• Acace (31 mars)

     
     
    Acace
    (Fête 31 mars)

     
    Pourquoi l'invoquer ?

    - Contre l'injustice
    - Pour protéger une personne prise en otage


    PRIERES

    Pour aider l'innocent injustement accusé :

    † Saint Acace, toi qui devant les juges as défendu le Dieu qui
    a parlé à Abraham, à Isaac et à Jacob, le seul et véritable Dieu
    qui est assis au-dessus des Chérubins et des Séraphins,
    aide-moi de tes conseils et donne-moi les mots pour plaider ma cause, que tu sais juste :
    † Saint Acace, que ta sagesse illumine ceux qui me jugent, et qu'enfin éclate mon innocence.
    † J'espère en ton soutien, j'espère en ta sagesse.
    Donne-moi la force de mener mon combat jusqu'à ce qu'éclate la vérité.
    † Amen

    Pour confondre les mauvais juges :

    † Saint Acace, toi qui as fait rendre justice au pauvre et à l'indigent, toi qui t'es élevé contre l'iniquité :
    † Toi qui as montré à tes juges qu'ils marchaient dans les ténèbres,
    et qui as dit à l'empereur des hommes qu'il mourrait comme les hommes, et qu'il tomberait, fais lever les yeux de celui (ou ceux) qui ne regarde(nt) qu'en bas, illumine son front de la Lumière divine, et qu'il découvre mon innocence :
    † Dis-lui, Saint Acace, que je marche dans l'innocence de mon cœur ;
    Dis-lui que je ne connais pas le méchant, ni lui qui dit du mal de son prochain ; dis-lui que l'homme à l'œil dominateur et fourbe, au cœur insatiable, n'est pas mon ami ; dis-lui que la Cité de Dieu n'est pas ouverte à ceux qui opèrent l'iniquité.
    † Amen




    Acace (ou Achate) était évêque de la ville d'Antioche, en Phrygie (Antakya dans l'actuelle Turquie).
    Sa vertu lui avait valu le surnom d'Agathange (bon ange).

    Il a fait fondre des vases d'or de son église pour payer les rançons de prisonniers chrétiens.

    En 251, durant les persécutions contre les chrétiens, il fut appelé au palais du gouverneur romain Marcien, qui l'invita à s'agenouiller devant le portrait de l'empereur Dèce (Empereur romain de 249 à 251) et à sacrifier aux idoles.
    Acace répondit : "De tous les sujets de Rome, il n'en est point qui honorent plus l'empereur ques les chrétiens. Nous demandons sans cesse à Dieu qu'il lui accorde la vie longue et heureuse ; qu'il lui donne l'esprit de justice et de sagesse pour gouverner ses peuples. Mais le prince ne peut exiger de nous un culte qui ne lui est point dû, ni à quel homme que ce soit".

    Acace montra combien les dieux honorés par Romains païens, dans leurs légendes, étaient : débauchés, pervers et criminels, et il ajouta "Quiconque aurait commis de pareils forfaits serait-il renvoyé absous de votre tribunal, parce qu'il essayerait de se justifier par l'exemple de ces divinités indignes ? Et pourtant vous adorez en elles ce que vous châtierez sévèrement chez les hommes. Pour moi, si j'étais coupable de la moindre faute, je serais le premier à m'en punir, sans attendre votre jugement ; mais si tout mon crime est d'adorer le vrai Dieu, et si pour cela je suis livré au dernier supplice, je serai condamné, non par des lois, mais par l'injustice du juge".


    - Je n'ai pas l'ordre de te juger, répondit le gouverneur, mais de te contraindre à sacrifier aux idoles, qui sont supérieures à ton Dieu !

    - Moi aussi, répliqua Acace, j'ai reçu un ordre qui me défend de renoncer à mon Dieu. Si vous croyez devoir obéir à un empereur qui n'en est pas moins homme et qui sera demain la pâture des vers, comment n'obéirais-je pas à un Dieu dont la durée est éternelle et la puissance infinie ?

    - La religion que tu professes, Acace, n'est rien d'autre que de la magie !

    - Il n'est personne qui ait plus d'horreur pour la magie que les chrétiens !

    On mit Acace en prison et on envoya le récit du procès à l'empereur. Il fut tellement étonné de la sagesse et de la fermeté d'Acace qu'il ordonna de le remettre en liberté et de le laisser pratiquer librement sa religion.