un témoignage d’un des anciens membres de Confédération syndicale du cadre de vie (CSCV, une association présente à Athis-Mons depuis de nombreuses années et qui se bat pour la sauvegarde du coteau de vignes) fait effectivement mention de rumeurs concernant l’apparition d’un « couple de fantômes » dans le coteau.


    Le coteau était alors à l’abandon depuis la fin du 19ème siècle puis avait été défriché pendant la seconde guerre mondiale guerre pour permettre aux habitants de se procurer du bois, et leur offrir des terrains pour cultiver légumes et élever des porcs et des poulets. A l’époque, le coteau n’était donc pas un bois, mais un ensemble de parcelles cultivées séparées par des haies et des sentiers. On y dénombrait une multitude d’accès aux souterrains dont un grand nombre ont été bouchés à cette époque là afin que les animaux et les enfants ne s’y aventurent pas.


    Le Grand Veneur et sa Vierge sont ainsi aperçus par de nombreux témoins qui s’effraient de cet étrange couple indifférent aux regards des autres. On dit alors qu’ils sont des êtres surnaturels « venant des profondeurs de la terre » ou du ciel, c’est selon. Les sceptiques s’insurgent contre ce délire collectif, appellent à la raison, mais rien n’y fait : on les voit partout.


    Toujours selon le témoignage d’un membre de la CSCV, on a dit de cette rumeur qu’elle aurait été créée de toutes pièces par les jardiniers pour faire peur aux enfants qui venaient voler le soir dans les jardins.


    Mais la rumeur se propagea si vite que la Gestapo s’y intéressa, suspectant les « fantômes » d’être les signes d’une activité de la Résistance dans le coteau. Les patrouilles de la police françaises mirent fin aux apparitions. Pas pour longtemps : à partir de mars 1943, le Grand Veneur et la Vierge apparaissent désormais séparément en différents points de la ville (la gestapo avait-elle troublé leur ménage ?)

    Mais voilà qu’au printemps 1943, une certaine Mme D. se promenant au fond de son jardin de sa très belle propriété du « Clos Dagobert » situé dans le village de Mons, vit apparaître la Vierge, et l’identifie clairement comme étant Marie, la mère du Christ. Bouleversée par ce « miracle », elle se crut tout d'abord l'objet d'une illusion, mais qui fut bien vite balayée : la Sainte lui annon­ça qu'elle la prenait avec les siens sous sa protection et qu'elle l'avait choisie pour être l'interprète de sa volonté.

    L’Apparition se renouvela plusieurs fois. Mme D., depuis toujours enclin aux « visions » vit clairement qu’on attendait d’elle qu’une statue de la Sainte soit érigée.


    Mme D. décida de faire édifier cette statue par le sculpteur B. à son inspiration. Quelque temps plus tard, celui-ci soumit une maquette de la Sainte Mère de Jésus conforme à celle que Mme D. avait vue aux cours de ses visions.


    Mme D. meurt le 30 décembre 1943, mais l’aventure de la Vierge d’Athis ne fait que commencer.

    (Source : http://tessa-quayle.joueb.com/news/les-evenements-de-1986-les-rumeurs-d-attegia-s-appuient-sur-des-faits-etranges)