• Anne-Madeleine Rémuzat

     
     

    Vénérable Anne-Madeleine Rémuzat

     

     

    Anne-Madeleine Rémuzat

     

    Madeleine Rémusat (Marseille, le 29 novembre 1696 - Marseille le 15 février 1730), en religion sœur Anne-Madeleine, est une religieuse visitandine, morte à 33 ans  .

    Elle est considérée comme le successeur de sainte Marguerite-Marie Alacoque, et appelée à ce titre l'apôtre du Sacré Cœur .

    Elle a été la propagatrice de la dévotion au Sacré Cœur de Jésus et a été déclarée vénérable par l’Église catholique romaine.

    Stigmatisée, « morte en odeur de sainteté », elle avait reçu des messages de miséricorde du Sacré-Cœur.

    Elle fit consacrer le diocèse et la ville de Marseille au Cœur Sacré de Jésus par Mgr de Belsunce le 1er novembre 1720.

    Nota : En dehors de l'accentuation, ses prénom et patronyme s'écrivent Madeleine Remusat ou Madeleine de Remuzat ou Madeleine de Remusat ou Anne-Madeleine Remuzat ou encore Magdeleine Remuzat.

     

    Sa vie

    Image illustrative de l'article Anne-Madeleine Rémusat

     

    Madeleine Rémuzat est née à Marseille le 29 novembre 1696, au sein d’une famille très pieuse.

    Elle est baptisée le jour même dans l’église des Accoules.

    Elle manifeste très tôt son désir de devenir religieuse.

    Ses parents refusent d’abord, puis acceptent en 1705 de la faire entrer au Second monastère de la Visitation, fondé en 1652, à la rue des Petites-Maries, où se trouvait déjà une de ses parentes.

    Elle y fait sa première communion l’année suivante, et se trouve comblée de faveurs spirituelles.

    En 1708, le Christ l’appelle à la fidélité puis à devenir, sa « victime », c’est-à-dire dans le langage du temps sa messagère, son envoyée.

    Elle entame une période de renoncement et de mortifications.

    Jésus lui apparaît souvent et converse avec elle.

    Pourtant elle connaît l’épreuve de la nuit spirituelle et obtient en 1709 de retourner dans sa famille.

    Durant deux années, sous la direction spirituelle du père Claude-François Milley S.J., elle prend une part active aux œuvres de charité de Marseille et d’Auriol (où les Rémuzat ont un domaine).

    Sa vocation s’affermit au contact des malades et des pauvres.

    Le 2 octobre 1711, elle entre comme postulante au Premier monastère de la Visitation (les «  Grandes-Maries  »), fondé en 1623, situé derrière la Charité, où se trouvait depuis 1691 un oratoire du Cœur de Jésus, remplacé en 1696 par une chapelle dédiée au Sacré-Cœur.

    Le 14 janvier 1712, elle prend le voile de novice, au cours d’une cérémonie présidée par Mgr de Belsunce, qui la nomme Anne-Madeleine.

    Le 14 août, sa sœur Anne la rejoint et reçoit le voile trois mois plus tard sous le nom d’Anne-Victoire (†1760).

    Anne-Madeleine prononce ses vœux perpétuels le 23 janvier 1713.

    Le 17 octobre 1713, jour anniversaire de la mort de sainte Marguerite-Marie Alacoque à Paray-le-Monial, le Christ lui donne mission de travailler à la gloire de son Cœur.

    Commence alors une période de souffrances et également de consolations spirituelles dans la prière.

    Apôtre et victime, elle est aussi médiatrice, agissant pour le salut des pécheurs.

    Nombreux sont ceux qui viennent la consulter au parloir.

    En 1716, il lui est donné de voir, au cours d’une extase, la Trinité Sainte.

    Elle aura ensuite de nombreuses visions et dialogues avec le Christ.

    L’année suivante, encouragée par Mgr de Belsunce, elle rédige les statuts de l’Association de l’Adoration perpétuelle du Sacré Cœur de Notre-Seigneur Jésus-Christ.

    Le 30 mars 1718, les règlements et exercices sont imprimés avec l’approbation de l’évêque et l’Association voit le jour en avril.

    Les inscriptions se comptent rapidement par milliers, et un grand nombre de monastères de la Visitation font ériger cette Association dans leurs églises.

    Cette même année, pendant les Quarante-Heures avant le Carême, le Christ apparaît dans le Saint-Sacrement exposé devant la foule en prière dans l’église des pères de l’Observance (franciscains), Anne-Madeleine Rémuzat en sera prévenue par voie surnaturelle, et elle reçoit l’avertissement d’un châtiment à venir, si la ville ne se rend pas à la miséricorde du Seigneur.

    Elle confie ce message au P. Milley qui le transmet à Mgr de Belsunce.

    En mai 1719, sœur Anne-Madeleine est nommée surveillante de la communauté.

    Ses souffrances s’accentuent encore pour ne plus la quitter. Elle passe des nuits en prière devant le tabernacle.

     

    Fondatrice

     

    Anne-Madeleine Rémuzat

     

    Après en avoir reçu l'approbation dans un bref du pape Clément XI en date du 30 août 1717, Anne-Madeleine Rémusat fonde l'Association de l'Adoration perpétuelle du Sacré Cœur de Notre-Seigneur Jésus-Christ.

    À l'invitation de Mgr de Belsunce, elle en rédige elle-même les statuts qui, joints aux prières, litanies et exercices qu'elle modifie considérablement par rapport aux documents dont elle s'inspire, sont publiés le 30 mars en un petit livret ayant pour titre Manuel de l'Adoration perpétuelle du Sacré Cœur.

    À sa mort, l'association comptera 60 000 membres, et elle sera élevée au rang d'archiconfrérie par le pape Léon XIII le 31 août 1880.

    Sa mort

    Gravement malade fin janvier, elle meurt le 15 février 1730.

    Elle demande que l’on récite pour elle les Litanies du Sacré-Cœur qu’elle a composées.

    Le peuple de Marseille affirme que «  la Sainte est morte.  »

    Des miracles lui sont attribués.

    Elle est considérée, à la suite de sainte Marguerite-Marie, comme l’apôtre, la propagandiste du Sacré-Cœur.

    L’Église l’a déclarée vénérable et sa cause de béatification a été introduite le 24 décembre 1891, puis reprise en 1921 sans aboutir.

    La peste à Marseille

    La célèbre peste de Marseille se déclare en juillet 1720.

    En octobre, alors qu’elle est en adoration, le Christ lui fait entendre qu’à la faveur de ce fléau elle verra se réaliser l’institution d’une fête en l’honneur de son Cœur sacré.

    Le message est transmis à Mgr Belsunce, qui décide le 1er novembre 1720 de consacrer Marseille et son diocèse au Sacré-Cœur de Jésus.

    Elle répandit alors des scapulaires du Sacré-Coeur portant le nom de sauvegarde, « petites pièces de drap rouge, sur lesquelles le divin Cœur est imprimé en noir sur une pièce d'étoffe blanche cousue sur la première. Il y est parfois écrit : Ô Cœur de Jésus, abîme d'amour et de miséricorde, je mets en vous toute ma confiance et j'espère tout de votre bonté . »

    Procès en béatification 

    Joseph Hyacinthe Albanès, docteur en théologie, historien de la Provence, fut chargé d'instruire la cause de béatification d'Anne-Madeleine Rémusat après avoir instruit celle du pape Urbain V.

    La cause de béatification a été introduite le 24 décembre 1891, puis reprise en 1921 sans aboutir, les preuves des miracles effectués par elle ayant été brûlés.

    Le 9 avril 2009, Mgr Georges Pontier, archevêque de Marseille, a nommé Mgr Jean-Pierre Ellul postulateur de la cause en béatification. Mgr Ellul est recteur de la Basilique du Sacré-Cœur de Marseille, lieu où est conservé le cœur de Anne-Madeleine Rémusat.

    En février 2011, Mgr Ellul a été reçu au Vatican, à la Congrégation pour la cause des saints. Il a pu rencontrer le Père Daniel OLS, O.P., rapporteur pour les causes françaises et celle au Monastère Mater Ecclesiae des Visitandines de Rome à qui il a remis un dossier, transmis au Saint-Père Benoît XVI.

    En parallèle, Mgr Ellul travaille à faire connaître la vie et l’œuvre de la vénérable Anne-Madeleine Rémuzat sur Internet, à travers un site qu'il met à jour régulièrement et même d'une page sur un réseau social bien connu. Il espère ainsi permettre l'accélération de cette cause, notamment, grâce à l'aide des internautes, par la découverte de documents disparus depuis le XIXe siècle.

    Avec l'accord et la présence de Mgr Georges Pontier, la session d'ouverture de l'Enquête du procès en béatification et canonisation se tiendra dans la basilique du Sacré-Cœur de Marseille le samedi 15 février 2014.

    Œuvres

    • Manuel de l'Adoration perpétuelle du Sacré Cœur (1718), dans lequel elle inclut des litanies. Ce sont ces litanies (connues sous le nom de Litanies de Marseille) qui seront approuvées par le pape Léon XIII en 1899.

     

    Source

    En savoir plus : 

     http://annemadeleineremuzat.over-blog.fr/

    http://marseille.catholique.fr/Anne-Madeleine-Remuzat

    http://www.spiritualite-chretienne.com/s_coeur/biogra_e.html

     

     

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    Madeleine Rémuzat, née à Marseille, le 29 novembre 1696, au sein d’une famille très pieuse et baptisée le jour même dans l’église des Accoules, manifeste très tôt son désir de devenir religieuse. Ses parents refusent d’abord, puis acceptent en 1705 de la faire entrer au Second monastère de la Visitation, fondé en 1652, à la rue des Petites-Maries, où se trouvait déjà une de ses parentes. Elle y fait sa première communion l’année suivante, et se trouve comblée de faveurs spirituelles. En 1708, le Christ l’appelle à la fidélité puis à devenir, sa « victime », c’est-à-dire dans le langage du temps sa messagère, son envoyée. Elle entame une période de renoncement et mortifications. Jésus lui apparaît souvent, converse avec elle. Pourtant elle connaît l’épreuve de la nuit spirituelle et obtient en 1709 de retourner dans sa famille. Durant deux années, sous la direction spirituelle du père Claude-François Milley S.J., elle prend une part active aux œuvres de charité de Marseille et d’Auriol (où les Rémuzat ont un domaine).

    Sa vocation s’affermit au contact des malades et des pauvres. Le 2 octobre 1711, elle entre comme postulante au Premier monastère de la Visitation (les «  Grandes-Maries  »), fondé en 1623, situé derrière la Charité, où se trouvait depuis 1691 un oratoire du Cœur de Jésus, remplacé en 1696 par une chapelle dédiée au Sacré-Cœur. Le 14 janvier 1712, elle prend le voile de novice, au cours d’une cérémonie présidée par Mgr de Belsunce, qui la nomme Anne-Madeleine. Le 14 août, sa sœur Anne la rejoint et reçoit le voile trois mois plus tard sous le nom d’Anne-Victoire (†1760).

    Anne-Madeleine prononce ses vœux perpétuels le 23 janvier 1713. Le 17 octobre 1713, jour anniversaire de la mort de sainte Marguerite-Marie Alacoque à Paray-le-Monial, le Christ lui donne mission de travailler à la gloire de son Cœur. Commence alors une période de souffrances et également de consolations spirituelles dans la prière. Apôtre et victime, elle est aussi médiatrice, agissant pour le salut des pécheurs. Nombreux sont ceux qui viennent la consulter au parloir. En 1716, il lui est donné de voir, au cours d’une extase, la Trinité Sainte. S’ensuivront de nombreuses visions et dialogues avec le Christ. L’année suivante, encouragée par Mgr de Belsunce, elle rédige les statuts de l’Association de l’Adoration perpétuelle du Sacré Cœur de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Le 30 mars 1718, les règlements et exercices sont imprimés avec l’approbation de l’évêque et l’Association voit le jour en avril. Les inscriptions se comptent rapidement par milliers, et un grand nombre de monastères de la Visitation font ériger cette Association dans leurs églises. Cette même année, pendant les Quarante-Heures avant le Carême, le Christ apparaît dans le Saint-Sacrement exposé devant la foule en prière dans l’église des pères de l’Observance (franciscains),. Anne-Madeleine Rémuzat en sera prévenue par voie surnaturelle, et elle reçoit l’avertissement d’un châtiment à venir, si la ville ne se rend pas à la miséricorde du Seigneur. Elle confie ce message au P. Milley qui le transmet à Mgr de Belsunce. En mai 1719, sœur Anne-Madeleine est nommée surveillante de la communauté. Ses souffrances s’accentuent encore pour ne plus la quitter. Elle passe des nuits en prière devant le tabernacle.